Charles-François Daubigny

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Charles-François Daubigny
Charles francois daubigny.jpg

Charles-François Daubigny photographié par Nadar.

Naissance
Décès
(à 61 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Maître
Élève
Mouvement
A influencé
Père
Enfant
Parentèle
Pierre Daubigny (d) (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Charles-François Daubigny, né le à Paris où il est mort le , est un peintre et graveur français. Rattaché à l’école de Barbizon, il est considéré comme un des peintres charnières entre le courant romantique et l’impressionnisme.

Biographie

Un Mot de Cambronne (1861), gravure. Autoportrait de Daubigny à bord de son bateau-atelier Le Botin.
L'artiste dans son atelier en 1878, vu par Marc-Aurèle dans Le Monde illustré, auquel Daubigny collaborait[1].

Issu d’une famille de peintres, Charles-François Daubigny est très tôt initié à cet art par son père, Edmé-François Daubigny et son oncle, le miniaturiste Pierre Daubigny. Il est également l’élève de Jean-Victor Bertin, de Jacques Raymond Brascassat et de Paul Delaroche, dont il va vite s'émanciper.

Daubigny, en 1838, rue des Amandiers-Popincourt[2], constitue une communauté d'artistes, un phalanstère, avec Geoffroy-Dechaume, Lavoignat, Meissonnier, Steinheil, Trimolet, avec lesquels il exprime déjà son intérêt pour des sujets tirés de la vie quotidienne et de la nature. Ces artistes vont travailler entre autres pour l'éditeur Léon Curmer, qui se spécialise dans l'ouvrage illustré de vignettes[2]. De cette époque datent les premières gravures affirmées de Daubigny.

Son premier séjour en 1843 à Barbizon, rue Grande où se trouve l'hôtel Les Pléiades, lui permet de travailler au cœur de la nature et change sa manière de peindre : non loin de Paris, la forêt de Fontainebleau était devenue dès 1822 pour Camille Corot, une source d'inspiration. Pour ces artistes séjournant autour de Barbizon, est privilégié l'observation de la nature, le paysage comme vrai sujet, et dans l'imitation de leurs contemporains anglais (qui avaient marqué le Salon de Paris de 1824), ils choisissent de peindre sur le motif en posant leur chevalet face aux éléments bruts dont ils s'imprègnent : quitter l'atelier confiné devient plus facile grâce à l'invention du tube de gouache en 1841 et du train, et cette « école », très informelle, est en réalité le creuset d'une nouvelle façon de représenter le paysage contemporain[3]. Daubigny rencontre Camille Corot en 1852 : sur son bateau (baptisé Le Botin) qu’il a aménagé en atelier de peinture, il peint en suivant le cours de la Seine et de l’Oise, en particulier dans la région d’Auvers. Une autre rencontre majeure, qui se produisit sans doute avant, est celle avec Gustave Courbet. Les deux artistes sont de la même génération, et sont portés par le mouvement réaliste : lors d'un séjour en commun, ils composent chacun une série de vues d'Optevoz.

En 1848, il travaille pour le compte de la Chalcographie du Louvre, exécutant des fac-similés, ce qui témoigne de sa grande expertise dans cet art, et revisite la technique de l'aquatinte en un procédé moins lourd. Sa célèbre série des Charrettes de roulage date de cette époque. En 1862, avec Corot, il expérimente la technique du cliché-verre, à mi-chemin entre la photographie et l'estampe[2].

En 1866, il intègre pour la première fois le jury du Salon de Paris aux côtés de son ami Corot : avec Courbet, ils savourent le succès de scandale de La Femme au perroquet. La même année, Daubigny visite l’Angleterre et s’y rend à nouveau en 1870, pour s'y réfugier, à cause de la guerre franco-prussienne. Il rencontre Claude Monet à Londres, avec qui il part pour les Pays-Bas. De retour à Auvers, il fait la connaissance de Paul Cézanne et d’autres peintres que l'on rattacha aux impressionnistes.

Il est le père du peintre Karl Daubigny, né à Paris en 1846 et mort à Auvers-sur-Oise en 1886.

Charles-François Daubigny est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (division 24).

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