Charles Baudelaire

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Charles Baudelaire
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Charles Baudelaire par Étienne Carjat, vers 1862.

Nom de naissance Charles-Pierre Baudelaire
Naissance
Paris, France
Décès (à 46 ans)
Paris, France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français, latin
Mouvement Symbolisme
Modernité poétique
Genres
Adjectifs dérivés Baudelairien, baudelairienne [1]

Œuvres principales

Charles Baudelaire est un poète français. Né à Paris le , il meurt dans la même ville le (à 46 ans). «  Dante d'une époque déchue [2] » selon le mot de Barbey d'Aurevilly, « tourné vers le classicisme, nourri de romantisme [3] », à la croisée entre le Parnasse et le symbolisme, chantre de la «  modernité », il occupe une place considérable parmi les poètes français pour un recueil certes bref au regard de l'œuvre de son contemporain Victor Hugo (Baudelaire s'ouvrit à son éditeur de sa crainte que son volume ne ressemblât trop à une plaquette…), mais qu'il aura façonné sa vie durant : Les Fleurs du mal.

Au cœur des débats sur la fonction de la littérature de son époque, Baudelaire détache la poésie de la morale, la proclame tout entière destinée au Beau et non à la Vérité [4]. Comme le suggère le titre de son recueil, il a tenté de tisser des liens entre le mal et la beauté, le bonheur fugitif et l'idéal inaccessible ( À une passante), la violence et la volupté (Une martyre), mais aussi entre le poète et son lecteur (« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ») et même entre les artistes à travers les âges (Les Phares) [5]. Outre des poèmes graves (Semper Eadem) ou scandaleux (Delphine et Hippolyte), il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda), l' horreur (Une charogne) et l'envie d'ailleurs (L'Invitation au voyage) à travers l' exotisme.

Éléments biographiques

Le général Aupick (1789-1857), beau-père de Charles Baudelaire.

Charles Baudelaire naît le 9 avril 1821 au 13 rue Hautefeuille [6] à Paris. Sa mère, Caroline Dufaÿs, a vingt-sept ans. Son père, Joseph-François Baudelaire, né en 1759 à La Neuville-au-Pont [7], en Champagne, est alors sexagénaire. Quand il meurt en 1827, Charles n'a que six ans. Cet homme lettré, épris des idéaux des Lumières et amateur de peinture, peintre lui-même, laisse à Charles un héritage dont il n'aura jamais le total usufruit. Il avait épousé en premières noces, le 7 mai 1797, Jeanne Justine Rosalie Janin, avec laquelle il avait eu un fils, Claude Alphonse Baudelaire [8], demi-frère de Charles.

Un an plus tard, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Jacques Aupick. C'est à l'adolescence que le futur poète s'opposera à ce beau-père interposé entre sa mère et lui. « Lorsqu'il arrive à Lyon, Charles a dix ans et demi...A l'égard de son beau-père aucune hostilité n'est alors perceptible » [9]. Peu fait pour comprendre la vive sensibilité de l'enfant, l'officier Aupick - devenu plus tard ambassadeur - incarne à ses yeux les entraves à tout ce qu'il aime : sa mère, la poésie, le rêve et, plus généralement, la vie sans contingences. « S'il va haïr le général Aupick, c'est sans doute que celui-ci s'opposera à sa vocation. C'est surtout parce que son beau-père lui prenait une partie de l'affection de sa mère. [...] Une seule personne a réellement compté dans la vie de Charles Baudelaire : sa mère [9] ».

En 1831, le lieutenant-colonel Aupick ayant reçu une affectation à Lyon, le jeune Baudelaire est inscrit à la pension Delorme et suit les cours de sixième au Collège royal de Lyon. En cinquième, il devient interne. En janvier 1836, la famille revient à Paris, où Aupick sera promu colonel en avril. Alors âgé de quatorze ans, Charles est inscrit comme pensionnaire au Collège Louis-le-Grand, mais il doit redoubler sa troisième. En seconde, il obtient le deuxième prix de vers latins au concours général.

