Bulls de Chicago

Bulls de Chicago
Logo du Bulls de Chicago
Généralités
SurnomsThe Bulls
Fondation26 janvier 1966
Couleurs              
SalleUnited Center
21 711 places
SiègeDrapeau de Chicago Chicago
Drapeau de l'Illinois Illinois
Drapeau des États-Unis États-Unis
Championnat actuelNBA
PrésidentJohn Paxson
ManagerGar Forman
EntraîneurFred Hoiberg
Site webwww.bulls.com
Palmarès principal
National[1]6
1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998

Maillots

 
Domicile jersey
Domicile jersey
 
Domicile shorts
 
Domicile
 
Extérieur jersey
Extérieur jersey
 
Extérieur shorts
 
Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2017-2018 des Bulls de Chicago
0

Les Bulls de Chicago (en anglais : Chicago Bulls ; « les taureaux de Chicago ») sont une franchise professionnelle de basketball basée à Chicago (Illinois). Fondée le 26 janvier 1966, l'équipe est membre de la ligue majeure de basket-ball américain - la National Basketball Association (NBA) - et joue dans la Conférence Est, division Centrale. Depuis 1994, ses matchs à domicile se déroulent dans le United Center, un palais omnisports de 22 879 places situé dans le secteur de Near West Side, fréquemment dénommé par ses initiales UC. Sa mascotte est Benny le Taureau.

Après deux décennies sans grands succès, les Bulls ont acquis un des plus beaux palmarès de la NBA et une reconnaissance internationale dans les années 1990. Emmenés par l'entraîneur Phil Jackson et par Michael Jordan, considéré comme le meilleur basketteur de tous les temps[2], ils remportent le championnat de 1991 à 1993, et de 1996 à 1998. Lors de la saison 1995-1996, ils établissent l'ancien record du plus grand nombre de victoires en saison régulière 72 matchs gagnés sur 82 joués (battu lors de la saison 2015-2016 par les Warriors de Golden State). Avec six titres NBA à son actif, elle est la troisième franchise la plus titrée de la ligue derrière les Celtics de Boston et les Lakers de Los Angeles, et n'a jamais perdu une finale dans toute son histoire.

Outre l'emblématique Michael Jordan, le club compte huit membres du Basketball Hall of Fame, dont le pivot Artis Gilmore (1976-1982), les ailiers Jerry Sloan (1966-1976) et Scottie Pippen (1987-1998) et l'ailier fort Dennis Rodman (1995-1998). Les Bulls ont également obtenu six trophées du Meilleur joueur de l'année (Most Valuable Player). Au sein de la division Centrale, dont ils furent champions en 2011 et 2012, les Chicago Bulls sont confrontés aux Cavaliers de Cleveland, aux Pistons de Détroit, aux Pacers de l'Indiana et aux Bucks de Milwaukee. Depuis les années 1990, ils nourrissent également une rivalité avec les Knicks de New York et le Heat de Miami.

Entraînés par Fred Hoiberg depuis 2015, les principaux joueurs actuels des Bulls sont l'arrière Zach LaVine et le pivot Robin Lopez.

Historique

La création de la franchise

L'ailier Jerry Sloan, leader des Bulls de 1966 à 1976. Il en devient l'entraîneur de 1979 à 1982.

Les Chicago Bulls ne sont que la troisième franchise NBA implantée à Chicago, après les Packers / Zephyrs (devenus par la suite les Wizards de Washington) et les Stags de Chicago, qui n'existent que durant quatre saisons (1946-1950). Un quatrième club, les American Gears de Chicago, dispute trois saisons en National Basketball League - l'ancêtre de la NBA -, entre 1944 et 1947, mais fait faillite à cause d'une gestion hasardeuse par son propriétaire[3]. Jusque dans les années 1960, les habitants de Chicago ne manifestent que peu d'intérêt pour le basketball. En 1950, l'équipe des Stags est dissoute en raison de la faiblesse de l'affluence aux matchs[3]. En 1961, le club des Chicago Packers est créé, mais vendu l'année suivante à des investisseurs du Maryland en raison d'une très mauvaise saison (18 victoires pour 62 défaites) : ceux-ci font déménager la franchise à Baltimore.

En 1963, Dick Klein (en), ancien joueur des American Gears, tente en vain de racheter l'équipe renommée entre temps Chicago Zephyrs[3]. Il demeure déterminé à créer une nouvelle équipe professionnelle à Chicago et commence à solliciter des hommes d'affaires locaux. Les investisseurs sont alors sceptiques, notamment en raison des nombreux échecs des précédentes équipes de la ville[4]. La situation évolue lorsque la chaîne de télévision américaine ABC, en pleine négociation des droits de diffusion de la NBA, approuve l'idée d'une équipe à Chicago pour faire augmenter les audiences[4]. Après avoir réussi à attirer davantage de capitaux, la société acquiert le statut d' expansion team (en) pour 1,6 million de dollars le 26 janvier 1966, et Dick Klein est nommé manager[5].

Les débuts (1966-1984)

L'effectif 1969–70 des Chicago Bulls.

La franchise joue sa première saison en 1966-1967, et bat le record de matchs gagnés par une expansion team en NBA, en se qualifiant pour les play-offs. Les années suivantes, les Bulls assemblent pièce par pièce une équipe compétitive, mais sans jamais atteindre les sommets. Durant les années 1970, les Bulls sont réputés pour être une équipe robuste au style défensif, construite autour des ailiers Jerry Sloan, Bob Love et Chet Walker, du meneur Norm Van Lier, et du pivot Tom Boerwinkle. Néanmoins, la franchise ne remporte qu'un titre de Division, et n'atteint pas les finales. À la fin des années 1970, les Bulls profitent de l'effondrement d'une ligue concurrente, l'ABA, pour se renforcer en sélectionnant Artis Gilmore. Il mène une équipe composée de hauts choix de draft : Reggie Theus, David Greenwood et Orlando Woolridge. Après le transfert de Gilmore aux Spurs de San Antonio pour le pivot Dave Corzine, les Bulls se tournent vers une attaque à haut régime axée autour de Theus, qui inclut rapidement les arrières Quentin Daly et Ennis Whatley. Les performances lamentables obtenues poussent les Bulls à transférer Theus pour la saison 19.

L'arrivée de Michael Jordan

Artis Gilmore, pivot des Bulls de 1976 à 1982, durant un match en 1977.

Durant l'intersaison 1984 les Bulls héritent du troisième choix de la draft, après Houston et Portland. Avec le premier choix, les Rockets sélectionnent naturellement Akeem Olajuwon (qui n'a pas encore de « H » dans son prénom), le pivot issu de l'université de Houston.

Les Blazers disposent du second choix. Ils n'hésitent pas longtemps avant de choisir Sam Bowie : le poste d'arrière est déjà pourvu par Clyde Drexler, et les Blazers veulent faire perdurer la tradition du pivot talentueux entamée avec Bill Walton. Sam Bowie aura malheureusement une courte carrière perturbée par les blessures.

Avec le troisième choix, les Bulls sélectionnent un arrière très athlétique qui vient de remporter le titre universitaire avec North Carolina : Michael Jordan.

Il faut savoir qu'à l'époque, les Bulls, ne réalisant pas le potentiel que représentait Jordan, ont essayé d'échanger leur choix de draft quelques jours avant contre un pivot. Mais les discussions entamées avec Seattle et les Clippers de Los Angeles n'aboutirent pas. Dans les mentalités de l'époque, une équipe championne se construisait autour d'un pivot, car jamais un arrière dans l'histoire de la ligue n'a dominé le championnat autant qu'un pivot (Bill Russell, George Mikan ou Wilt Chamberlain).

Les Bulls, avec le nouveau propriétaire Jerry Reinsdorf et le nouveau General Manager Jerry Krause, décident de construire la franchise autour de Jordan. Jordan établit deux records du club dès sa première année en menant l'équipe aux points (troisième dans la ligue) et aux interceptions (quatrième dans la ligue). Il ramène l'équipe en play-offs, gagne le titre de rookie de l'année (débutant ou recrue de l'année) et se voit nommé dans la All NBA Second Team (second cinq NBA).

Durant l'intersaison la franchise acquiert l'arrière John Paxson et réalise ce qui sera un hold-up en échangeant Ennis Whatley (et Keith Lee) contre Charles Oakley, tout juste drafté par Cleveland. Avec Jordan et Dave Corzine, ce quatuor compose la force offensive des Bulls pour les deux saisons à venir. Pour pallier la blessure de Jordan, indisponible pour la saison, l'équipe acquiert la légende NBA George Gervin qui apporte de l'aide offensive. Les Bulls terminent huitième de la Conférence Est. Jordan revient pour les play-offs affronter les Celtics de Boston, auteurs d'une saison monstrueuse avec 67 victoires pour 15 défaites. Chicago est balayée en trois manches, mais Jordan enregistre un nouveau record en marquant 63 points dans un match, ce qui amène son rival Larry Bird à commenter : «c'était Dieu déguisé en Michael Jordan ».

En 1986-87, Jordan mène la ligue avec 37,1 points de moyenne par match et devient le premier Bull nommé dans la All NBA first team. Cependant les Bulls sont encore balayés par les Celtics en play-offs. En 1987 Krause sélectionne le pivot Olden Polynice et l'ailier fort Horace Grant. Polynice est échangé contre Scottie Pippen le jour de la draft. Avec Paxson et Jordan à l'arrière, Brad Sellers et Oakley à l'aile, Corzine au centre, et les rookies Pippen et Grant venant du banc, les Bulls réalisent une belle saison en gagnant 50 matchs et en avançant jusqu'aux demi-finales de Conférence, avant d'être éliminés par les Pistons de Détroit. Michael Jordan est pour la première fois nommé meilleur joueur de la saison régulière.

Michael Jordan effectuant un dunk

L'intersaison 1989 marque une seconde année consécutive de changements majeurs. Le populaire Charles Oakley qui a mené la ligue aux rebonds en 1987 et 1988, est transféré aux Knicks de New York pour le pivot Bill Cartwright et un choix de draft utilisé pour sélectionner Will Perdue. Le nouveau cinq majeur composé de Paxson, Jordan, Pippen, Grant et Cartwright met un peu de temps à se trouver et gagne moins de matchs que la saison précédente. Au premier tour des play-offs, les Bulls affrontent une prometteuse équipe des Cavaliers de Cleveland. Ils sont poussés jusqu'au cinquième match décisif. À trois secondes de la fin, les Cavaliers mènent d'un point. À la remise en jeu pour les Bulls, Brad Sellers donne la balle à Jordan qui saute pour tirer. Son défenseur, Craig Ehlo, saute pour tenter de contrer Jordan. Craig Ehlo s'élève, Jordan aussi, mais pendant qu'Ehlo redescend, Jordan s'élève encore, tire et marque le panier de la victoire. Cette action, l'une des plus belle de l'histoire de la ligue, est surnommée « The Shot ». La saison des Bulls s'arrête en finales de Conférence, face aux Pistons de Detroit, où ils sont éliminés en 6 matchs. Jordan est malmené et isolé face à la rugueuse défense des Pistons mise au point par Chuck Daly.

En 1989-90, Jordan mène pour la quatrième saison consécutive la ligue aux points par match. Scottie Pippen glane sa première sélection au All-Star Game. L'entraîneur Doug Collins est remplacé par son assistant Phil Jackson. Durant la draft 1989, les Bulls sélectionnent Stacey King et B. J. Armstrong. L'équipe, qui s'améliore, finit cinquième de la Conférence Est. Après avoir de nouveau éliminé les Cavs en cinq manches au premier tour, les Bulls retrouvent les Pistons en finales de Conférence et les poussent jusqu'au septième match avant d'être éliminés pour la troisième saison consécutive.

Les années 1990, et le premier triplé

Pour la saison 1990-91, l'attaque en triangle développée par Phil Jackson est finalement bien assimilée et Jordan comprend qu'il doit jouer avec ses coéquipiers s'il veut remporter le titre NBA. Les Bulls établissent un record de la franchise avec 61 victoires, et traversent allègrement les play-offs en balayant les Pistons en finales de Conférence avant de gagner les finales en seulement 5 manches face aux Lakers de Magic Johnson. Michael Jordan est nommé meilleur joueur de la saison régulière et meilleur joueur des finales en plus d'engranger un cinquième titre de meilleur marqueur. Les Bulls n'auront perdu que deux matchs pendant les playoffs, à chaque fois sur un tir dans les dernières secondes (Hersey Hawkins avec Philadelphie et Sam Perkins lors du premier match des Finales avec les Lakers).

Après des playoffs disputés face notamment aux Knicks de New York et aux Cavaliers de Cleveland, les Bulls gagnent un second titre consécutif en 1991-92 face aux Blazers après avoir de nouveau battu le record de victoires en saison régulière de la franchise avec 67. Jordan est de nouveau élu meilleur joueur de la saison régulière et des finales, en plus de son sixième titre de meilleur marqueur.

En 1992-93 les Bulls réussissent ce qu'aucune équipe n'avait fait depuis les légendaires Celtics de Boston des années 1960 en cherchant un troisième titre consécutif face aux Suns de Phoenix de Charles Barkley, avec le tir historique de Paxson qui donne la victoire et le titre lors du sixième match. Jordan est encore meilleur joueur des finales, et égalise le record de Wilt Chamberlain avec sept titres de meilleur marqueur d'affilée.

Mais durant l'été, Jordan choque le monde du basket en annonçant sa retraite, directement liée à l'assassinat de son père quelques mois plus tôt. Les Bulls deviennent alors l'équipe de Scottie Pippen, jusqu'alors fidèle lieutenant de Jordan. Horace Grant et B.J. Armstrong améliorent leurs niveaux de jeu et sont sélectionnés pour la première fois au All-Star Game, où Scottie Pippen est élu meilleur joueur. Le trio est assisté de Cartwright, Perdue, de l'arrière Pete Myers et du rookie croate Toni Kukoc. En dépit de la très bonne saison régulière des Bulls, vainqueurs de 55 rencontres, Chicago perd au second tour des play-offs face aux Knicks.

Le retour de Jordan

Michael Jordan, l'icône mondiale du basket

En 1995 les Bulls perdent Horace Grant et Bill Cartwright, partis à Orlando et Seattle, mais signent l'arrière All-Star Ron Harper. L'équipe s'effondre en saison régulière, quand, le , Michael Jordan annonce son retour. Il revient immédiatement au niveau des meilleurs joueurs de la ligue, marquant 55 points face aux Knicks dès son cinquième match, et amène les Bulls à la cinquième place de la Conférence Est. Mais Jordan, pas encore au sommet de sa forme, ne peut rien faire pour empêcher son équipe de perdre face au Orlando Magic de Shaquille O'Neal au second tour des play-offs.

Durant l'intersaison, les Bulls perdent B.J. Armstrong dans l'expansion draft, mais Krause réussit un transfert de génie en échangeant l'anecdotique Will Perdue aux Spurs contre Dennis Rodman. Rodman, meilleur rebondeur de la ligue lors des quatre dernières saisons, est devenu indésirable à San Antonio à cause de son caractère imprévisible, incompatible avec la rigueur de l'entraîneur des Spurs, Gregg Popovich. Sur le plan purement statistique, l'échange est un hold-up pour les Bulls mais le pari est risqué car le caractère instable de Rodman est susceptible de détruire l'équipe.

Il n'en sera rien. Le trio Jordan-Pippen-Rodman, bien secondé par Toni Kukoc, Ron Harper, Luc Longley et Steve Kerr réussit alors la meilleure saison de l'histoire de la NBA en remportant 72 victoires pour dix défaites (record qui a été battu lors de la saison 2015-2016 par les Golden States Warriors avec un bilan de 73 victoires pour 9 défaites). Jordan est meilleur marqueur de la ligue, Rodman meilleur rebondeur, et Steve Kerr mène la ligue au pourcentage à 3 points. Jordan est meilleur joueur de la saison régulière, du All-Star Game et des finales, Krause est le General Manager de l'année, Kukoc le meilleur sixième homme et Phil Jackson le meilleur entraîneur. Pippen et Jordan sont nommés dans la All NBA First Team, et le trio Jordan-Pippen-Rodman est dans la All NBA First Defensive Team. Les Bulls triomphent des Sonics de Gary Payton et de Shawn Kemp en finales, lors du sixième match. Jordan renoue avec le titre NBA depuis le décès de son père, le jour de la fête des Pères.

Les Bulls répètent leur année d'excellence en 1996-97 en égalisant le deuxième meilleur bilan de l'histoire de la ligue avec 69 victoires. Ils battent en finales le Jazz de l'Utah de Karl Malone et John Stockton en six matchs grâce à Steve Kerr lors du dernier match. Jordan est pour la neuvième fois meilleur marqueur de la ligue.

L'année suivante, les Bulls remportent une nouvelle fois le Three-peat (trois titres d'affilée) en remportant 62 victoires et le titre NBA de nouveau face au Jazz. Lors du sixième match, Jordan rentre à six secondes de la fin le tir décisif qui offre le match et le titre aux Bulls. Il remporte son dixième titre de meilleur marqueur, son cinquième titre de meilleur joueur de la saison régulière et son sixième titre de meilleur joueur des finales. Rodman remporte son septième titre d'affilée de meilleur rebondeur.

Un démantèlement dramatique...

Après la seconde retraite de Michael Jordan, l'été 1998 met un terme à cette épopée fantastique. Jerry Krause, sentant qu'il faut tourner la page, remodèle complètement l'effectif en refusant de re-signer Phil Jackson, