Carlos Castaneda

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Carlos Castaneda
Nom de naissance Carlos César Salvador Arana Castañeda [1]
Naissance
Cajamarca, Pérou
Décès (à 72 ans)
Los Angeles, Californie, États-Unis
Activité principale

Carlos Castaneda ( à Cajamarca, Pérou - à Los Angeles, Californie), est un auteur américain, titulaire d'un doctorat en anthropologie, dont les ouvrages relatent son enseignement par un "homme de connaissance" yaqui, du nom de don Juan Matus. Ses livres ont tous été des best-sellers [2]. Ils ont été vendu à 28 millions d'exemplaires et traduits en 17 langues. Ils ont reçu les louanges des critiques littéraires avant que certains suggèrent qu'ils soient des ouvrages de fiction. [3] Si la controverse est toujours vive, ses supporters pensent cependant que ses livres traitent bien de faits réels ou du moins qu'ils ont une valeur philosophique et décrivent des pratiques permettant un accroissement de la conscience.

Carlos Castaneda s'est retiré du devant de la scène en 1973 pour se consacrer à son travail intérieur. Il vivait dans une grande maison de Westwood en Californie avec trois de ses collègues : ses "compagnons sur le chemin de la conscience". Il fonda l'organisation Cleargreen Inc. afin de promouvoir la Tensegrity, qu'il décrivait comme la version moderne des "passes magiques" des shamans du Mexique de l'antiquité. Les passes magiques sont des mouvements physique découverts en état de rêve par les shamans de la lignée de Don Juan qui permettaient d'accroître les pouvoirs de leur perception.

Biographie

Enfance

La vie de Castaneda est mal connue, car celui-ci, disant obéir à la pensée de Don Juan, l'a entourée d'une aura de mystère. Il prétend être né à São Paulo ou Mairiporã, au Brésil en 1931 et d'autres fois en 1935. En fait, les documents du bureau de l'immigration disent qu'il est né à Cajamarca, au Pérou [4]. Castaneda a affirmé que son père, César Arana Burungaray, était professeur de littérature, alors qu'il était joaillier [5].

Études et carrière

Campus de UCLA, vu depuis le sud

Selon ses dires, Carlos Castaneda aurait d'abord suivi des cours à l' Académie des beaux-arts de Lima avant de se lancer dans les arts plastiques. Il dit aussi avoir passé la plus grande partie du début de sa vie en Argentine avant de se rendre aux États-Unis pour suivre des études d' anthropologie. Il prétendit aussi avoir été membre des Special Forces américaines, ce qu'aucun document n'a jamais corroboré.

Doña Ramona, une chamane dans le désert mexicain de Sonora, lieu prétendu de multiples rencontres de Castaneda et de son mentor don Juan Matus. La chamane tient à la main des herbes rituelles (plantes de pouvoir ou plantes psychoactives, que Castaneda désigne, entre autres, par l'expression « herbe du diable », dans un de ses ouvrages.

D'après le Time, Castaneda aurait eu une fille naturelle avant son départ du Pérou [5].

Selon l'étude de Claudie Voisenat et Pierre Lagrange sur l'ésotérisme contemporain [6], Carlos Castaneda arrive aux États-Unis en 1951, étudie la parapsychologie jusqu'en 1959 au Los Angeles City College et s'intéresse aux effets du peyotl. C'est en 1959 qu'il devient étudiant en anthropologie à l' Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Il publie en 1968 son mémoire The Teachings of Don Juan. A Yaqui Way of Knowledge, dans lequel il raconte pour la première fois avoir rencontré don Juan Matus en 1960, un sorcier yaqui dont il serait devenu le disciple. Le livre sort en France en 1972 sous le titre L'Herbe du diable et la petite fumée.

Ses livres suivant - Voir et Voyage à Xtlan - sont écrits alors qu'il est encore un étudiant en anthropologie. Ils sont présentés comme des carnets de recherches décrivant un apprentissage traditionnel avec un "homme de connaissance". Il obtient son doctorat (Ph. D) en anthropologie en 1973 sur la base de ces ouvrages qui seront plus tard controversés [7], [8].

En 1974, il publie son quatrième livre, Histoires de pouvoir, qui décrit la fin de son apprentissage sous la tutelle de don Juan Matus. Castaneda continue d'être un auteur à succès avec ses publications suivantes qui développent d'autres aspects de l'enseignement de don Juan.