Renvoyé du lycée Louis-le-Grand en avril 1839 pour une vétille [10], Baudelaire mène une vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par sa famille. Il passe son Baccalauréat au lycée Saint-Louis en fin d'année et est reçu in extremis. Jugeant la vie de l'adolescent « scandaleuse » et désirant l'assagir, son beau-père le fait embarquer pour Calcutta. Le Paquebot des Mers du Sud quitte Bordeaux le 9 ou 10 juin. Mais en septembre, un naufrage abrège le périple aux îles Mascareignes ( Maurice et La Réunion). On ignore si Baudelaire poursuit son voyage jusqu'aux Indes, de même que la façon dont il est rapatrié.

No 6 rue Le Regrattier : maison où Baudelaire logea sa maîtresse Jeanne Duval, dite la Vénus noire [11].
Portrait présumé de Jeanne Duval par Constantin Guys

De retour à Paris, Charles s'éprend de Jeanne Duval, une « jeune mulâtresse » avec laquelle il connaîtra les charmes et les amertumes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire et mène dès 1842 une vie dissolue. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Critique d'art et journaliste, il défend Delacroix comme représentant du romantisme en peinture, mais aussi Balzac lorsque l'auteur de La Comédie humaine est attaqué et caricaturé pour sa passion des chiffres [12] ou sa perversité présumée [13]. En 1843, il découvre les « paradis artificiels » dans le grenier de l'appartement familial de son ami Louis Ménard, où il goûte à la confiture verte. Même s'il contracte une colique à cette occasion, cette expérience semble décupler sa créativité (il dessine son autoportrait en pied, très démesuré). Il renouvellera cette expérience occasionnellement, et sous contrôle médical, en participant aux réunions du " club des Haschischins". En revanche, sa pratique de l'opium est plus longue : il fait d'abord, dès 1847, un usage thérapeutique du laudanum [14], prescrit pour combattre des maux de tête et des douleurs intestinales consécutives à une syphilis, probablement contractée vers 1840 durant sa relation avec la prostituée Sarah la Louchette. Comme De Quincey avant lui, l’accoutumance lui fait augmenter progressivement les doses. Croyant y trouver un adjuvant créatif, il en décrira les enchantements et les tortures [15].

Dessin de Courbet pour Le Salut public, 1848.

En 1848, il participe aux barricades. La Révolution de février instituant la liberté de la presse, Baudelaire fonde l'éphémère gazette Le Salut Public (d'obédience résolument républicaine), qui ne va pas au-delà du deuxième numéro. Le 15 juillet 1848 paraît, dans La Liberté de penser, un texte d' Edgar Allan Poe traduit par Baudelaire : Révélation magnétique. À partir de cette période, Baudelaire ne cessera de proclamer son admiration pour l'écrivain américain, dont il deviendra le traducteur attitré. La connaissance des œuvres de Poe et de Joseph de Maistre atténue définitivement sa « fièvre révolutionnaire » [16]. Plus tard, il partagera la haine de Gustave Flaubert et de Victor Hugo pour Napoléon III, mais sans s'engager outre mesure d'un point de vue littéraire (« L'Émeute, tempêtant vainement à ma vitre / Ne fera pas lever mon front de mon pupitre » - Paysage dans Tableaux parisiens du recueil Les Fleurs du mal) [17].

Baudelaire se voit reprocher son style d'écriture et le choix de ses sujets. Il n'est compris que par certains de ses pairs tels Armand Baschet, Édouard Thierry, Champfleury, Jules Barbey d’Aurevilly, Frédéric Dulamon [18] ou André Thomas… Cet engouement confidentiel contraste avec l'accueil hostile que lui réserve la presse. Dès la parution des Fleurs du Mal en 1857 [19], Gustave Bourdin réagit avec virulence dans les colonnes du Figaro du  : « Il y a des moments où l'on doute de l'état mental de M. Baudelaire, il y en a où l'on n'en doute plus ; - c'est, la plupart du temps, la répétition monotone et préméditée des mêmes choses, des mêmes pensées. L'odieux y côtoie l'ignoble ; le repoussant s'y allie à l'infect… ». Cette appréciation totalement négative deviendra le jugement dominant de l'époque.

