Clonaid

Clonaid se décrit comme une « société de clonage humain ». Elle est ouvertement associée au mouvement raëlien [1], [2], qui voit dans le clonage reproductif la première étape scientifique annoncée depuis 30 ans, qui préfigurerait le chemin vers l' immortalité scientifique de l'homme.

Depuis janvier 2003, Brigitte Boisselier la présidente de Clonaid s'est totalement discréditée en prétendant fournir des preuves qu'elle n'a jamais apportées après avoir fait des effets d'annonce devant les médias. L'affaire du clonage humain semble bien n'avoir été rien d'autre qu'un formidable canular, un coup médiatique pour faire connaitre les raëliens. Les journalistes n'ont trouvé dans le bureau de Clonaid qu'un « laboratoire fantôme ». Raël a pris ses distances avec Brigitte Boisselier pour éviter d'être inquiété quand la justice américaine, saisie par un avocat, a voulu obtenir des preuves. Il dévoile sa méthode dans son livre "Oui au clonage" : « J'ai acheté pour quelques dollars, auprès d'une société américaine de San Francisco, spécialisée dans la vente de sociétés préétablies ou sociétés "from the shelf", une société offshore (boîte aux lettres) aux Bahamas déjà appelée "Valiant Venture" afin que le projet soit pris au sérieux.[...] Clonaid.com a fonctionné comme prévu. D'abord, pour une dépense de moins de 3 000 $ US nous avons obtenu une couverture médiatique mondiale évaluée à plus de 15 millions de dollars… J'en ris encore…  ».

Annonces de succès du clonage humain

Le , la Dre. Brigitte Boisselier, chimiste, disciple de Raël (guide évêque) et chef de la direction de Clonaid (présidente et fondatrice), a annoncé à la presse du monde entier que Clonaid avait cloné avec succès un être humain. Les preuves devaient être apportées une semaine après. Elles n'ont jamais été apportées. Brigitte Boisselier, s'enfermant dans une escalade de déclarations, une fuite en avant toujours sans aucune preuve. La scientifique a indiqué que la mère avait accouché par césarienne, quelque part en dehors des États-Unis, et que la mère et la petite fille, nommée Ève (en référence à la première femme dans la religion juive, chrétienne et musulmane), étaient toutes les deux en bonne santé. Dr. Boisselier n'a présenté ni la mère, ni l'enfant, ni aucun échantillon d' ADN qui aurait pu confirmer ses déclarations, bien qu'elle ait expliqué la procédure utilisée. Il est apparu plus tard que l'annonce avait été faite avant même de vérifier génétiquement que le nouveau-né était bien un clone : Dr. Boisselier s'est simplement basée sur ce qu'elle croyait, sans annoncer de preuve formelle.

Le , Dr. Boisselier a affirmé devant la télévision française que les parents américains du clone supposé hésitaient à fournir la preuve par l'ADN que leur bébé était vraiment un clone. Les parents ont prétendu avoir peur que l'État de Floride essaie de leur retirer leur bébé.

Le , Boisselier a annoncé la naissance d'un autre bébé cloné, appartenant à un couple lesbien néerlandais. Clonaid affirma également qu'il y aurait quatre autres nouveaux bébés clonés en février 2003.

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