Cameroun

République du Cameroun

Republic of Cameroon (en)

Drapeau
Drapeau du Cameroun.
Blason
Blason du Cameroun.
Devise nationale Paix, travail, patrie
Peace, Work, Fatherland
Hymne national

Chant de Ralliement
Ô Cameroun, berceau de nos ancêtres

O Cameroon, Cradle of our Forefathers
Fête nationale 20 mai (réunification en 1972)
Administration
Forme de l'État République
Président de la République Paul Biya
Premier ministre Philémon Yang
Président du Sénat Marcel Niat Njifenji
Président de l'Assemblée nationale Cavayé Yeguié Djibril
Langues officielles Français, anglais [1]
Capitale Yaoundé

3° 52′ N, 11° 31′ E

Géographie
Plus grande ville Yaoundé et Douala
Superficie totale 475 442 km2
( classé 53e)
Superficie en eau 1,3
Fuseau horaire UTC +1
Histoire
Indépendance de la tutelle de la Société des Nations (SDN) devenue l'actuelle ONU

pour la partie sous tutelle de la France

pour la partie sous la tutelle britannique
Unification fédérale 1er octobre 1961
Fin du fédéralisme 20 mai 1972
Démographie
Gentilé Camerounais
Population totale (2015) 23 739 218 [2] hab.
( classé 53e)
Densité 49,9 hab./km2
Économie
PIB (PPA) ( 2015)

72,15 milliards US$ [3]

7 ( 96e)
PIB (PPA) par hab. ( 2015) 3200 $ (187e)
IDH ( 2014) en augmentation0,512 [4] (faible  ; 153e (2014))
Monnaie Franc CFA ( XAF​)
Divers
Code ISO 3166-1 CMR, CM​
Domaine Internet .cm
Indicatif téléphonique +237
Organisations internationales ACP, AfDB, AU, BDEAC, C, CEMAC, EITI (compliant country), FAO, FZ, G-77, IAEA, IBRD, ICAO, ICRM, IDA, IDB, IFAD, IFC, IFRCS, IHO, ILO, IMF, IMO, IMSO, Interpol, IOC, IOM, IPU, ISO, ITSO, ITU, ITUC (NGOs), MIGA, MONUSCO, NAM, OIC, OIF, OPCW, PCA, UN, UNCTAD, UNESCO, UNHCR, UNIDO, UNOCI, UNWTO, UPU, WCO, WFTU (NGOs), WHO, WIPO, WMO, WTO

Le Cameroun (prononcé [ k a . m ə . ʁ u n] ou [ k a m . ʁ u n]), en forme longue la République du Cameroun, en anglais Republic of Cameroon, est un pays d' Afrique centrale, situé entre le Nigéria à l'ouest, le Tchad au nord, la République centrafricaine à l'est, le Gabon, la Guinée équatoriale et la République du Congo au sud et le golfe de Guinée au sud-ouest.

Avant la période coloniale, les habitants ne formaient pas un seul groupe homogène et présentaient plusieurs formes d’organisation sociale allant de royaumes structurés à des ethnies nomades. Aux anciens royaumes ( Bamoun, Adamaoua, Garoua) succède au XIXe siècle la colonie allemande qui place le Cameroun sous protectorat. À l’issue de la Première Guerre mondiale, le Cameroun est placé sous la tutelle de la Société des Nations et confiée à l’administration de la France pour sa partie orientale et du Royaume-Uni pour sa partie occidentale. L’ancien mandat de l'ONU sous administration française accéda à l’indépendance sous l’appellation de République du Cameroun le . Il est rejoint par une partie du territoire sous administration britannique en pour former la République fédérale du Cameroun qui, le 20 mai 1972, fut renommée République unie du Cameroun, puis République du Cameroun en 1984. Comme pour la plupart des États d’ Afrique, le Cameroun et ses frontières actuelles résultent donc de la colonisation européenne.

Le Cameroun est aujourd’hui membre de droit de l' Organisation internationale de la francophonie ainsi que du Commonwealth.

Le Cameroun est surnommé « l’Afrique en miniature » [5] en raison de sa diversité climatologique, géographique, humaine, culturelle.

Histoire

Les premiers habitants du Cameroun furent probablement les chasseurs-cueilleurs Baka, des nomades Pygmées. Mais, dès le Ier millénaire Ier millénaire av. J.-C., se sont développées des sociétés sédentaires d’ agriculteurs- éleveurs, peut-être venus du Sahara alors en voie de désertification et les Bakas ont été repoussés dans les forêts des provinces du sud et de l’est où on les trouve encore. Parmi les sédentaires, ceux du sud-ouest de l’actuel Cameroun et du sud-est du Nigéria sont les plus anciennement attestés comme utilisant des Langues bantoues ces langues se sont ensuite répandues à travers la majeure partie de l’ Afrique subsaharienne occidentale, jusqu’en Afrique du Sud, probablement en même temps que l’agriculture [6]. La première allusion historique aux côtes camerounaises se trouverait dans le récit dit périple d’ Hannon, dans un texte grec très discuté. Au Ve siècle Ve siècle av. J.-C., ce Carthaginois aurait atteint le mont Cameroun qu’il baptisa le Char des Dieux. Mais ce texte est controversé parce que traduction approximative depuis le phénicien et surtout parce qu’il n’y a pas de preuve archéologique que les Carthaginois soient allés au sud d’ Essaouira [7].