Moins de deux mois après leur parution, Les Fleurs du mal sont poursuivies [20] pour « offense à la morale religieuse » et « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». Seul ce dernier chef d'inculpation sera retenu. Baudelaire est condamné à une forte amende de trois cents francs, réduite à cinquante par suite d'une intervention de l' impératrice Eugénie. L'éditeur Auguste Poulet-Malassis [21] s'acquitte, pour sa part, d'une amende de cent francs et doit retrancher six poèmes dont le procureur général Ernest Pinard a demandé l'interdiction (Les Bijoux ; Le Léthé ; À celle qui est trop gaie ; Lesbos ; Femmes damnées [Delphine et Hippolyte] ; Les métamorphoses du Vampire). Malgré la relative clémence des jurés eu égard au réquisitoire plus sévère qui vise onze poèmes, ce jugement touche profondément Baudelaire. Contraint et forcé, il fera publier une nouvelle édition en 1861, enrichie de trente-deux poèmes. En 1862, Baudelaire est candidat au fauteuil d' Eugène Scribe à l'Académie Française. Il est parrainé par Sainte-Beuve et Vigny. Mais le 6 février 1862, il n'obtient aucune voix et se désiste. Par la suite, il renoncera à se présenter au fauteuil d' Henri Lacordaire [22]. En 1866, il réussit à faire publier à Bruxelles (c'est-à-dire hors de la juridiction française), sous le titre Les Épaves [23], les six pièces condamnées accompagnées de seize nouveaux poèmes.

Tombe du général Aupick, de Mme Aupick et de Charles Baudelaire au cimetière du Montparnasse
à Paris.

Le 24 avril 1864, très endetté, il part pour la Belgique afin d'y entreprendre une tournée de conférences. Hélas, ses talents de critique d'art éclairé ne font plus venir grand monde… Il se fixe à Bruxelles où il rend plusieurs visites à Victor Hugo, exilé politique volontaire. Il prépare un pamphlet contre son éphémère pays d'accueil qui représente, à ses yeux, une caricature de la France bourgeoise. Le féroce Pauvre Belgique restera inachevé. Souhaitant la mort d'un royaume qu'il juge artificiel, il en résume l'épitaphe en un mot : Enfin !

C'est en Belgique que Baudelaire rencontre Félicien Rops, qui illustre Les Fleurs du mal en 1866.

Lors d'une visite à l' église Saint-Loup de Namur, Baudelaire perd connaissance. Cet effondrement est suivi de troubles cérébraux, en particulier d' aphasie. À partir de mars 1866, il souffre d' hémiplégie.

En juillet 1866, on le ramène à Paris. Il est aussitôt admis dans la maison de santé du docteur Guillaume Émile Duval (1825-1899), aliéniste réputé. L'établissement se situe 1 rue du Dôme, près de l' Arc de triomphe de l'Étoile.

C'est là qu'il meurt, rongé par la syphilis, le , à onze heures du matin. Le lendemain, Narcisse Ancelle et Charles Asselineau, amis fidèles, déclarent le décès à la mairie du XVIe arrondissement et signent l'acte d'état civil [24].

Le même jour, il est inhumé au cimetière du Montparnasse (6e division), dans la tombe où repose son beau-père détesté, le général Aupick, et où sa mère le rejoindra quatre ans plus tard.

Son faire-part de décès indique : « de la part de Madame Vve Aupick, sa mère, de Mme Perrée, sa grand’tante et de ses enfants, de Mme Vve Baudelaire sa belle-sœur, de M° Jean Levaillant, Général de Brigade, de M° Jean-Jacques Rousseau Levaillant, Chef de Bataillon, de M° Charles Levaillant Général de Division, ses cousins ».

Il n'a pu réaliser son souhait d'une édition définitive des Fleurs du Mal, travail de toute une vie.

Le Spleen de Paris (autrement appelé Petits poèmes en prose) est édité à titre posthume en 1869, dans une nouvelle édition remaniée par Charles Asselineau et Théodore de Banville. À sa mort, son héritage littéraire est mis aux enchères. L'éditeur Michel Lévy l'acquiert pour 1 750 francs. Une troisième édition des Fleurs du Mal, accompagnée des onze pièces intercalaires, a disparu avec lui.

Révision de la condamnation de 1857

Une première demande en révision du jugement de 1857, introduite en 1929 par Louis Barthou, alors ministre de la Justice, ne put aboutir faute de procédure adaptée.

