Conférence de Yalta

  • conférence de yalta
    les dirigeants alliés à la conférence. de gauche à droite : churchill, roosevelt et staline.
    les dirigeants alliés à la conférence. de gauche à droite : churchill, roosevelt et staline.

    type conférence diplomatique
    pays drapeau de l'urss union soviétique
    localisation palais de livadia, yalta
    coordonnées 44° 28′ 04″ nord, 34° 08′ 36″ est
    date 4 au
    participant(s) drapeau de l'urss joseph staline
    drapeau des États-unis franklin d. roosevelt
    drapeau : royaume-uni winston churchill

    géolocalisation sur la carte : ukraine
    (voir situation sur carte : ukraine)
    conférence de yalta
    géolocalisation sur la carte : crimée
    (voir situation sur carte : crimée)
    conférence de yalta

    la conférence de yalta est une réunion des principaux responsables de l'union soviétique (joseph staline), du royaume-uni (winston churchill) et des États-unis (franklin d. roosevelt). elle s'est tenue du 4 au dans le palais de livadia, situé dans les environs de la station balnéaire de yalta en crimée. elle a été préparée par la conférence de malte du 31 janvier au , où les alliés se sont concertés pour présenter un front uni à staline sur la planification de la campagne finale contre les troupes allemandes et japonaises et sur la limitation de la progression de l'armée rouge en europe centrale. les buts de la conférence de yalta sont les suivants :

    • adopter une stratégie commune afin de hâter la fin de la seconde guerre mondiale ;
    • régler le sort de l’europe après la défaite du troisième reich ;
    • garantir la stabilité du nouvel ordre mondial après la victoire.

    l'objectif principal de staline est de faire confirmer les résultats de la 9 octobre 1944 esquissant un plan de partage de l'europe du sud-est en « zones d'influence » pour l'après-guerre. ce sont ces résultats qui, ajoutés à ceux de la seconde conférence de québec, débouchent sur la « guerre froide »[1]. la version officielle soviétique après la guerre est fondée sur le souci de « préserver l'union soviétique de futures attaques, comme en 1914 et en 1941, en la protégeant par un glacis territorial et politique ». la diplomatie soviétique œuvre donc à commencer par à la création d’une pologne dirigée par un gouvernement ami de l'urss.

    churchill et roosevelt cherchent à obtenir de staline la promesse que l'urss entre en guerre contre le japon dans les trois mois après la capitulation de l’allemagne et les deux sont donc prêts à faire des concessions.

    staline négocie d'autant plus en position de force, les troupes soviétiques n'étant plus qu’à une centaine de kilomètres de berlin.

    par ailleurs, roosevelt, dont la santé se dégrade, affiche une totale méconnaissance des valeurs morales de son interlocuteur[2] en affirmant : « si je lui donne tout ce qu'il me sera possible de donner sans rien réclamer en échange, noblesse oblige, il ne tentera pas d'annexer quoi que ce soit et travaillera à bâtir un monde de démocratie et de paix[3]. »

    enfin, les médias et les manuels scolaires présentent souvent cette conférence comme un « partage du monde entre puissants », idée tenace déjà dénoncée dans un article de raymond aron, « yalta ou le mythe du péché originel », dans le figaro du 28 août 1968. cette « image faussée a une double origine. d'une part, elle est le reflet, a posteriori, du partage effectif du monde, survenu à partir de 1947[4], dans le cadre de la guerre froide. d'autre part, elle exprime le ressentiment de responsables frustrés par leur absence de la conférence ou ses résultats[5] ».

  • rapport des forces
  • les accords
  • une conférence pour terminer la guerre
  • une conférence pour poser les bases d'un monde nouveau
  • conclusion
  • pourquoi yalta ?
  • notes et références
  • voir aussi

Conférence de Yalta
Les dirigeants alliés à la conférence. De gauche à droite : Churchill, Roosevelt et Staline.
Les dirigeants alliés à la conférence. De gauche à droite : Churchill, Roosevelt et Staline.

Type Conférence diplomatique
Pays Drapeau de l'URSS Union soviétique
Localisation Palais de Livadia, Yalta
Coordonnées 44° 28′ 04″ nord, 34° 08′ 36″ est
Date 4 au
Participant(s) Drapeau de l'URSS Joseph Staline
Drapeau des États-Unis Franklin D. Roosevelt
Drapeau : Royaume-Uni Winston Churchill

Géolocalisation sur la carte : Ukraine
(Voir situation sur carte : Ukraine)
Conférence de Yalta
Géolocalisation sur la carte : Crimée
(Voir situation sur carte : Crimée)
Conférence de Yalta

La conférence de Yalta est une réunion des principaux responsables de l'Union soviétique (Joseph Staline), du Royaume-Uni (Winston Churchill) et des États-Unis (Franklin D. Roosevelt). Elle s'est tenue du 4 au dans le palais de Livadia, situé dans les environs de la station balnéaire de Yalta en Crimée. Elle a été préparée par la conférence de Malte du 31 janvier au , où les Alliés se sont concertés pour présenter un front uni à Staline sur la planification de la campagne finale contre les troupes allemandes et japonaises et sur la limitation de la progression de l'Armée rouge en Europe centrale. Les buts de la conférence de Yalta sont les suivants :

L'objectif principal de Staline est de faire confirmer les résultats de la 9 octobre 1944 esquissant un plan de partage de l'Europe du Sud-Est en « zones d'influence » pour l'après-guerre. Ce sont ces résultats qui, ajoutés à ceux de la seconde conférence de Québec, débouchent sur la « guerre froide »[1]. La version officielle soviétique après la guerre est fondée sur le souci de « préserver l'Union soviétique de futures attaques, comme en 1914 et en 1941, en la protégeant par un glacis territorial et politique ». La diplomatie soviétique œuvre donc à commencer par à la création d’une Pologne dirigée par un gouvernement ami de l'URSS.

Churchill et Roosevelt cherchent à obtenir de Staline la promesse que l'URSS entre en guerre contre le Japon dans les trois mois après la capitulation de l’Allemagne et les deux sont donc prêts à faire des concessions.

Staline négocie d'autant plus en position de force, les troupes soviétiques n'étant plus qu’à une centaine de kilomètres de Berlin.

Par ailleurs, Roosevelt, dont la santé se dégrade, affiche une totale méconnaissance des valeurs morales de son interlocuteur[2] en affirmant : « Si je lui donne tout ce qu'il me sera possible de donner sans rien réclamer en échange, noblesse oblige, il ne tentera pas d'annexer quoi que ce soit et travaillera à bâtir un monde de démocratie et de paix[3]. »

Enfin, les médias et les manuels scolaires présentent souvent cette conférence comme un « partage du monde entre puissants », idée tenace déjà dénoncée dans un article de Raymond Aron, « Yalta ou le mythe du péché originel », dans Le Figaro du 28 août 1968. Cette « image faussée a une double origine. D'une part, elle est le reflet, a posteriori, du partage effectif du monde, survenu à partir de 1947[4], dans le cadre de la Guerre froide. D'autre part, elle exprime le ressentiment de responsables frustrés par leur absence de la conférence ou ses résultats[5] ».

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