Classique chinois

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Les Classiques sur pierre de Kaicheng, gravés en 837 apr. J.-C., photographiés par Édouard Chavannes en 1907 à Xi'an.

Jing (chinois 經), Classique ou Canon, désigne en Chine les ouvrages dont le contenu est considéré comme « permanent » (littéralement jing signifie « constant ») et orthodoxe du point de vue du confucianisme. Jing a aussi désigné par la suite les sutras bouddhiques [1].

L'étude des Quatre Livres (à partir du XIIIe siècle) et des Cinq Classiques (à partir du IIe siècle av. J.-C.) (四書五經, 四书五经, Sìshūwǔjīng) était obligatoire pour les étudiants qui souhaitaient devenir fonctionnaires. La rédaction, la compilation ou le commentaire des Cinq classiques étaient attribués à Confucius. Toute discussion politique était émaillée de références à cette base commune et il n'était pas possible de devenir lettré, ou même officier militaire, sans les connaître à la perfection.

Origine des Classiques

Les plus anciens textes sont issus de la cour royale des Zhou et des différentes cours princières de cette période, et sont l'œuvre des devins, annalistes et scribes attachés à ces différentes cours. Le Classique des documents (Shujing) contient des pièces d'archives et des scénarios de danses rituelles provenant surtout de la cour royale des Zhou, mais aussi de celle des Jin. Seule une moitié de ce classique est tenue pour authentique. De la cour des Zhou proviennent aussi des chansons rituelles, auxquelles on a adjoint aux viiie – vie siècle av. J.-C. des chansons populaires, réunies dans le Classique des vers (Shijing). Le milieu des différentes cours royales a aussi produit des annales notant les événements de façon très précise. Les seules à avoir subsisté sont celles du royaume de Lu, connues sous le nom de Annales des Printemps et Automnes (Chunqiu), ou Annales du royaume de Lu. Elles relatent, dans les parties conservées, des événements allant de 722 à 481. La divination au moyen de tiges d'achillée, ou achilléomancie, est à l'origine du manuel de divination en usage à la cour des Zhou, connu sous le nom de Classique des mutations (Yijing). À ces ouvrages contenant les plus anciennes traditions de l'Antiquité, les lettrés de Lu ont ajouté le Classique des rites (Lijing) et un traité de musique, le Classique de la musique (Yuejing) [2].

Entre le ve siècle et le iiie siècle av. J.-C. un certain nombre de textes viennent compléter les œuvres les plus anciennes. S'ils s'inscrivent dans leur continuité, ils portent aussi la marque des théories nouvelles apparues durant cette période. Le Commentaire de Gongyang  (en) aux Annales du royaume de Lu par exemple est influencé par les théories du yin, du yang et des cinq éléments. Ce commentaire date sans doute du ive – iiie siècle av. J.-C., comme le Commentaire de Guliang  (en). Le Livre des rites de Zhou  (en), ainsi que d'autres rituels, le Yili  (en), le Liji, le Da dai liji, et le Commentaire de Zuo sont composés durant la même période. Tous ces textes ont été reconstitués et parfois altérés sous les Han et jusqu'au iiie – ive siècle de notre ère [3].

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