Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle

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Officier général francais 7 etoiles.svg Charles-Louis-Auguste Fouquet
Duc de Belle-Isle
Portrait en buste de Charles-Louis-Auguste Fouquet (1684-1761), duc de Belle-Isle, maréchal de France par Maurice Quentin de La Tour (exposé au Salon de 1748)Collection particulière
Portrait en buste de Charles-Louis-Auguste Fouquet (1684-1761), duc de Belle-Isle, maréchal de France par Maurice Quentin de La Tour (exposé au Salon de 1748)
Collection particulière

SurnomMaréchal de Belle-Isle
Naissance
à Villefranche-de-Rouergue
Décès (à 76 ans)
à Versailles
OrigineDrapeau du royaume de France Royaume de France
Dignité d'ÉtatMaréchal de France
ConflitsGuerre de Succession d'Autriche
DistinctionsPair de France
Chevalier des Ordres du Roi
Chevalier de la Toison d'or
Membre de l'Académie française
Autres fonctionsMinistre d'État
Secrétaire d'État à la Guerre
Gouverneur des Trois-Évêchés
FamilleFouquet
Blason famille Fouquet.svg
D'argent à l'écureuil rampant de gueules, armes des Fouquet.
Signature de Charles-Louis-Auguste Fouquet

Charles-Louis-Auguste Fouquet, duc de Belle-Isle, né à Villefranche-de-Rouergue le et mort à Versailles le , est un officier et diplomate français.

Biographie

Origines et famille

Il est petit-fils du surintendant Nicolas Fouquet. Duc de Belle-Isle, duc de Gisors et pair de France en 1748, chevalier des Ordres du Roi et de la Toison d'or, prince de l'Empire, ministre d'État (1756), secrétaire d'État à la Guerre (1758) et maréchal de France.

Il est le fils de Louis Fouquet, marquis de Belle-Isle (1661-1738) et de Catherine Agnès de Lévis (1660-1728).

Le 20 mai 1721, Belle-Isle épouse, en premières noces, Henriette-Françoise de Durfort de Civrac. En secondes noces, il épouse Marie-Casimire-Thérèse-Geneviève-Emmanuelle de Béthune, en 1729. De leur union, Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle naquit en 1732. Ce dernier deviendra gouverneur de Metz en 1756, avant d'être tué au combat pendant la guerre de Sept Ans.

Une ascension fulgurante

Issu d'une famille en disgrâce, il doit son succès certes à ses talents, mais également au soutien sans faille de sa famille et à ses qualités relationnelles. Après s'être distingué sous Louis XIV et sous la Régence dans les guerres de Flandre et d'Espagne, il fut nommé en 1727, gouverneur des Trois-Évêchés, puis en 1732, lieutenant général. Il servit en 1734 sous les ordres du maréchal de Berwick. Habile négociateur, il contribua puissamment à assurer les duchés de Bar et de Lorraine à la France (1736).

La guerre de Succession d'Autriche

Article détaillé : Guerre de Succession d'Autriche.

Il est élevé à la dignité de maréchal de France en 1740[1]. Quand l’empereur Charles VI meurt, en octobre de la même année, Belle-Isle représente le parti de la guerre. Il pousse le roi Louis XV et son ministre, le cardinal de Fleury à s’engager dans le conflit en soutenant l'électeur Charles-Albert de Bavière, cousin issu de germains de son épouse.

Le , à la mort de Chauvelin, il est nommé ambassadeur extraordinaire en Allemagne pour appuyer l'élection à l'Empire du duc de Bavière sous le nom de Charles VII du Saint-Empire. Il prit une grande part à la guerre de Succession d'Autriche, commande la Bohême, et fit prendre Prague ; mais entouré de forces supérieures, il est forcé d'évacuer la ville et fait alors une retraite qui est universellement admirée (1742).[réf. nécessaire]

Il alla ensuite défendre le Dauphiné et la Provence, que menaçaient les Autrichiens et les Piémontais (1746). Le , il devint ministre d'État et, le , secrétaire d'État au département de la Guerre.

Le gouvernement des Trois-Évêchés

Gouverneur de la province des Trois-Évêchés en résidence à Metz durant plus de trente années de 1727 à sa mort, il a créé la Société royale des sciences et des arts de la ville de Metz, où il a participé également à la construction de l'abbatiale Sainte-Glossinde de Metz, de l'église Saint-Simon-Saint-Jude (1737-1740), de l'hôtel de l'Intendance (aujourd’hui préfecture de Metz), de la place d'Armes (1770) et de l'opéra-théâtre (1738-1752). On lui attribue cette déclaration osée : « la ville de Metz est ma maîtresse ».

Il se trouva parfois opposé à l'évêque de la ville, Claude Charles de Rouvroy de Saint-Simon.

Il fut élu en 1749 à l'Académie française. Voltaire a dit de lui : « Il écrivait d'une manière simple et commune, et on ne se serait jamais aperçu, par le style de ses dépêches, de la force et de l'activité de ses idées ».

Un portait du duc (pastel de 59 x 50 cm) par Maurice Quentin de La Tour semblable à celui reproduit sur cette page a été vendu à deux reprises par Christie's, en 1992 puis à New-York le 23/01/2004 (reprod. ds "L'Estampille L'Objet d'art" n°389/mars 2004 p 83).


Son frère - et conseiller - est connu sous le nom de chevalier de Belle-Isle.

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