Dalaï-lama

Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la lignée des dalaï-lamas dans la tradition bouddhiste gelugpa. Pour le quatorzième et actuel dalaï-lama, voir Tenzin Gyatso.
Ne doit pas être confondu avec Dalailama.
Dalaï-lama
Image illustrative de l'article Dalaï-lama
Emblème du Tibet

Image illustrative de l'article Dalaï-lama
Titulaire actuel
Tenzin Gyatso

Création
Premier titulaire Gedun Drub (1er dalaï-lama)
Résidence officielle Dharamsala
Site internet http://www.dalailama.com

La lignée des dalaï-lamas est la plus importante lignée de réincarnation ( tulkou) postulée dans le bouddhisme tibétain et dans l'histoire du Tibet.

Reconnu par ses fidèles comme une émanation du bodhisattva de la compassion, le dalaï-lama, outre son autorité spirituelle, a exercé le pouvoir temporel à la tête du gouvernement tibétain de la période Ganden Phodrang (1642 – 1959) mis en place par le 5e dalaï-lama entre le XVIIe siècle et le milieu du XXe siècle au sein d'une théocratie [1], [2], [3].

En 1952, le 14e dalaï-lama prit des initiatives pour créer une société plus démocratique en nommant un comité de réformes [4]. L' exode tibétain de 1959 verra environ 100 000 Tibétains suivre le dalaï-lama dans un exil en Inde où il crée le gouvernement tibétain en exil qu'il dirige et démocratise jusqu'en mars 2011, date de sa retraite politique qu'un amendement constitutionnel du Parlement tibétain en exil autorise [5]. Pour lui, le rôle politique des dalaï-lamas est dépassé et doit laisser place à la démocratie [6].

Histoire des dalaï-lamas

Article détaillé : Liste des dalaï-lamas.
Articles connexes : Histoire du Tibet et Tibet (1912-1951).
Représentation de Tchenrézi, nom tibétain de Avalokiteśvara, bodhisattva de la compassion dont le dalaï-lama est considéré comme l'une des émanations [7].

Les dalaï-lamas sont d'abord considérés comme les réincarnations successives du premier.

  • 1391- 1474 : 1er dalaï-lama, Gedun Drub (དགེ་འདུན་འགྲུབ་)

Le 1er dalaï-lama fonde dans la région de Tsang autour du Tashilhunpo la base d'un pouvoir soutenu par la population.

Le 2e dalaï-lama est amené au Tashilhunpo où il reste jusqu'à l'âge de 16-17 ans avant de partir étudier à Lhassa où il devient l'abbé du monastère de Drépung. Sa renommée s'étend à Lhassa et au Tibet central. Il se rend au Tibet du Sud où il construit le monastère de Chorgyal. C'est là qu'il définit le système d'identification des dalaï-lamas sur la base de visions à percevoir dans le lac de Palden Lhamo, système qui se perpétue jusqu'au 14e dalaï-lama. À la fin de son règne, sa popularité s'étend du Tibet central au Kongpo et au Dagpo, deux régions du Tibet du sud. Cette augmentation de popularité ouvre la voie au 3e dalaï-lama qui se rend en Mongolie où il convertit les Mongols au bouddhisme [8].

Sonam Gyatso, alors abbé de Drépung est le premier à recevoir, le , du mongol dzoungar Altan Khan le titre de dalaï-lama, et son équivalent tibétain de Gyatso sera alors donné à toute la lignée. Il n'a pas encore de pouvoir autre que spirituel (voir aussi Relations entre le Tibet et la Mongolie). Si son rôle est alors limité au Tibet, il devient tout de même le maître spirituel de l' Empire mongol, réunissant par Altan Khan Dzoungars, Khalkhas et Tchakhars.

Mongol, il est le petit-fils d'Altan Khan [9], [10].

  • 1617- 1682 : 5e dalaï-lama, Lobsang Gyatso (ངག་དབང་བློ་བཟང་རྒྱ་མཚོ་), « le Grand Cinquième »

En 1642, Lobsang Gyatso, connu comme le Grand Cinquième, est proclamé souverain du Tibet par Güshi Khan, chef des mongols qoshots basées dans le Kokonor ( Qinghai) et ayant conquis le Tsaïdam et le Tibet septentrional [11]. Sous son règne, les dalaï-lamas reçoivent le pouvoir temporel sur le Tibet. Ils deviennent, avec les régents, les chefs du gouvernement tibétain. Lhassa devient la Capitale du Tibet et le Potala est construit pour devenir la résidence du Dalaï-lama et le siège de son gouvernement [12]. En 1650, le dalaï-lama crée l'institution du panchen-lama (« le grand érudit »), deuxième haut-dignitaire du bouddhisme tibétain. Les dalaï-lamas et les panchen-lama appartiennent à l'école des « bonnets jaunes » ( correspondant à la lignée des gelugpa) tandis que les ministres sont choisis parmi les « bonnets rouges » ( divisés entre les lignées nyingmapa, sakyapa et kagyupa) [réf. nécessaire]. Selon Roland Barreaux, le règne du 5e dalaï-lama a pour résultat l'unification du Tibet en une nation. Son pouvoir politique indépendant s'étend à toutes les anciennes provinces tibétaines, y compris le Kham et l' Amdo [13]. Le régent Sangye Gyatso cacha sa mort pendant 14 ans aux Tibétains, aux princes mongols du Khanat qoshot (gouverné alors par Dalaï Khan (1668 — 1697)) et à l'empereur de Chine (alors Kangxi (1661 – 1722)) qui ne le pardonna ni au régent, ni au Tibet [14].

