Claudine Guérin de Tencin

Claudine-Alexandrine Guérin de Tencin
Aved Tencin.jpg
Portrait présumé de Madame de Tencin âgée d'après Joseph Aved.
Biographie
Naissance
Décès
(à 67 ans)
Paris
Sépulture
Activité
Fratrie
Enfant
Autres informations
Religion
Genre artistique

Claudine-Alexandrine-Sophie Guérin de Tencin, baronne de Saint-Martin de l’isle de Ré, née le [1] à Grenoble, morte le à Paris, est une femme de lettres qui tenait un salon célèbre. Elle est la mère de Jean d'Alembert.

Après vingt-deux années passées de force au couvent, elle s'installe à Paris en 1711 et est introduite dans les milieux du pouvoir par ses liens avec le cardinal Dubois. Six ans plus tard, elle ouvrira l'un des salons les plus réputés de l'époque appelé le « bureau d'esprit »[2]. D'abord essentiellement consacré à la politique et à la finance avec les spéculateurs de la banque de Law, ce salon devient à partir de 1733 un centre littéraire. Les plus grands écrivains de l’époque le fréquentent, en particulier Fontenelle, Marivaux, l’abbé Prévost, Charles Pinot Duclos et plus tard Marmontel, Helvétius, Marie-Thérèse Geoffrin et Montesquieu.

Madame de Tencin a publié aussi avec succès quelques romans dont les Mémoires du comte de Comminge en 1735, Le Siège de Calais, nouvelle historique en 1739 et Les Malheurs de l’amour en 1747.