Columbia (fleuve)

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Columbia
(Columbia River, Wimahl, Nch’i-Wàna)
Illustration
Le Columbia près du barrage de Bonneville, 2004.
Carte.
Carte muette du Columbia et de son bassin
Caractéristiques
Longueur1 954 km [1]
Bassin669 300 km2 [1]
Bassin collecteurBassin du Columbia
Débit moyen7 500 m3/s (Astoria, Oregon)
RégimeNival
Cours
SourceLac Columbia
· LocalisationCanal Flats, Colombie-Britannique
· Altitude820 m
· Coordonnées50° 13′ 00″ N, 115° 51′ 00″ O
EmbouchureOcéan Pacifique
· LocalisationAstoria, Oregon
· Altitudem
· Coordonnées46° 14′ 39″ N, 124° 03′ 29″ O
Géographie
Principaux affluents
· Rive gaucheKootenay, Pend Oreille, Spokane, Snake, Deschutes, Willamette
· Rive droiteKicking Horse, Canoe, Kettle, Okanogan, Yakima, Lewis, Cowlitz
Pays traversésCanada et États-Unis
Régions traverséesColombie-Britannique, Washington et Oregon
Principales localitésRevelstoke, « Tri-Cities » (Kennewick, Pasco et Richland), Portland, Vancouver, Longview

Le Columbia (se prononce /kə.lʌm.bi.ə/ ou « co-lemb-bia » et se nomme Columbia River /kə.lʌm.bi.ə ˈɹɪvəɹ/ en anglais) est un fleuve[Note 1] circulant du Canada aux États-Unis avant de se jeter dans l'océan Pacifique.

C'est le plus grand cours d'eau de la région Nord-Ouest Pacifique de l'Amérique du Nord, que ce soit par sa longueur totale, la taille du bassin versant ou son débit à l'embouchure. Il prend sa source dans les montagnes Rocheuses en Colombie-Britannique, au Canada, puis coule dans les États américains de Washington et de l'Oregon avant de se jeter dans l'océan Pacifique à la hauteur de la ville d'Astoria. Le fleuve mesure environ 2 000 kilomètres et son principal affluent est la Snake. Son bassin versant est d'environ 670 000 kilomètres carrés, soit un peu plus que la taille de la France, et s'étend sur sept États américains et une province canadienne.

Le Columbia est le quatrième fleuve des États-Unis par son volume et est celui des fleuves d'Amérique du Nord qui se jettent dans l'océan Pacifique qui a le plus grand débit. Son débit abondant et son dénivelé relativement important lui donnent un énorme potentiel pour la production d'énergie hydroélectrique. Les quatorze barrages hydroélectriques sur le cours principal du Columbia produisent à eux seuls plus d'énergie hydroélectrique que ceux de tout autre fleuve nord-américain.

Le Columbia et ses affluents ont été au centre de la culture et de l'économie de la région depuis des milliers d'années. Ils ont été utilisés pour le transport et comme axe de communication, reliant les nombreux groupes de populations de la région. Le système fluvial accueille de nombreuses espèces de poissons anadromes qui migrent entre les habitats d'eau douce et de mer de l'océan Pacifique. Ces poissons, surtout les espèces de saumons, fournirent une nourriture de base pour les peuples autochtones et, dans les siècles passés, les commerçants de tout l'Ouest de l'Amérique du Nord sont venus commercer ces poissons.

À la fin du e siècle, le Columbia Rediviva, un navire américain, devint le premier à entrer dans l'embouchure du fleuve depuis l'océan Pacifique, et son commandant Robert Gray nomma sa découverte du nom de son bateau. Il fut suivi par l'explorateur britannique William Robert Broughton qui explora la chaîne côtière de l'Oregon dans la vallée de la Willamette. Dans les décennies suivantes, les compagnies commerciales de traite des fourrures utilisèrent le Columbia comme une voie de transport clé. Les explorateurs à terre venus de l'est entrèrent dans la vallée de la Willamette par la gorge du Columbia et les pionniers commencèrent à s'installer dans la vallée de la Willamette en nombre croissant depuis les deux voies d'accès découvertes. Les bateaux à vapeur naviguant le long du fleuve facilitèrent le commerce et les communications et l'arrivée du chemin de fer à la fin du e siècle, avec des lignes suivant le lit du fleuve, permit de compléter ces liens.

Depuis la fin du e siècle, les installations diverses, privées et publiques, se sont fortement développées sur le fleuve. Pour faciliter la navigation des navires et des barges, des écluses ont été construites le long du bas Columbia et de ses affluents, et le dragage a ouvert et maintenu des chenaux de navigation praticables. Dès le début du e siècle, des barrages furent construits sur le fleuve pour la production d'électricité, la navigation, l'irrigation agricole et le contrôle des inondations. Au début des années 2010, du côté américain, un lac de barrage est présent presque tous les milles sur le fleuve. La production d'énergie nucléaire a lieu sur deux sites le long du fleuve et du plutonium pour des armes nucléaires a été produit pendant des décennies sur le site du laboratoire national de Hanford, qui est maintenant le site nucléaire le plus contaminé aux États-Unis. Toutes ces évolutions eurent un impact énorme sur les écosystèmes locaux, et peut-être plus particulièrement par la pollution industrielle et les obstacles à la migration des poissons.

Toponymie

Dessin d'artiste du Columbia Rediviva, 1919
Dessin d'artiste du Columbia Rediviva sur le fleuve Columbia, 1919.
Articles détaillés : Columbia Rediviva et Expédition du Columbia.

Le fleuve était connu chez les Amérindiens sous le nom de « Wimahl » dans les langues chinooks[2] dont les tribus Chinook — non fédéralement reconnues — occupaient le territoire vers l'embouchure du fleuve, et de « Nch’i-Wána » dans les langues sahaptiennes[3] dont les tribus comme les Nez-Percés étaient installés le long du fleuve dans le centre de l'actuel État de Washington. Les deux termes ont la même signification de « grande rivière » ou de « grand fleuve »[3].

Robert Gray rebaptise le fleuve du nom de son navire, le sloop privé américain Columbia Rediviva préposé à la traite des fourrures, dont l'équipage occidental est en 1792 le premier à « découvrir » ce cours d'eau et à entrer dans l'embouchure du fleuve depuis l'océan Pacifique[4]. L'origine du nom du navire Columbia Rediviva est incertaine car, si le mot « Rediviva » (en latin « ravivé ») fut rajouté au nom du navire lors de sa reconstruction en 1787, le nom « Columbia » semble plutôt provenir de l'un des trois saints patrons de l'Irlande, Colomba d'Iona, et non d'un dérivé du nom de l'explorateur génois Christophe Colomb comme l'est la capitale de l'État de Caroline du Sud ou la figure allégorique qui personnifie les États-Unis. Le nom du navire est cependant bien à l'origine du nom de la navette spatiale Columbia tandis que le fleuve, par extension, donne son nom à de nombreux reliefs, plans d'eau et zones géographiques à proximité de son lit, notamment la province canadienne de la Colombie-Britannique et le groupe de plusieurs massifs montagneux de la chaîne Columbia.

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