C'est par la loi du 25 septembre 1946 [25] que fut créée une procédure de révision des condamnations pour outrage aux bonnes mœurs commis par la voie du livre, exerçable par le Garde des Sceaux à la demande de la Société des gens de lettres. Celle-ci décida aussitôt, à l'unanimité moins une voix [26], de demander une révision pour Les Fleurs du Mal, accordée le 31 mai 1949 par la Chambre criminelle de la Cour de cassation [27], [28], [29].

Dans ses attendus, la Cour énonce que : « les poèmes faisant l’objet de la prévention ne renferment aucun terme obscène ou même grossier et ne dépassent pas, en leur forme expressive, les libertés permises à l’artiste ; que si certaines peintures ont pu, par leur originalité, alarmer quelques esprits à l’époque de la première publication des Fleurs du Mal et apparaître aux premiers juges comme offensant les bonnes mœurs, une telle appréciation ne s’attachant qu’à l’interprétation réaliste de ces poèmes et négligeant leur sens symbolique, s’est révélée de caractère arbitraire ; qu’elle n’a été ratifiée ni par l’ opinion publique, ni par le jugement des lettrés ».

Domiciles du poète

Baudelaire habita principalement à Paris où, constamment endetté et pressé de fuir ses créanciers, il occupa une quarantaine de domiciles [30] :