En revanche, on a la certitude que, en 1472, les marins Portugais du navigateur Fernando Pó sont entrés dans l’estuaire du Wouri, s’extasiant de l’abondance des crevettes dans le cours d’eau qu’ils appellent aussitôt Rio dos Camarões (rivière des crevettes). Les marins anglais adoptèrent ce nom en l’anglicisant (Cameroons), d'où le nom actuel de Cameroun.

Après les Portugais viennent les Néerlandais puis les Allemands. Par les contacts avec les Européens et les Sahéliens ( Royaume du Kanem-Bornou) débutent des échanges commerciaux réguliers. Le développement de la traite négrière, soit occidentale, soit orientale, la diffusion du christianisme par le sud et de l’ islam par le nord, changent profondément les sociétés du Cameroun, favorisant les groupes structurés ayant adopté une religion monothéiste et capables de se procurer des armes à feu, au détriment de l’organisation politique antérieure (comme le Royaume Bamoun).

Évolution territoriale du Cameroun (1901 - 1962).

Dans l'optique de protéger leurs intérêts commerciaux, les Allemands établissent le [8] leur protectorat du nom de Kamerun. Afin d’assurer l’essor économique du protectorat, les Allemands se lancent dans des travaux importants : construction de routes et de la première ligne de chemin de fer, démarrage des travaux du port de Douala, édification d’écoles et d’hôpitaux, création de grandes plantations (cacaoyers, bananiers, caféiers, hévéas, palmiers à huile...). Mais les indigènes sont pour la plupart soumis au travail forcé et aux châtiments corporels. Quant aux Baka, ils sont piégés et étudiés comme des animaux ; certains sont emmenés en Allemagne pour être montrés, en cage, dans les expositions coloniales [9]. Les Allemands perdent leur colonie en raison de leur défaite lors de la Grande Guerre, en 1918 ; la Société des Nations confie alors la partie orientale (la plus grande) à la France et la zone occidentale (deux poches limitrophes du Nigéria) au Royaume-Uni. Chacun de ces deux pays imprimera sa marque à son Cameroun, la France adoptant la politique de l’assimilation et le Royaume-Uni celle de l’ indirect rule.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement de l'UPC ( Union des populations du Cameroun), dirigé par Ruben Um Nyobe, revendique l'indépendance et la réunification avant d'être interdit puis réprimé par les Français en pays Bassa et en pays Bamiléké («  guerre bamiléké »). L'indépendance de la zone française est proclamée le , le Cameroun devenant la première des 18 colonies africaines à accéder à l'indépendance en 1960 [10]. La réunification a lieu l'année suivante avec la partie sud de la zone britannique, la partie Nord ayant opté pour l'union avec le Nigeria. Il s'en suit une période de violente répression contre le mouvement de l'UPC, et l'ALNK, son «  Armée de libération nationale du Kamerun », par le nouveau gouvernement avec l'assistance de la France, qui durera jusqu'à la fin des années 1960 [11]. D'après l'ouvrage Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique [12], ce sont des officiers français qui, au cours des années 1960, ont dirigé clandestinement les opérations de répression menée par l'armée camerounaise contre les derniers bastions de l'insurrection upéciste, essentiellement à l'Ouest du pays. Tortures, regroupement et déplacement de force des populations, exécutions extrajudiciaires, guerre psychologique, décapitation, villages rasés ou bombardés au napalm, [13] les méthodes employées sont celles de la France durant la guerre d'Algérie, qui sont peu à peu transmises par les militaires français à leurs homologues camerounais, notamment au sein de l'École militaire interarmes du Cameroun (EMIAC), dirigée au cours de cette période par des officiers français formés à la doctrine de la guerre révolutionnaire (DGR). Le , un référendum conduit à un État unitaire et met fin au fédéralisme.

À la fin des années 1990, les " compagnies juniors" canadiennes, 100 pays, pour la plupart encore à l'état de projet [14] multiplient les contrats avec des pays africains parmi lesquels le Cameroun, où Mega Uranium a des concessions sur 4 654 km2 [15]. L’ambassadeur américain au Cameroun, Niels Marquardt organisa le voyage du premier ministre Ephraïm Inoni à l’été 2007 aux États-Unis, au cours duquel la délégation camerounaise a été orientée vers des sociétés minières canadiennes, américaines, anglaises et australiennes [16].

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