Disposition Dvorak

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Saisie d’un texte en français avec la disposition dvorak canadienne française en frappe à dix doigts à l’aveugle (570 CPM/115 MPM en moyenne).

La disposition Dvorak (en anglais Dvorak Simplified Keyboard ou DSK) est une disposition des touches de clavier optimisée pour la saisie de l’ anglais et mise au point par August Dvorak et William Dealey dans les années 1930. La disposition et la méthode utilisée ont été adaptées par la suite à d’autres dispositions pour d’autres langues.

Certains auteurs affirment que ces dispositions sont supérieures aux dispositions les plus courantes, bien que restant optimales dans une seule langue. Les essais de conversion universelle ont échoué : la plupart des personnes ayant déjà une grande aisance avec leur disposition refusent d’en apprendre une nouvelle. L’échec de la généralisation de ce clavier a été utilisé comme illustration de la théorie de la dépendance au sentier, laquelle montre comment des décisions passées de l’ histoire des techniques s’enracinent et créent des effets irréversibles malgré leur manque de rationalité. Cette affirmation est cependant contestée.

Disposition optimisée pour l’anglais

La disposition qwerty et ses dérivées azerty et qwertz sont un héritage des contraintes de conception des premières machines à écrire. Elles permettent de pallier des insuffisances mécaniques : les touches des digrammes fréquemment tapés ont été éloignées au maximum afin d’éviter que les percuteurs se bloquent lors d’une frappe rapide (contrairement à un mythe répandu, ce choix avait tout de même pour effet d’accélérer la frappe sur les machines à écrire, pas de la ralentir [1]).

La disposition Dvorak simplifiée, elle, a été conçue pour le confort de l’utilisateur : elle se base sur l’ analyse fréquentielle des caractères trouvés dans un corpus de textes en anglais et place les lettres les plus fréquentes sur les touches les plus accessibles : sur la rangée de repos.

La disposition est achevée en 1932 et un brevet est déposé le 12 mai 1936 [2]. Elle est normalisée par l’ American National Standards Institute en 1982 en tant que disposition de clavier alternative au qwerty ; la norme est X3.207:1991 Alternate Keyboard Arrangement for Alphanumeric Machines (précédemment X4.22-1983). En 1984, le nombre d’utilisateurs est estimé à 100 000 [3]. Elle est aujourd’hui supportée nativement par les principaux systèmes d’exploitations et il est relativement aisé d’acquérir un clavier d’ordinateur avec cette disposition.

August Dvorak a également conçu des versions optimisées pour la saisie à une seule main.

La disposition simplifiée du Dvorak anglais.

Variantes

Il existe des variantes pour d’autres langues à alphabet latin, où la disposition Dvorak a été aménagée pour permettre la saisie des caractères accentués spécifiques à ces langues, fonction des différences statistiques d’utilisation de ces caractères, mais où les positions des caractères non-accentués ne sont pas optimisées [4]. Elles conviennent essentiellement aux utilisateurs qui s’expriment souvent en anglais. Certaines versions sont optimisées pour la programmation.

Par exemple : les Dvorak Type I et Type II allemands, le Dansk-Dvorak danois [5], le Dvorak-es espagnol [6], le Norsk-Dvorak norvégien [7] ou encore les Svorak [8] et Sv_dvorak [9] suédois.

Dvorak canadien français

Deux agencements de clavier existent, l'un sous Windows [10], l'autre sous GNU/Linux, reprenant l’esprit de l’agencement de clavier « canadien français » en le transposant sur l’agencement Dvorak anglophone. Ainsi, l’agencement ressemble au « Dvorak US » mais comporte les « touches mortes » pour les accents.

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