Charles Maurras

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maurras.
Charles Maurras
Description de cette image, également commentée ci-après
Charles Maurras en 1925.
Nom de naissanceCharles Marie Photius Maurras
Naissance
Martigues (Bouches-du-Rhône) Drapeau de la France France
Décès (à 84 ans)
Saint-Symphorien-lès-Tours (Indre-et-Loire) Drapeau de la France France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture française et provençale
Mouvement Néoclassicisme
Royalisme
Positivisme
Genres
Adjectifs dérivés « Maurrassien »

Œuvres principales

  • Enquête sur la monarchie (1900)
  • Anthinéa (1901)
  • Kiel et Tanger (1910)
  • Mes idées politiques (1937)
  • L'ordre et le désordre (1948)
  • Œuvres capitales (en 4 volumes, 1954)

Charles Maurras, né le à Martigues (Bouches-du-Rhône) et mort le [1] à Saint-Symphorien-lès-Tours[2],[3] (Indre-et-Loire), est un journaliste, essayiste, homme politique et poète français, académicien, théoricien du nationalisme intégral.

Écrivain provençal appartenant au Félibrige et agnostique dans sa jeunesse, il se rapproche ensuite des milieux catholiques et antidreyfusards. Autour de Léon Daudet, Jacques Bainville, et Maurice Pujo, il dirige le journal L'Action française, fer de lance de l'Action française, formation royaliste, nationaliste, contre-révolutionnaire et antidémocratique, qui devient le principal mouvement intellectuel et politique d'extrême droite sous la Troisième République. Sa doctrine, définie par Maurras, prône une monarchie héréditaire, tout en se revendiquant antisémite, antiprotestante, antimaçonnique et xénophobe.

Son talent littéraire donne à ses ouvrages théoriques une grande influence dans les milieux conservateurs cultivés de France, et ses qualités de polémiste lui assurent une réelle audience dans d'autres, comme l'Académie française à laquelle il est élu le . Outre Léon Daudet et Jacques Bainville, Maurras compte parmi ses soutiens des intellectuels comme Georges Bernanos, Jacques Maritain, Thierry Maulnier, Philippe Ariès, Raoul Girardet et le mouvement littéraire des hussards (Roger Nimier, Jacques Laurent, Michel Déon, Antoine Blondin) en est proche[4]. Avec plus de dix mille articles publiés entre 1886 et 1952, il demeure le journaliste politique et littéraire le plus prolifique de son siècle[5].

Bien que germanophobe, Maurras soutient dès 1940 le régime de Vichy et le maréchal Pétain, s'enthousiasmant pour la fin de la démocratie et de la République ainsi que pour l'instauration d'une législation antisémite et la création de la Milice. Poursuivant la publication de L'Action française sous l'occupation allemande, avec l'accord de l'occupant, il y réclame notamment l'exécution des résistants qu'il dénonce comme « terroristes » et « révolutionnaires »[6]. Arrêté à la Libération de la France, ses articles lui valent d'être condamné pour intelligence avec l'ennemi et haute trahison, à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale, le . De cette dernière condamnation découle son exclusion automatique de l'Académie française (qui attend cependant sa mort pour procéder à son remplacement) ainsi que du Félibrige.

Son activité à la tête de son mouvement politique éclipse aujourd'hui son œuvre de littérateur bohème lié aux avant-gardes[7].

Sommaire

Other Languages
العربية: شارل موراس
asturianu: Charles Maurras
brezhoneg: Charles Maurras
čeština: Charles Maurras
Ελληνικά: Σαρλ Μωρράς
español: Charles Maurras
Bahasa Indonesia: Charles Maurras
italiano: Charles Maurras
ქართული: შარლ მორასი
مازِرونی: شارل مورا
Nederlands: Charles Maurras
Piemontèis: Charles Maurras
português: Charles Maurras
русский: Моррас, Шарль
slovenčina: Charles Maurras
українська: Шарль Моррас