Cryptographie asymétrique

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La cryptographie asymétrique, ou chiffrement à clef publique et privée, est une méthode de chiffrement qui s'oppose à la cryptographie symétrique. Le principe du chiffrement asymétrique est d'avoir 2 clefs (que l'utilisateur fabrique lui-même):

  • Quand l'utilisateur encode avec la première clef, il peut décoder avec la deuxième clef.
  • Quand l'utilisateur encode avec la deuxième clef, il peut décoder avec la première clef.

Par convention, on appelle une des 2 clefs la clef privée et l'autre la clef publique.

La clef qui est choisie privée n'est jamais transmise à personne alors que la clef qui est choisie publique est transmissible sans restrictions.

Ce système permet deux choses majeures:

  • Chiffrer le message à envoyer: l'expéditeur utilise la clef publique du destinataire pour coder son message. Le destinataire utilise sa clef privée pour décoder le message de l'expéditeur, garantissant la confidentialité du contenu.
  • S'assurer de l'authenticité de l'expéditeur: L'expéditeur utilise sa clef privée pour coder un message que le destinataire peut décoder avec la clef publique de l'expéditeur ; c'est le mécanisme utilisé par la signature numérique pour authentifier l'auteur d'un message.

Historique

Concept

Le concept de cryptographie à clef publique — autre nom de la cryptographie asymétrique — est généralement attribué à Whitfield Diffie et à Martin Hellman qui l'ont présenté au public à la National Computer Conference en 1976 [1], puis publié quelques mois plus tard dans New Directions in Cryptography [2]. Le concept aurait cependant été découvert indépendamment par d'autres chercheurs à la même époque.

Ralph Merkle aurait fait la même découverte à la même époque [3], même si ses articles [4] ne furent publiés qu'en 1978.

Mise en œuvre

Dans leur article de 1976, W. Diffie et M. Hellman n'avaient pas pu donner l'exemple d'un système à clef publique, n'en ayant pas trouvé. Il fallut attendre 1978 pour avoir un exemple [5] donné par Ronald Rivest, Adi Shamir et Leonard Adleman, le RSA, abréviation tirée des trois noms de ses auteurs. Les trois hommes fondèrent par la suite la société RSA Security. Le système Merkle-Hellman [6] est généralement considéré comme la première réalisation pratique d'un système de chiffrement à clef publique [7], il a cependant été prouvé non sûr par Shamir en 1982 [8].

Recherches secrètes du GCHQ

Parallèlement aux recherches publiques, les services du chiffre britannique (GCHQ, Government Communications Headquarters) auraient mené des recherches secrètes aboutissant à des concepts et outils de chiffrement asymétrique dès la première moitié des années 1970 [9] :

Ces découvertes n'auraient été rendues publiques par le GCHQ qu'en 1997 [9].

Other Languages
日本語: 公開鍵暗号
norsk nynorsk: Asymmetrisk kryptering
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