  • 13, rue Hautefeuille, où il naît le 9 avril 1821. La maison fut détruite lors du percement du boulevard Saint-Germain. Une plaque rappelle son emplacement, à l'actuel no 17 (l'immeuble n'est pas numéroté) ;
  • 50, rue Saint-André-des-Arts, à partir de la mort de son père (1827) ;
  • 11, rue du Débarcadère (située à l’époque à Neuilly-sur-Seine) (1827-1828) ;
  • 17, rue du Bac, à partir du remariage de sa mère (1828) et jusqu’à la promotion du colonel Aupick (1832) ;
  • Lyon (1832-1836). Baudelaire est logé d’abord à la pension Delorme, puis à l’internat du collège Royal ; Pendant cette période, il réside également au 4-6, rue d'Auvergne. Une plaque, marquée d'un C et d'un B au balcon du deuxième étage, y a été apposée [31].
  • 32, rue de l'Université, au retour à Paris (1836) ;
  • 123, rue Saint-Jacques, à l'internat du lycée Louis-le-Grand (mars 1836-avril 1839) ;
  • rue de la Culture-Sainte-Catherine (devenue Rue de Sévigné), dans le Marais, domicile de ses parents après son renvoi du collège (printemps 1839). Baudelaire reprend ses cours comme externe au Lycée Saint-Louis ;
  • 22, rue du Vieux-Colombier, chez son répétiteur M. Lassègue, jusqu'à passage du baccalauréat (août 1839) ;
  • rue de l’Estrapade, pension L'Évêque et Bailly ;
  • rue du Pot-de-Fer-St.-Sulpice (devenue Rue Bonaparte), chez Mlle Théot ;
  • 73, rue de Lille ;
  • 50, Rue de Sévigné ;
  • Bordeaux, Île Maurice et Île Bourbon (actuelle Île de la Réunion), lors de son voyage dans les mers du Sud (9 juin 1841 - début février 1842) ;
  • 10 (devenu 22) quai de Béthune, sur l’ île Saint-Louis [32], au rez-de-chaussée à gauche de la porte d’entrée, avec fenêtre sur rue (mai-décembre 1842). Il y reçoit les visites de sa nouvelle maîtresse Jeanne Duval, qu’il avait rencontrée au Théâtre du Panthéon sis « cloître Saint-Benoît » (bâtiment remplacé par l'actuelle Sorbonne) ;
  • rue Vaneau, au rez-de-chaussée (premier semestre de 1843) ;
  • 15, quai d’Anjou, sur l'île Saint-Louis (juin à septembre 1843) ;
  • 17 quai d’Anjou, à l' hôtel Pimodan (originellement hôtel de Lauzun, puis redevenu tel plus tard) [33], sur l'île Saint-Louis. Baudelaire occupe trois pièces au dernier étage sous les combles, côté cour (octobre 1843 - 1846). Lors de son aménagement, il loge Jeanne Duval et la mère de Jeanne au 6, rue de la Femme-sans-Tête (devenue Rue Le Regrattier), également sur l’île Saint-Louis ;
  • une succession d’hôtels et de chambres garnies, souvent très brièvement, à partir de 1846. Au cours de 1846-1847, il réside successivement :
  • 18, avenue de la République (devenue Avenue de Neuilly) à Neuilly-sur-Seine (août 1848) ;
  • Dijon (bref séjour) ;
  • 95, avenue de la République (devenue avenue de Neuilly) à Neuilly-sur-Seine (mai 1850 - juillet 1851) ;
  • 25, rue des Marais-du-Temple (devenue rue Yves-Toudic) ;
  • 11, boulevard de Bonne-Nouvelle (mai - juillet 1852) ;
  • 60, rue Pigalle, dans un hôtel situé non loin de Mme Sabatier, qui habitait au 4 ou 16, rue Frochot (octobre 1852 - mai 1854). La mère de Baudelaire et son mari, le général Aupick, habitent à cette époque au 91, rue du Cherche-Midi ;
  • 61, rue Sainte-Anne, à l'hôtel d’York (actuellement hôtel Baudelaire Opéra) (février 1854) ;
  • 57, rue de Seine, à l'hôtel du Maroc (mai 1854 - février 1855) ;
  • « balloté d’hôtel en hôtel » en mars 1855, où il déménage à six reprises. Au début de juin, il loge dans des gîtes de rencontre [35] ;
  • 13, rue Neuve-des-Bons-Enfants, à l'hôtel de Normandie (juin 1855) ;
  • 27, rue de Seine (juillet - août 1855) ;
  • 18, rue d'Angoulême-du-Temple (devenue rue Jean-Pierre-Timbaud) (janvier - juin 1856). C’est là qu’il emménage de nouveau avec Jeanne Duval, mais les choses ne s’arrangent pas (disputes parfois violentes) et il la quitte ;
  • 19, quai Voltaire, à l'hôtel Voltaire (actuellement hôtel du quai Voltaire) (juin 1856 - novembre 1858). Baudelaire y achève les Fleurs du Mal. L’hôtel se trouve à deux pas de l’imprimerie du Moniteur universel, qui va publier en feuilleton un roman de Poe dans la traduction de Baudelaire - ce dernier dort souvent à l’imprimerie après avoir travaillé toute la journée ;
  • Allers-retours entre le domicile de sa mère à Honfleur, et le domicile de Jeanne à Paris, 22, rue Beautreillis ; avec quelques séjours à Alençon pour rendre visite à son éditeur Poulet-Malassis (novembre 1858 - juin 1859) ;
  • 22, rue d’Amsterdam, à l'hôtel de Dieppe (cet hôtel existe toujours) (1859-1864). Mme Sabatier habite non loin à partir de 1860, au 10 rue de la Faisanderie. À cette époque, Baudelaire loge Jeanne Duval à Neuilly-sur-Seine, au 4 rue Louis-Philippe, où il cohabite avec elle brièvement de décembre 1860 à janvier 1861) ;
  • 28, rue de la Montagne à Bruxelles, lors d'un séjour en Belgique (1864-1866). Baudelaire loge principalement à l’hôtel du Grand Miroir, Lors de ses rares retours à Paris, il loge à l’hôtel du Chemin de fer du Nord, place du Nord. Jeanne Duval habite à cette époque au 17, rue Sauffroy, dans le quartier des Batignolles. C’est en Belgique que Baudelaire est atteint d’une congestion cérébrale et rapatrié vivant, mais aphasique ;
  • 1, rue du Dôme, dans le quartier de Chaillot, à la clinique du docteur Duval. Baudelaire y entre en juillet 1866 et y meurt le 31 août 1867.

Baudelaire fréquentait beaucoup les cafés. Selon un ami de jeunesse [36], il « composait dans les cafés et dans la rue ». Dans sa jeunesse, il retrouvait ses amis Chez Duval, un marchand de vin installé place de l’Odéon. Il affectionnait aussi La Rotonde, un café du quartier Latin. Il prenait souvent ses repas à la Tour d’Argent sur le quai de la Tournelle, un restaurant qui existe toujours sous le même nom mais dont l’intérieur n’a plus rien en commun avec son apparence à l’époque de Baudelaire. Plus tard, ce sera le café Momus de la rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois, le Mabille, le Prado, la Chaumière et la Closerie des Lilas [37].

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