Deux-Sèvres

Deux-Sèvres
Image illustrative de l'article Deux-Sèvres
Administration
Pays Drapeau de la France  France
Région Nouvelle-Aquitaine
Création du département
Chef-lieu
( Préfecture)
Niort
Sous-préfectures Bressuire
Parthenay
Président du
conseil départemental
Gilbert Favreau ( Les Républicains)
Préfet Jérôme Gutton
Code Insee 79
Code ISO 3166-2 FR-79
Démographie
Gentilé Deux-Sévriens
Population 373 553 hab. (2014)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Superficie 5 999 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 3
Cantons 17
Intercommunalités 13
Communes 293

Les Deux-Sèvres sont un département français de l'Ouest de la France, appartenant à la région Nouvelle-Aquitaine.

Il doit son nom à la Sèvre nantaise, dernier grand affluent de la Loire, et à la Sèvre niortaise, fleuve côtier qui se jette dans l' océan Atlantique au niveau de l' anse de l'Aiguillon.

Les habitants des Deux-Sèvres sont appelés les Deux-Sévriens.

L' Insee et la Poste lui attribuent le code 79.

Histoire

Article détaillé : Histoire des Deux-Sèvres.

Le département a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir d'une partie de la province du Poitou, de quelques communes de l' Angoumois ( Pioussay, Hanc et Bouin, issues du marquisat de Ruffec), de quelques communes de l' Anjou : Bouillé-Loretz (dépendante de la sénéchaussée de Saumur), Loublande, Saint-Maurice-la-Fougereuse et Saint-Pierre-des-Échaubrognes [1] (anciennes paroisses des Mauges angevines) et de communes des marches d' Anjou : Saint-Pierre-à-Champ, Cersay et Bouillé-Saint-Paul.

Sous l'ancien régime, quelques paroisses relevaient à la fois des marches d' Anjou et du Poitou : Argenton-l'Église, Bagneux, Brion-près-Thouet, Genneton, Louzy, Massais, Saint-Léger-de-Montbrun, Saint-Martin-de-Mâcon, Saint-Martin-de-Sanzay, Saint-Cyr-la-Lande, Tourtenay.

En 1973, les habitants du Puy-Saint-Bonnet décident de quitter les Deux-Sèvres et de rejoindre le département de Maine-et-Loire afin d'associer leur commune à la communauté urbaine de Cholet.

L'industrie trouve au XIXe siècle et XXe siècle à se développer dans le département (traitement des peaux et laines, chamoiserie et ganterie niortaises, production de chaux, de matériel agricole, produits laitiers, farines de minoteries industrielles et alcool de betterave, allumettes, lubrifiants, colles ou pâtes alimentaires, et au XXe siècle contreplaqué / filière bois / bois exotiques ( Groupe Rougier, premier employeur industriel du département) et secteur automobile (avec encore active la société Heuliez à Cerizay, et de la chimie industrielle, avec 3 grandes usines chimiques, dont le site Rhodia de Melle et de Saint-Léger-de-la-Martinière (rachetée en 1972 par le groupe Rhône-Poulenc, avec ses 750 employés, devenue la seconde entreprise du département) [2], [3]. Rien que pour les sites de fabrication construits avant 1950, « dont subsistent des vestiges et dont la production a été diffusée au-delà des limites du canton où ils sont implantés » [4] ; ce sont 288 usines encore actives ou non, qui figurent dans le patrimoine industriel régional, abritant quelques architectures et machines remarquables, mais aussi parfois de lourdes séquelles de pollution. En moyenne, 31 entreprises ont été créées tous les 10 ans dans le département, « avec une pointe à 53 entre 1890 et 1899, et une chute à 7 pour la période de 1940 à 1950, mais pour quatre décennies, le nombre de création correspond exactement à cette moyenne » [5].