Canton de Genève

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République et Canton de Genève
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau

Localisation du canton en Suisse.
Noms
Nom allemand Republik und Kanton Genf
Nom italien Repubblica e Canton Ginevra
Nom romanche Republica ed il chantun Genevra
Administration
Pays Drapeau de la Suisse  Suisse
Entrée dans la Confédération 1815
Abréviation GE
Chef-lieu Genève
Communes 45 [1]
Districts Aucun
Exécutif Conseil d'État (7 sièges) [2]
Législatif Grand Conseil (100 sièges) [3]
Conseil des États 2 sièges [4]
Conseil national 11 sièges [5]
Démographie
Gentilé Genevois, Genevoise
Population 490 578 hab. (décembre 2015)
Densité 1 737 hab./km2
Rang démographique 6e [6]
Langue officielle français
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 05″ Nord, 6° 09′ 58″ Est
Altitude Min.  Rhône à Chancy 332 m – Max.  Les Arales [7] 516 m
Superficie 28 248 ha = 282,48 km2
Rang 21e [8]

La République et Canton de Genève est un canton suisse de 490 578 habitants, successeur de la République de Genève indépendante depuis le XVIe siècle jusqu'à son intégration dans la République française en 1798.

Le canton de Genève recouvre son indépendance le 31 décembre 1813 après la défaite des armées de Napoléon Napoléon Ier, puis devient un canton suisse le 19 mai 1815. La République et Canton de Genève a une superficie modeste mais est densément peuplée. Elle se situe à l'extrémité ouest de la Suisse et du lac Léman, et est entourée en grande partie par la France. Son chef-lieu est la ville de Genève.

Histoire de Genève

Article détaillé : Histoire de Genève.
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Les plus anciens vestiges attestant la présence de l'homme dans le bassin genevois sont datés d'environ 11000 av. J.-C. Il s'agit des abris sous-blocs de Veyrier (au pied du Salève). Ces campements temporaires sont occupés par des chasseurs de rennes appartenant à la culture magdalénienne. Les premières traces d'occupation humaine du site de Genève remontent à 5000 av. J.-C. environ. Elles sont découvertes sur les rives du lac Léman et dans un site d'habitat retrouvé sous le temple de Saint-Gervais. La colline de la vieille-ville n'est habitée qu'en 1000 av. J.-C.

Vers 300 av. J.-C., le peuple celte des Allobroges occupe un vaste territoire qui s'étend de Vienne ( Isère) à Genève (limité à la rive gauche du Rhône et en amont de Lyon). En 124 av. J.-C., les Allobroges se soumettent à Rome et intègrent la Gaule narbonnaise. En 58 av. J.-C., Jules César défend Genava (Genève) contre une incursion des Helvètes en faisant détruire le pont sur le Rhône.

Vers 400, Genève est érigée en évêché. En 443, une tribu germanique, les Burgondes, se fixe dans la région. En 535, celle-ci est occupée par les Francs : Genève est incorporée à la monarchie mérovingienne, puis à l'Empire carolingien. La désagrégation de ce dernier, au IXe siècle, voit naître le second royaume de Bourgogne, auquel Genève appartient. En 1032, cet État passe aux empereurs germaniques [9].

En droit, Genève dépend désormais de l'Empire. En fait, depuis le XIe siècle et jusqu'à la Réforme de 1535, elle est gouvernée par ses évêques devenus seigneurs de la ville. Pendant le Moyen Âge, Genève reste une localité secondaire jusqu'à ce que ses foires, qui atteignent leur plus grand essor au XVe siècle, lui donnent, pour la première fois, une aura internationale.

Cependant, son indépendance est menacée par les États de Savoie, dont les princes s'efforceront, du XIIIe siècle au XVIIe siècle, avec l'appui des Mammelus de s'emparer de la ville, sans y parvenir. Au moment du plus grave danger, dans le premier tiers du XVIe siècle, l'appui des Eidguenots, partisans des cantons suisses de Fribourg et de Berne préserve l'autonomie de la cité.

La Réformation protestante s'y impose en 1535. Politiquement, la cité devient dès lors une république. Le Français Jean Calvin (originaire de Noyon) s'y installe en 1536 mais en est chassé en 1538 en raison de son degré d'intolérance et des conséquences politiques afférentes à celui-ci, puis est finalement rappelé en 1541. Il y restera jusqu'à sa mort en 1564.

Article détaillé : République de Genève.

Dès 1550, une foule de protestants, en particulier des calvinistes français (mais aussi d'autres Français, originaires du Dauphiné, devenus membres de la secte dite des « vaudois », partis de chez eux pour s'installer en Piémont beaucoup plus tolérant, sont persécutés en France pour les premiers, mais, finalement commençant à l'être aussi en Piémont pour les seconds), trouvent tous asile à Genève. Sous l'égide du noyonnais Calvin et du bourguignon Théodore de Bèze, ils procurent à leur nouveau foyer d'accueil genevois un grand rayonnement religieux et intellectuel.

Les réfugiés aisés aident aussi à redresser l'économie qui se trouve en récession depuis le déclin des foires à la fin du XVe siècle. Dans la nuit du 11 au , le duc de Savoie tente une attaque nocturne contre l'autorité des nouveaux occupants de la ville pour recouvrer l'exercice de ses droits sur Genève, mais cette tentative échoue. La défaite savoyarde est commémorée chaque année lors de la « fête de l'Escalade ».

Après la révocation de l' Édit de Nantes en 1685, les mesures prises par Louis XIV contre le protestantisme en France font affluer une deuxième grande vague de réfugiés en provenance de ce pays. Le XVIIIe siècle est une époque de grande prospérité. Les industries genevoises, le commerce et la banque sont florissants. Mais la cité est déchirée par des troubles civils.

La révolution genevoise de 1792 détruit le gouvernement aristocratique de l'Ancien Régime et proclame l'égalité politique. En 1798, Genève est annexée par la France et intégrée au «  département du Léman » dont elle devient le chef-lieu. La défaite des armées françaises lui rend finalement son indépendance en 1813. Les magistrats de la République demandent son entrée dans la Confédération suisse, obtenue définitivement en 1815 au Congrès de Vienne. Les frontières définitives et actuelles du canton datent de 1815, avec le gain sur la France (à titre de dédommagement d'occupation) de 6 communes ( Collex-Bossy, Le Grand-Saconnex, Pregny-Chambésy, Vernier, Meyrin et Versoix) représentant 49,3 km2 et le gain sur la Savoie de ce qu’on appelle les communes réunies, représentant 108,8 km2. En 1846, une révolution dirigée par James Fazy renverse le gouvernement de la Restauration et établit la constitution qui régira jusqu'en 2012, date de la nouvelle constitution genevoise. Au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle, Genève accueille de nombreux réfugiés politiques. Suivant les idées du Genevois Henri Dunant, le Comité international de la Croix-Rouge est créé en 1864, première des institutions internationales que la ville va abriter.

La mission internationale de Genève s'affirme après la Première Guerre mondiale, lorsqu'elle est choisie comme siège de la Société des Nations, ancêtre de l' Organisation des Nations unies (ONU).

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