Intronisé fin 1697 au Potala, il montre une indifférence à l'égard de ses devoirs religieux au point de renoncer à ses vœux monastiques, mais non pas à ses fonctions temporelles qu'il assume en 1702. Son attitude est cause de scandale. Lkhazang Khan, qui voulait se défaire de ce dalaï-lama, le fit conduire en Chine en 1706. Officiellement, il meurt en route. Lhazang Khan installe un dalaï-lama de son choix au Potala, mais entre-temps, les religieux ont découvert dans le Kham un enfant qui est désigné comme véritable réincarnation [15].

Chassé du pouvoir [réf. nécessaire] par les Mongols, Dzoungars- Oïrats, qui pillent Lhassa dont le Potala pour orner leur capitale et tuent Lkhazang Khan en 1717 [16] Pour Ram Rahul, celui-ci est emprisonné. Il est remis en place par les Mandchous en décembre 1720 quelques mois après que ceux-ci aient repris Lhassa aux dzoungars [17].

Il règne de 1751 à 1757, soit six ans, l'exercice du pouvoir étant assuré de 1757 à 1777 par le régent Demo I. [réf. nécessaire]

Il n'exerce jamais véritablement le pouvoir [18]. Celui-ci est exercé par le régent Tshemoling I de 1777 à 1786, puis par le régent Kundeling I de 1789 à 1810.

selection de Lungtok Gyatso par des lamas et ambans de la dynastie Qing [19]

Il meurt à l'âge de 9 ans. Le régent, Kundeling I, assure l'exercice du pouvoir de 1789 à 1810, suivi de Demo II de 1811 à 1819.

Mort à 21 ans, il ne règne pas, le régent, Demo II, assurant l'exercice du pouvoir de 1811 à 1819, suivi de Tsemoling II de 1819 à 1844.

Mort à 18 ans, il ne règne pas, le pouvoir restant aux mains du régent Reting I de 1845 à 1862, suivi du régent Shatra de 1862 à 1864.

Il règne de 1873 à 1875, à la suite du régent Ditru qui exerce le pouvoir de 1864 à 1872.

  • 1876- 1933 : 13e dalaï-lama, Thubten Gyatso (ཐུབ་བསྟན་རྒྱ་མཚོ), « Le Grand Treizième ».

Intronisé en 1879, il règne de 1895 à 1933, à la suite du régent Demo III qui exerce le pouvoir de 1886 à 1895. Vers 1898 (certaine sources donnent 1920), il abolit la peine de mort, sauf en cas de haute trahison. En 1904, il fuit en Mongolie puis dans l'Amdo devant l'irruption d'une force expéditionnaire britannique, avant de retrouver son trône en 1909 à la suite des accords passés par la Chine avec la Grande-Bretagne. En 1910, il fuit à nouveau Lhassa, cette fois-ci pour l'Inde britannique, devant les troupes envoyées par le gouvernement impérial. Il revient en 1913 à la faveur de la chute de l'empire Qing et de l'instauration de la république de Chine. Pour la première fois depuis le début du XVIIIe siècle, il n'y a plus de soldats ni de représentants impériaux [citation nécessaire]. Matthew Kapstein infirme cette allégation précisant que vers le milieu du XIXe siècle,les Qing étaient incapables de maintenir une présence militaire au Tibet central [20].

Proclamant ce qui est diversement interprété comme l'indépendance du Tibet ou la fin de la relation prêtre-protecteur entre dalaï-lama et empereur, il entame une série de réformes visant à moderniser l'administration, la justice, l'enseignement et la médecine. Il crée également une armée tibétaine. Cependant, en 1926, face au mouvement de rejet chez les éléments conservateurs de l'élite tibétaine et aux revendications des jeunes officiers de l'armée, il met un terme à l'ensemble du programme. Le XIIIe dalaï-lama dirigea, de 1912 à 1933, un Tibet indépendant de facto [21], sans toutefois lui obtenir de reconnaissance internationale (de jure) ni parvenir à en faire un État moderne [22].

  • 1935-jusqu'à aujourd'hui : 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso (བསྟན་འཛིན་རྒྱ་མཚོ་)

Moine bouddhiste de l'école gelugpa, il est intronisé chef temporel et spirituel des Tibétains le , un mois après le début de l' intervention de l'armée chinoise au Tibet. L' Accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet est conclu le à Pékin entre des délégués du 14e dalaï-lama et de la République populaire de Chine : le Tibet, qui connaissait depuis 1912 une indépendance de fait, marque pour Pékin le retour du Tibet sous la souveraineté chinoise. En 1959, il s'exile en Inde où il crée le gouvernement tibétain en exil qu'il dirige jusqu'en mars 2011, date de sa retraite politique à la faveur d'une démocratie tibétaine. Vivant actuellement à Dharamsala, il est considéré comme le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain, et par la plupart des Tibétains comme une émanation de Tchènrézi, le bodhisattva de la compassion. Il plaide pour l'indépendance du Tibet jusqu'en 1973, puis pour ce qu'il appelle l'« autonomie réelle » de l'ensemble du Tibet à l'intérieur de la Chine. Selon le Comité Nobel norvégien et d'autres, il a constamment œuvré à la résolution du conflit sino-tibétain par la non-violence.

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