Couramiaud

Couramiaud est le gentilé des habitants de Saint-Chamond ( Loire).

Autrefois, un feu allumé par les habitants célèbre la fête de la Saint-Jean. Il symbolise la purification et le renouveau au moment du solstice d'été. Au-dessus, est suspendue, à l'extrémité d'un mat, une cage en osier avec des chats noirs. Ils symbolisent le démon. La cage tombe et se brise quand le mat brule, et les chats s'enfuient. Alors, les Couramiauds courent après les chats.

Deux étymologies sont avancées. La première indique que court après les chats donne court après les miaous puis courre-à-miau [1] — courre est l'ancien infinitif de courir [N 1] — et par suite couramiaud. La seconde avance que le cri des habitants « mon chat, mon chat » devient « chat mon chat mon » d'où le nom de la commune : Saint-Chamond. [réf. nécessaire].

Actuellement, cette fête est célébrée sans ce rituel alors que le nom demeure.

  • notes et références

Notes et références

Notes

  1. Courre n'est plus utilisé qu'à l'infinitif de façon transitive : courre le cerf, courre le lièvre ; « Dagobert le grand venant courre le cerf. ». Sous une forme désuète est lue : « elle [Mme de Clèves] le [duc de Nemours] vid cour[r]e la bague [2] ».

Références

  1. Bernard Plessy, La Vie quotidienne en Forez avant 1914, Paris, Hachette, coll. « La vie quotidienne », (réimpr. 1983) (1re éd. 1981), 389 p., 20 cm ( ISBN  978-2-0101-7851-1), p. 327-328.
  2. Marie-Madeleine Pioche de La Vergne La Fayette (comtesse), La Princesse de Clèves, vol. 1, Paris, Claude Barbin, , 223 vues p., 4 tomes en 2 vol. ; in-12 (Claude Barbin, , 223 vues lire en ligne), partie 1, p. 118.
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