Caractère (typographie)

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Caractère mobile en plomb typographique de la ligature du s (s long) et du i dans la fonte de caractères Garamond 12 points.
Caractère Didot.

En typographie, un caractère, ou type (mobile, typographique ou d'imprimerie), est une petite pièce, généralement en plomb typographique, destinée à recevoir de l'encre grasse avant d'être pressée sur un support, généralement en papier, pour y laisser son empreinte. Les très gros caractères mobiles peuvent être faits de bois.

La partie supérieure de cette pièce (l' œil) est en relief, formant ainsi le glyphe d'un caractère d'un système d'écriture. L'ensemble des caractères mobiles de même corps, graisse et style qui composent un caractère (au sens de famille) complet est une fonte de caractères. Le document écrit qui fait l'inventaire d'une fonte de caractères (liste des caractères et de leurs quantités respectives) dont a besoin un imprimeur est la police de caractères [1].

Histoire des caractères mobiles

Article détaillé : Imprimerie.

Caractères mobiles en terre cuite

La typographie avec ses caractères mobiles débute au XIe siècle en Chine, avec l'invention de Bi Sheng qui employa, dès 1040, des « caractères mobiles en terre cuite [2] », plus de 500 ans après les premières traces d'imprimerie, au nord-ouest de la Chine, dans l'actuelle province du Gansu.

Caractères mobiles en bois

Caractères mobiles en bois en alphabet ouïghour, datant du e siècle au e siècle, conservés au Musée de l'imprimerie de Chine.

On a retrouvé dans les grottes de Mogao, province du Gansu, en Chine, des caractères mobiles en bois utilisant l' alphabet ouïghour, datés du e siècle au e siècle. Ce sont à ce jour les plus anciens exemplaires de caractères mobiles existant encore. Cette écriture n'est plus utilisée par les Ouïghours, mais des variantes le sont par les Mongols ( mongol bichig, todo bitchig) et quelques Toungouses ( Mandchous ( alphabet mandchou) et Xibe), au nord de la Chine. En raison des spécificités de liaison des caractères dans les mots de ces écritures, chaque caractère mobile représente un mot plutôt qu'une lettre séparée.

Caractères mobiles en métal

Caractère mobile en métal

Les caractères mobiles en métal auraient vu le jour en Corée vers 1234, inventés par Choe Yun-ui [3]. Le plus ancien exemplaire encore existant de livre imprimé à partir de caractères métalliques date de 1377. Il s'agit du Jikji Simkyong, conservé à la Bibliothèque nationale de France [4].

Deux siècles après les Coréens, l' imprimerie à caractères mobiles arrive en Europe. Johannes Gutenberg crée, vers 1450, un ensemble de techniques conjointes : les caractères mobiles en plomb typographique (un alliage composé d'environ 70 % de plomb, 25 % d'antimoine et 5 % d'étain) et leur technique de fabrication (un moule à fondre les caractères), de l'encre grasse adéquate et la presse typographique (une presse à vis). Ces techniques continueront à évoluer dans l'industrie jusqu'à l’avènement de la photocomposition dans les années 1970 [5]. Certaines presses, généralement à vocation artistique, continuent d'utiliser des caractères métalliques.

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