Clément Ader

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Clément Ader
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Clément Ader en 1891.

Naissance
Muret ( Haute-Garonne) ( France)
Décès (à 84 ans)
Toulouse ( Haute-Garonne) ( France)
Nationalité Française
Domaines Électrotechnique
Génie mécanique
Création d' aéronefs
Renommé pour Théâtrophone
Éole

Clément Agnès Ader [1], né le à Muret et mort le à Toulouse [2], est un ingénieur français, pionnier de l' aviation. Il aurait été le premier à faire décoller un engin motorisé plus lourd que l'air en 1890, mais il n'y a pas de preuve certaine qu'il ait effectivement quitté le sol, ni qu'il ait pu manœuvrer l'appareil.

Biographie

Les années d'apprentissage

Clément Ader est né à Muret le de François Ader ( - ) et de sa deuxième femme, Antoinette Forthané ( - ). Les Ader sont tournés vers la menuiserie depuis plusieurs générations. L'arrière-grand-père de Clément était menuisier et architecte. Il s'illustra dans la réfection de l' église d' Ox, à quelques kilomètres de Muret. Son grand-père maternel, qui servit dans les armées de Napoléon Ier, vivait avec sa femme dans un moulin dont le mécanisme enchanta longtemps le petit Clément. Il venait souvent le regarder, tout en écoutant les récits de campagne de son aïeul. Ce sont sûrement ces histoires qui insufflèrent au jeune enfant le patriotisme qui ne le quitta jamais durant toute sa vie.

Ader père espérait beaucoup que Clément lui succédât à la tête de la menuiserie familiale. Mais il souhaitait avant tout le bonheur de son fils unique. Aussi, lorsque l' instituteur de Muret vint lui conseiller d'envoyer Clément à Toulouse pour suivre des études secondaires, il se résigna. Son fils partit en octobre 1853, à l'âge de 12 ans, comme pensionnaire de l'institution Assiot.

Il obtint son baccalauréat à 15 ans. Il était considéré par ses professeurs comme « un élève très sérieux, particulièrement doué en mathématiques et en dessin ».

En 1857 s'ouvre une nouvelle section dans l'établissement : une école industrielle amenant un diplôme d' ingénieur équivalent aux Arts et Métiers. Ader fait partie de la première promotion, d'où il sortira diplômé en 1861. On pense qu'il prépara les concours d'entrée aux Grandes Écoles, mais soit il ne se présenta pas aux concours, soit il échoua. Ses études terminées, il se mit en quête d'une situation stable.

Le Vélocipède

Venu à Paris pour l' Exposition de 1867, il découvre les vélocipèdes Michaux et imagine de remplacer le bandage en fer par du caoutchouc. En 1868, il se lance dans la fabrication de vélocipèdes, dénommés « véloces caoutchouc ». Autre innovation, il utilise un cadre tubulaire de section carrée, réalisé en tôle, ce qui amène une légèreté encore inconnue [3]. La guerre franco-prussienne de 1870 stoppe cette activité.

La « pose-rails »

Il commence par travailler à la Compagnie des chemins de fer du Midi. Il imagine en 1875 une machine à poser les rails, qui fut utilisée pendant des dizaines d'années.

Le téléphone

Téléphone Ader (1880)

À Paris, Ader a besoin d'argent pour faire vivre la famille qu'il a fondée et pour concrétiser son projet d'un engin volant plus lourd que l'air. Intéressé par le téléphone naissant, il commercialise le système de Graham Bell et celui du combiné inventé par Cyrille Duquet [4]. Il invente le théâtrophone, réseau téléphonique relié à l' Opéra de Paris et qui permet d'écouter l'opéra en restant chez soi. En peu de temps, il accumule une grande fortune et multiplie les contacts influents au sein du gouvernement. Il se servira de ces ressources pour placer son projet auprès du ministère de la Guerre : l'Éole.

Le moteur à vapeur ultra-léger

Moteur à vapeur Ader de 30 ch destiné au deuxième exemplaire « Zephir » de son avion. 37 kg nu mais 134 kg avec les accessoires.

Le moteur de l'Éole donnait 20 ch pour 51 kg [5] , soit seulement 2,5 kg/ch. Pour comparaison, le moteur utilisé par les frères Wright en 1903 développait 12 ch et pesait environ 75 kg, soit 6,2 kg/ch. Cette prouesse technique rendait possible le vol motorisé. À la suite des essais des avions, Ader proposa son moteur à vapeur au capitaine Renard, qui travaillait alors sur la propulsion des dirigeables, puis il se lança dans la fabrication des moteurs à explosion, notamment de moteurs de type V2 et V4.

Les hélices d'Ader

Les hélices de l'Avion III avaient quatre pales, ayant l'apparence de plumes, confectionnées en tiges de bambou, barbes en toile et papier de Chine, nervées par un fil de bambou [6].

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