Circuit de Monaco

Circuit de Monaco
Circuit de Monte-Carlo
Circuit de Monaco
Caractéristiques générales
Lieu Monte-Carlo
Drapeau de Monaco  Monaco
Type Non permanent
Coordonnées 43° 44′ 12″ nord, 7° 25′ 26″ est

Géolocalisation sur la carte : Monaco

(Voir situation sur carte : Monaco)
Circuit de Monaco
Ouverture 1929
Homologation FIA Degré 1
Sens Horaire
Stands Garages, temporaires
Capacité 120 000
Événements
Grand Prix de Monaco ( Formule 1)
Grand Prix de Monaco Historique
Monaco E-Prix
Dimensions
Nombre de virages 18
Longueur 3,34 km
Meilleur tour ( 2017)
Temps 1 min 12 s 178
Pilote Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen
Écurie Drapeau : Italie Scuderia Ferrari
Modèle Ferrari SF70H

Le circuit de Monaco est un circuit automobile temporaire empruntant les rues de la ville de Monaco, dans les quartiers de La Condamine et Monte-Carlo. Il accueille chaque année le Grand Prix de Monaco et tous les deux ans le Grand Prix de Monaco Historique.

La première course automobile s'y tient en 1929 et il devient en 1950 le second circuit de l'histoire à être parcouru par des Formule 1, lors de la première édition du championnat du monde, après Silverstone.

Son tracé non permanent de 3,34 km, installé au cœur de la ville de Monaco pour les quelques jours que dure le Grand Prix, est le plus lent du championnat du monde de Formule 1. L'étroitesse des voies, sinueuses et bordées de rails, demande une concentration absolue. Les qualifications y sont déterminantes car les dépassements en course sont difficiles.

Historique

Vue des stands et des tribunes du port

Le 26 août 1890 naît le Sport Vélocipédique Monégasque (SVM) qui va connaître un rapide essor sous la présidence d’honneur du Prince Albert Prince Albert 1er. En 1907, le club devient Sport Automobile et Vélocipédique de Monaco (SAVM). Alexandre Noghès, Trésorier Général des Finances de la Principauté, est nommé président en 1909. À l'instar des grands rassemblements cyclistes, l’idée d’une épreuve automobile qui fera converger vers Monaco des concurrents venus de partout en Europe est émise par son fils, Antony, qui organise deux ans plus tard, le premier Rallye de Monte Carlo, remporté par Henri Rougier sur une Turcat-Méry.

Le 29 mars 1925, lors d’une assemblée générale extraordinaire réunissant cinquante-cinq membres du SAVM, le président Alexandre Noghès déclare qu’« en raison de l’importance prise par la Société, il est obligatoire d’en changer le titre et de la dénommer Automobile Club de Monaco ». La proposition mise au vote est approuvée, l’ Automobile Club de Monaco vient de naître, il porte ce nom aujourd’hui encore.

Pour que la réussite soit totale, il reste encore à faire admettre l’ACM au sein de l’Association Internationale des Automobile Club Reconnus (AIACR), l’ancêtre de la FIA qui détient alors le pouvoir sportif légal. C’est à cet objectif que se consacrent Alexandre Noghès et son fils. Ce dernier est chargé, en 1928, de présenter la candidature de l’Automobile Club de Monaco au siège de l’AIACR à Paris. Comme les épreuves organisées par le club se déroulent hors du territoire monégasque, il se voit opposer un refus catégorique. Il lance alors l’idée de créer un circuit automobile dans les rues de la Principauté.

Malgré une marche à escalader entre le Quai des États-Unis et le Quai Albert 1er, une marche à descendre du côté des gazomètres, les pavés et les rails du tramway entre la Condamine et le Casino, Antony Noghès poursuit ses démarches, inspiré par ce type de course urbaine qui existe déjà aux États-Unis, notamment à Santa Monica ou Corona en Californie. Antony Noghès parle de son projet audacieux au pilote local Louis Chiron dont il sait pouvoir obtenir un avis pertinent et objectif. Entré dans la confidence, le pilote s’extasie ; « Fantastique ! Merveilleux ! Stupéfiant ! ». Le projet reçoit également le soutien enthousiaste du Prince Louis II et son appui.

Six mois plus tard, le 14 avril 1929, le Prince Pierre boucle le tour inaugural du circuit à bord d'une Torpedo Voisin conduite par le directeur de course, Charles Faroux, alors que Louis Chiron, engagé aux 500 miles d’Indianapolis, est absent. Seize pilotes prennent le départ du premier Grand Prix de Monaco sur une grille tirée au sort. La Principauté assiste à la victoire du britannique William Grover-Williams (dit « Williams ») sur une Bugatti 35B privée. Il boucle les cent tours du circuit de 3,180 km à une moyenne de 80 km/h devant Bouriano et la Mercedes-Benz SSKL de Rudolf Caracciola. La leçon que tirent les concurrents est que le circuit se révèle extrêmement sélectif et qu'il nécessite des voitures au châssis court, parfaitement maniables.

Interrompue pendant la guerre (de 1938 à 1947), l'épreuve reprend en 1948 mais n'a pas lieu l'année suivante du fait du décès du Prince Louis II. Le 21 mai 1950, le circuit accueille la seconde manche du premier championnat du monde des conducteurs, enlevée par l' Alfa Romeo de Juan Manuel Fangio. L'épreuve redevient en 1952 une course de voitures de sport. Plutôt que d’accueillir les Formule 2, alors retenues pour le championnat du monde, le Grand Prix automobile de Monaco fait sa réapparition en 1955 pour ne plus jamais s'effacer du calendrier.

Le circuit de Monaco ne connu qu'un accident mortel durant son histoire, celui de Lorenzo Bandini en 1967.

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