Cetatea Albă

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La forteresse de Cetatea Albă en 1856, alors nommée Akkerman.
Ruines des hangars génois.
Cetatea Albă : la forteresse blanche d'Étienne de Moldavie.
Plan de la forteresse montrant l'ancien port (Chiliile genoveze : entrepôts génois), le donjon, les cours intérieure et extérieure.
La tour Est, le donjon, les vestiges de l'ancien port.

Cetatea Albă est une forteresse et une ville médiévale de Bessarabie située à l’embouchure du Nistre, près de la Mer Noire, aujourd’hui disparue à l’exception du site archéologique et historique de la citadelle. La ville ukrainienne moderne de Bilhorod-Dnistrovskyï, qui date du e siècle (Akkerman) et dont le nom actuel date de 1940, entoure le site.

Noms

La cité historique a existé du VIe siècle av. J.-C. à 1484. Elle s’est appelée Tyras en grec antique, Mavrokastro en grec médiéval, Montecastro en italien et Cetatea Albă en moldave/roumain. Comme Cetatea-Albă, les noms slaves de Białogród/Bilhorod et turc d’Ak-Kerman signifient « citadelle blanche », alors qu’à l’inverse Mavrokastro signifie en grec « citadelle noire ». On pense que ces divergences sont dues à l’incendie de la forteresse lors de sa prise par les Mongols et les Tatars en 1224, et à sa restauration par les génois qui la nommèrent Montecastro en 1315 : on suppose qu’elle était donc blanche lorsque leurs successeurs moldaves, turcs et russes en prirent possession[1]. Au XIIIe siècle, on transcrivait en français le nom génois de Montecastro par « Moncastre » et le nom polonais de Białogród par « Bellegarde »[2].

À noter qu’entre 1918 et 1940, la Roumanie réutilisa le nom médiéval moldave de Cetatea-Albă pour la localité moderne et que depuis, ce nom ancien est devenu le nom roumain de cette ville ukrainienne.