Il écrit que don Juan l'aurait reconnu comme étant le nouveau nagual ou leader du groupe des voyants de sa lignée. Don Juan utilise aussi ce terme nagual pour nommer la part de la perception humaine appartenant au domaine de l'inconnu, qui reste cependant accessible aux êtres humains. Pour les voyants de son clan, don Juan aurait joué le rôle de lien avec cet inconnu. Castaneda fait souvent référence au domaine de l'inconnu sous le terme de "réalité non-ordinaire".

Le terme nagual est utilisé en anthropologie pour désigner un chaman ou sorcier qui prétend être capable de se métamorphoser en un animal ou de prendre métaphoriquement une autre apparence grâce à des rituels magiques ou à la prise de plantes psychotropes.

Pendant le temps ou il fut une célébrité culturelle, il ne fit que de rares apparitions publiques. Il fit la couverture du Time le 5 mars 1973 où il fut décrit comme "an enigma wrapped in a mystery wrapped in a tortilla" : "une énigme enveloppée dans du mystère, enroulée dans une tortilla". Une controverse fut déclenchée lorsqu'on apprit que la photo qu'il avait donné pour le magazine était en fait celle de quelqu'un d'autre. Lorsque la journaliste Sandra Burton le confronta sur ses incohérences à propos de son autobiographie, il répondit:

"Me demander mes données autobiographiques pour que vous vérifiez ma vie... est comme si vous utilisiez la science pour valider la sorcellerie. Cela prive le monde de sa magie et nous rend semblable à des bornes kilométriques."

La journaliste écrivit:

"Castaneda permet au lecteur d'expérimenter la pression des vents mystérieux, le frissonnement des feuilles au soleil couchant, l'attention particulière du chasseur aux sons et aux odeurs, la froideur implacable des indiens, le parfum cru de la Tequila et le goût fibreux du peyotl, la poussière sur la voiture et l'envol d'un corbeau. C'est un cadre superbement concret, dense, avec une signification animiste. Ça rend le récit très juste, compte tenu de l'extrême étrangeté des événements qui s'y déroulent."

Suite à cet interview, Castaneda se retira complètement de la scène publique.

En 1984, Federico Fellini aimerait adapter L’Herbe du diable et la petite fumée au cinéma. Il contacte Alexandro Jodorowsky pour l'associer à la préparation du scénario. Il a même l'idée d'un titre : Viaggio a Tulum (Voyage à Tulum) . Incapable de joindre Castaneda, Fellini va à Los Angeles en 1986 et obtient de Castaneda qu'il le rejoigne à son hôtel. Fellini aurait par la suite eu l'impression que le sorcier lui aurait jeté un mauvais sort. Quoi qu'il en soit les deux hommes ne se reverront plus et le film n'existera pas [9].

Castaneda réapparait publiquement dans les années 90 pour promouvoir la Tensegrity®, la forme moderne de séries de mouvements. D'après lui, ces mouvements proviendraient d'une lignée de chamans toltèques longue de 25 générations. Le 16 juin 1995, Cleargreen Inc. est créé. La déclaration d'intention annonce :

Cleargreen est une organisation qui a deux buts. D'abord elle sponsorise et organise des ateliers et des séminaires de Tensegrity®, ensuite elle est une maison d'édition.

Lorsque Castaneda était encore en vie, Cleargreen a publié trois vidéos sur la Tensegrity®. Castaneda lui-même n'apparait pas sur les vidéos. De nos jours, Cleargreen continue à donner des ateliers en ligne et dans le monde. Elle forme et certifie aussi des enseignants.

Mystère sur sa mort

Castaneda est mort le des suites d'un cancer du foie mais l'annonce ne sera faite, pour des raisons inconnues, que deux mois plus tard, le [10]. Il existe une incertitude de trois jours autour de la date de sa mort, le corps aurait même disparu pour finir par être retrouvé. Ce flou serait dû à l'existence d'un fils qui aurait exigé le silence pour des raisons testamentaires. De plus, les proches disciples et l'épouse de Castaneda disparaissent après sa mort et certains ne sont jamais réapparus.

Le corps a finalement été incinéré et ses cendres dispersées au-dessus du haut désert mexicain, dans la plus grande discrétion [11].

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