Calendrier républicain

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Calendrier républicain de l'an II (1793 – 1794), dessin de Philibert-Louis Debucourt.
Exemplaire de calendrier républicain.

Le calendrier républicain, ou calendrier révolutionnaire français, fut créé pendant la Révolution française, et fut utilisé de 1792 à 1806, ainsi que brièvement durant la Commune de Paris. Il entre en vigueur le 15 vendémiaire an II (), mais débute le 1er vendémiaire an I (), jour de proclamation de la République, déclaré premier jour de l'« ère des Français ».

Comme le système métrique, mis en chantier dès 1790, ce calendrier marque la volonté des révolutionnaires d'adopter un système universel s’appuyant sur le système décimal, qui ne soit plus lié à la monarchie ou au christianisme [1], en remplacement du calendrier grégorien. Outre le changement d'ère (renumérotation des années), il comprend un nouveau découpage de l'année, et de nouveaux noms pour les mois et les jours.

L' année du calendrier républicain était découpée en douze mois de trente jours chacun (soit 360 jours), plus cinq à six jours complémentaires (selon les années) ajoutés en fin d'année pour qu'elle reste alignée avec l' année tropique (environ 365,25 jours).

La correspondance des dates plus bas, est donnée à titre indicatif. En effet, elles varient légèrement d'une année à l'autre. Une correspondance détaillée est donnée aux articles an an I à an an XIV.

Création et utilisation

L’invention de ce calendrier se fit progressivement. Le , les députés de la Convention, réunis pour la première fois, décidèrent à l'unanimité par acclamation de l' abolition de la royauté en France et le lendemain (jour anniversaire de l'adoption du premier article de la Constitution de 1789 [2]), la Convention nationale décréta que « Tous les actes publics sont désormais datés à partir de l'an I de la République ». C’est le que Charles-Gilbert Romme, rapporteur du groupe de travail nommé par le Comité d'instruction publique, présente devant la Convention (le Comité lui-même ayant eu droit à une présentation six jours auparavant) ce qui deviendra bientôt le calendrier républicain. Après certains ajustements, il entra en vigueur à partir du lendemain du décret de la Convention nationale du 14 vendémiaire an II (} [3], [Note 1].

La nomenclature des mois et des jours continua d’évoluer dans les mois qui suivirent. Le décret fut refondu le 4 frimaire an II (), qui donna sa forme définitive au calendrier. Ce dernier décret abolit l'«  ère vulgaire » pour les usages civils et définit le comme étant le premier jour de l'« ère des Français ». Pour les années suivantes, le premier jour de l'année serait celui de l' équinoxe vrai à Paris (ce qui tombait entre le 22 et le 24 septembre selon le calendrier grégorien). La première année est l'an I, il n'y a donc pas d' année zéro.

La commission Romme

L'organisation du nouveau calendrier a été créée par une commission formée de Gilbert Romme et de Claude Joseph Ferry, qui demandèrent que Charles-François Dupuis leur soit adjoint. Ils associèrent Louis-Bernard Guyton-Morveau, Joseph-Louis Lagrange, Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande, Gaspard Monge et Alexandre Guy Pingré à leurs travaux. Gilbert Romme fut le rapporteur de la commission, et c'est à ce titre que la création du calendrier républicain lui est généralement attribuée [4].

Nomenclature

Les noms des mois et des jours furent conçus par le poète Fabre d'Églantine avec l'aide d' André Thouin, jardinier du jardin des plantes du muséum national d’histoire naturelle. Chaque nom de mois rappelle un aspect du climat français (décembre, nivôse en rapport avec le thème de la neige) ou des moments importants de la vie paysanne (septembre, vendémiaire, les vendanges). Chaque jour était caractérisé par le nom d'un produit agricole, d'une plante, d'un animal ou d'un outil en lieu et place des noms de saints du calendrier traditionnel [5]. De ce fait, ce calendrier, que ses concepteurs voulaient « universel », était fortement lié à son pays d'origine et au poids économique que représentaient les activités agricoles à l'époque [6].

En 1796, Louis Lafitte fournit douze dessins du Calendrier républicain. Il produit aussi des décorations peintes sur papier huilé, destinées à être éclairées et vues par transparence.

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