Crise économique mondiale des années 2008 et suivantes

Ne doit pas être confondu avec Grande Dépression (1873-1896).
Page d'aide sur l'homonymie Pour la crise économique des années 1929 et suivantes, voir Grande Dépression.
Croissance réelle du PIB en 2009. Les pays en marron sont en récession.

La crise économique mondiale des années 2007-2012, quelquefois appelée dans le monde anglophone Grande Récession (Great Recession, en référence à la Grande Dépression de 1929)[1],[2],[3],[4], est une récession dans laquelle sont entrés la plupart des pays industrialisés du monde, mis à part le Brésil, la Chine et l'Inde, à la suite du krach de l'automne 2008[5],[6], lui-même consécutif de la crise des subprimes de 2006-2007. Les États-Unis ont été les premiers à entrer en récession, en décembre 2007[7], suivis par plusieurs pays européens au cours de l'année 2008, ainsi que la zone euro dans son ensemble. La France n'entre comptablement en récession qu'en 2009. Cette crise économique mondiale est considérée comme la pire depuis la Grande Dépression[8].

Cette crise est marquée par une forte hausse des prix du pétrole et des produits agricoles. La montée exorbitante des prix des actifs et celle associée de la demande sont considérées comme la conséquence d'une période de crédit facile[9], de régulations et de supervisions inadéquates[10] ou d'inégalités croissantes[11]. Avec la baisse des actions et des prix des maisons, de grandes banques américaines et européennes ont perdu beaucoup d'argent. En dépit des aides massives accordées par les États pour pallier les menaces de faillite et de crise bancaire systémique, il en a résulté une récession mondiale qui a conduit à un ralentissement du commerce international, à une hausse du chômage et à une baisse des prix des produits de base.

À partir de 2009, la plupart des pays ont dans un premier temps opté pour des politiques de relance. Début 2010, si la plupart semblaient sortir de la récession, le FMI restait prudent[12]. En effet, la récession laissait alors place à une croissance lente voire une stagnation économique, les plans de sauvetage et de relance ont fait exploser les dettes publiques, le chômage continuait d'augmenter, d'importants déséquilibres dans les balances des transactions courantes demeuraient, et des risques d'éclatement de nouvelles bulles financières étaient toujours à craindre[13]. En Europe, face au risque d'explosions de leur dette publique, les États mettent rapidement en place des politiques pro-cycliques d'austérité mêlant hausse d'impôts et baisse des dépenses publiques. Si ces politiques de rigueur budgétaire parviennent à freiner l'augmentation de l'endettement public, elles accentuent encore davantage la progression du chômage et l'accroissement des inégalités.

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