Crise de l'été 1962

Crise de l'été 1962
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Ahmed Ben Bella (à gauche), qui a conclu un pacte avec le colonel Boumédiène, chef de l'État-major général (Armée des frontières), et membre du « clan d'Oujda » déclarent la guerre contre le GPRA et les wilayas III et IV
Informations générales
DateDu 5 juillet au 9 septembre 1962
LieuAlger et sa régionDrapeau de l'Algérie, Constantine, Annaba, Chlef
IssueVictoire du « clan d'Oujda » sur le GPRA et les wilayas III et IV
et la prise du pouvoir par les
militaires du «  clan d'Oujda »
Belligérants
Le pouvoir militaire désigné sous le nom du « clan d'Oujda »Flag of Algeria.svg avec l'appui de la Zone autonome d'AlgerLe pouvoir civil qui est le GPRA Flag of Algeria.svg avec l'appui des wilayas III et IV
Commandants
Ahmed Ben Bella
Colonel Boumédiène
Yacef Saadi
Krim Belkacem
Hocine Aït Ahmed
Mohamed Boudiaf
Mohamed Khider
Benyoucef Benkhedda
Pertes
Nombre inconnu?1 000 morts

La crise de l’été 1962, appelée parfois « l'été de la discorde[1] » ou crise des wilayas, est une période de troubles qui a succédé à la fin de la guerre d'Algérie, marquée par des luttes des clans au sein du Front de libération nationale (FLN), au lendemain de l'indépendance de l'Algérie, le 5 juillet 1962.

Deux factions revendiquent le pouvoir : d’un côté le pouvoir civil et l’organe qui l’incarne, le GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) appuyé par les wilayas III et IV, de l’autre côté le pouvoir militaire à travers le « clan d'Oujda » et son « armée des frontières », dirigée par le colonel Boumédiène.

Cette période reste encore méconnue du grand public algérien. Pour les historiens, la « crise de l’été 1962 » est le début de « l'indépendance confisquée[2] » par le « clan d'Oujda », qui a définitivement scellé le destin politique et économique de l'Algérie où l'armée occupe toujours une place centrale.

Contexte

Après une terrible guerre qui a duré huit longues années et qui a fait un million et demi de morts, un cessez-le-feu est signé le 19 mars 1962 entre le gouvernement français et Krim Belkacem, chef de la délégation du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) dans le cadre des accords d'Évian qui conduiront, le 1er juillet 1962, à un référendum populaire se prononçant massivement pour l'indépendance de l'Algérie.

Le transfert des responsabilités de l'État français à l'exécutif provisoire s'opère après le 19 mars dans une situation chaotique, marquée par la tentative de sabotage des accords par l'OAS, et l'interprétation que le FLN en avait, se préparant à prendre le pouvoir dans une désunion croissante, les rivalités de tendances, de clans, de personne se renforçant du fait de la libération des cinq ministres du GPRA emprisonnés en France[3], GPRA contre « clan d'Oujda ».

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