Charles Martel

  • charles martel
    charles-martel.jpg
    charles martel menant le siège d'avignon.
    (grandes chroniques de france, xive siècle, londres, british library, ms royal 16 g vi f. 118v).
    fonctions
    maire du palais
    neustrie
    -
    rainfroi
    pépin le bref
    maire du palais
    austrasie
    -
    théodebald
    carloman
    titre de noblesse
    duc des francs
    -
    biographie
    naissance

    andenne[1]
    décès
    (à 53 ans)
    quierzyvoir et modifier les données sur wikidata
    sépulture
    basilique saint-denisvoir et modifier les données sur wikidata
    surnoms
    martellus
    tudesvoir et modifier les données sur wikidata
    activités
    homme d'État, chef militairevoir et modifier les données sur wikidata
    famille
    pippinides
    père
    pépin de herstalvoir et modifier les données sur wikidata
    mère
    alpaïdevoir et modifier les données sur wikidata
    fratrie
    drogon
    grimoald ii
    childebrand iervoir et modifier les données sur wikidata
    conjoints
    rotrude
    chrotais
    swanahildevoir et modifier les données sur wikidata
    enfants
    carloman
    bernard
    griffon
    jérôme
    aude
    hiltrude
    landrade (d)
    pépin le bref
    rémivoir et modifier les données sur wikidata
    autres informations
    conflits
    bataille de cologne ()
    bataille d'amblève ()
    bataille de vinchy ()
    bataille de néry ()
    bataille de poitiers ()
    bataille du boarn ()
    bataille de la berre ()voir et modifier les données sur wikidata

    charles martel (en latin : carolus martellus ; en allemand : karl martell), né vers 688[2], à andenne[1], actuellement en belgique, et mort le , à quierzy, est un homme d’État et chef militaire franc qui, en tant que duc des francs et maire du palais, était de facto dirigeant de la francie, de 718 jusqu'à sa mort[3],[4],[5]. fils de l'homme d'État franc pépin de herstal et d'une noble nommée alpaïde, charles affirme avec succès ses prétentions au pouvoir en successeur de son père, et en tant que maire du palais, dans la politique franque. continuant et s'appuyant sur l'œuvre de son père, il rétablit le gouvernement centralisé en francie, et commence la série de campagnes militaires qui rétablit les francs comme les maîtres incontestés de toute la gaule.

    après un travail pour établir l'unité en gaule, l'attention de charles est tournée sur les conflits étrangers, et notamment l'avance musulmane en europe de l'ouest, qui est une préoccupation majeure. les forces musulmanes arabes et berbères ont conquis la péninsule ibérique (711-726), franchi les pyrénées (720) et saisi la gaule narbonnaise, qui était une importante dépendance des wisigoths (721-725)[6]. après des affrontements intermittents, sous la direction d'abd al-rahman ibn abd allah al-ghafiqi, wali d'al-andalus, ils avancent vers la gaule et sur tours, « la ville sainte de la gaule ». en octobre 732, l'armée omeyyade dirigée par al-ghafiqi rencontre les forces franques et aquitaines dirigées par charles dans une zone comprise entre les villes de tours et de poitiers (actuel centre-ouest de la france[7]), menant à une importante et historiquement décisive victoire franque connue comme la bataille de poitiers (ou ma'arakat balâṭ ash-shuhadâ, bataille du pavé des martyrs, dans les sources arabes), mettant fin à la « dernière des grandes invasions arabes de france », une victoire militaire qualifiée de « brillante » du côté de charles[8],[9],[10],[11],[12].

    après l'affrontement, charles dirige l'offensive, détruisant des forteresses à agde, béziers et maguelone, et engageant les forces musulmanes à nîmes, mais ne parvenant pas à récupérer narbonne (737), ou à réclamer pleinement la narbonnaise wisigothe[8]. par la suite, il réalise d'importants gains externes contre d'autres royaumes chrétiens, établissant un contrôle franc sur la bavière, l'alemannia et la frise, et contraignant certaines des tribus saxonnes à offrir un tribut (738)[8].

    en dehors de ses efforts militaires, charles est considéré comme une figure fondatrice du moyen age européen[13]. qualifié d'administrateur et de guerrier, il est crédité d'un rôle déterminant dans les responsabilités émergentes des chevaliers des tribunaux, et donc dans le développement du système féodal franc[14]. le pape grégoire iii, dont le royaume était menacé par les lombards, et qui ne pouvait plus compter sur l'aide de constantinople, demanda à charles de défendre le saint-siège, et lui offrit le consulat romain, bien que charles refusât[8],[15],[16].

    il divise la francie entre ses fils, carloman et pépin. ce dernier devient le premier des carolingiens. le petit-fils de charles, charlemagne, afin d'inclure une grande partie de l'ouest, a étendu les royaumes francs, et est devenu le premier empereur d'occident depuis la chute de rome[17].

  • biographie
  • tombeau
  • mariages et enfants
  • notes et références
  • annexes

Charles Martel (en latin : Carolus Martellus ; en allemand : Karl Martell), né vers 688[2], à Andenne[1], actuellement en Belgique, et mort le , à Quierzy, est un homme d’État et chef militaire franc qui, en tant que duc des Francs et maire du palais, était de facto dirigeant de la Francie, de 718 jusqu'à sa mort[3],[4],[5]. Fils de l'homme d'État franc Pépin de Herstal et d'une noble nommée Alpaïde, Charles affirme avec succès ses prétentions au pouvoir en successeur de son père, et en tant que Maire du palais, dans la politique franque. Continuant et s'appuyant sur l'œuvre de son père, il rétablit le gouvernement centralisé en Francie, et commence la série de campagnes militaires qui rétablit les Francs comme les maîtres incontestés de toute la Gaule.

Après un travail pour établir l'unité en Gaule, l'attention de Charles est tournée sur les conflits étrangers, et notamment l'avance musulmane en Europe de l'Ouest, qui est une préoccupation majeure. Les forces musulmanes arabes et berbères ont conquis la péninsule ibérique (711-726), franchi les Pyrénées (720) et saisi la Gaule narbonnaise, qui était une importante dépendance des Wisigoths (721-725)[6]. Après des affrontements intermittents, sous la direction d'Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Ghafiqi, wali d'al-Andalus, ils avancent vers la Gaule et sur Tours, « la ville sainte de la Gaule ». En octobre 732, l'armée omeyyade dirigée par al-Ghafiqi rencontre les forces franques et aquitaines dirigées par Charles dans une zone comprise entre les villes de Tours et de Poitiers (actuel centre-ouest de la France[7]), menant à une importante et historiquement décisive victoire franque connue comme la bataille de Poitiers (ou Ma'arakat Balâṭ ash-Shuhadâ, bataille du Pavé des Martyrs, dans les sources arabes), mettant fin à la « dernière des grandes invasions arabes de France », une victoire militaire qualifiée de « brillante » du côté de Charles[8],[9],[10],[11],[12].

Après l'affrontement, Charles dirige l'offensive, détruisant des forteresses à Agde, Béziers et Maguelone, et engageant les forces musulmanes à Nîmes, mais ne parvenant pas à récupérer Narbonne (737), ou à réclamer pleinement la Narbonnaise wisigothe[8]. Par la suite, il réalise d'importants gains externes contre d'autres royaumes chrétiens, établissant un contrôle franc sur la Bavière, l'Alemannia et la Frise, et contraignant certaines des tribus saxonnes à offrir un tribut (738)[8].

En dehors de ses efforts militaires, Charles est considéré comme une figure fondatrice du Moyen Age européen[13]. Qualifié d'administrateur et de guerrier, il est crédité d'un rôle déterminant dans les responsabilités émergentes des chevaliers des tribunaux, et donc dans le développement du système féodal franc[14]. Le pape Grégoire III, dont le royaume était menacé par les Lombards, et qui ne pouvait plus compter sur l'aide de Constantinople, demanda à Charles de défendre le Saint-Siège, et lui offrit le consulat romain, bien que Charles refusât[8],[15],[16].

Il divise la Francie entre ses fils, Carloman et Pépin. Ce dernier devient le premier des Carolingiens. Le petit-fils de Charles, Charlemagne, afin d'inclure une grande partie de l'ouest, a étendu les royaumes francs, et est devenu le premier empereur d'occident depuis la chute de Rome[17].

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