Conférence de Potsdam

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Conférence de Potsdam
Les acteurs de la conférence de Potsdam : Churchill, Truman, Staline, dans le jardin de Cecilienhof.
Les acteurs de la conférence de Potsdam : Churchill, Truman, Staline, dans le jardin de Cecilienhof.
Généralités
Type Conférence diplomatique
Pays Drapeau de l'Allemagne occupée  Allemagne occupée
Localisation Potsdam
Date du au
Participant(s)
Drapeau : URSS Joseph Staline
Drapeau : États-Unis Harry S. Truman
Drapeau : Royaume-Uni Winston Churchill puis
Drapeau : Royaume-Uni Clement Attlee

La conférence de Potsdam a été organisée par les puissances alliées (les États-Unis représentés par Harry Truman, l' URSS par Joseph Staline, et le Royaume-Uni par Winston Churchill puis Clement Attlee [1]) pour fixer le sort des nations ennemies. Elle a débuté le 17 juillet et s'est terminée le au château de Cecilienhof, près de Potsdam, à l'ouest de Berlin. Le 26 juillet, un ultimatum est signifié à l' Empire du Japon, au nom des États-Unis, du Royaume-Uni et de la République de Chine. Potsdam est précédée des conférences inter-alliées de Téhéran de décembre 1943 et de Yalta en février 1945.

Elle s'est déroulée avant même la fin de la Seconde Guerre mondiale pour fixer le sort des ennemis des forces alliées. Si l'Allemagne avait capitulé depuis deux mois, la victoire était presque imminente sur le Japon qui venait de subir de lourdes pertes territoriales et militaires, et qui allait en perdre davantage avec les deux bombes nucléaires américaines : Hiroshima le 6 août 1945 et avec Nagasaki le 9 août. Le 2 septembre 1945 le Japon capitula. Les États-Unis, auteurs le 16 juillet 1945 du premier essai nucléaire au monde, étaient en position de force pour négocier [2].

L'accord de Potsdam est promulgué et signé par les États-Unis, le Royaume-Uni et l' Union soviétique, le .

Concernant le Troisième Reich

Le Troisième Reich est démantelé et la séparation entre l'Allemagne et l'Autriche exigée, chacun de ces deux territoires doit être divisé en quatre zones d'occupation.

L'Allemagne voit un déplacement vers l'ouest de sa frontière orientale et perd la Prusse-Orientale au profit de la Pologne et de la Russie qui occupe Königsberg. Ceci représente une perte d'environ 25 % de son territoire dont la Haute-Silésie, deuxième centre industriel du pays.

L' expulsion d'Europe de l'Est des populations ethniquement allemandes, largement entamée : soit de manière spontanée par les Allemands eux-mêmes fuyant devant l'Armée rouge, soit, dans une majorité des cas, initiée par la nouvelle administration polonaise dans les anciens territoires allemands occupés à l' est de l'Oder et de la Neisse, soit initiée par les populations locales, s'effectue dans le vide juridique de l'immédiat de l'après-guerre dans les territoires de la diaspora allemande. La Tchécoslovaquie entérine légalement cette expulsion ethnique, et dès le 2 août 1945, soit le jour de clôture de la conférence, dans le cadre des décrets Beneš, retire la citoyenneté tchécoslovaque aux ressortissants des minorités allemande et hongroise, entamant leur expulsion. Au total plus de 11 millions d'Allemands ont été expulsés, 2 millions sont morts et 2,6 millions restaient dans les anciens territoires de peuplement allemand.

Les « cinq D » sont mis en place par les pouvoirs d'occupation en coopération avec les nouvelles autorités allemandes, c'est-à-dire le désarmement ou la démilitarisation (mesures sur lesquelles on reviendra, après l'échec de la Communauté européenne de défense, lors des accords de Paris de 1954-55) ; la dénazification ou la destruction de tout ce qui se rapporte au nazisme (programme, propagande, lois nazies), mise en place d'opposants au pouvoir nazi ou de représentants de la République de Weimar aux postes importants ; la décartellisation des grands cartels fusionnés sous la tutelle nazie ; et la démocratisation et la décentralisation pour affaiblir le pouvoir allemand très centralisé pendant le nazisme, en favorisant une régionalisation moins encline à permettre un état autoritaire.

Dans le cadre de la dénazification, les occupants décident du jugement des criminels de guerre. Ce seront les procès de Nuremberg.

La question des réparations se heurte aux exigences de Staline jugées excessives par les Occidentaux. Pour sortir de l'impasse, le secrétaire d'État américain Byrnes propose un compromis : la fixation du montant total serait confiée à la Conférence des Ministres des Affaires étrangères (CMAE) ; dans l'intervalle, il était admis que les soviétiques pouvaient prélever ce qu'ils voulaient dans leur propre zone [3].

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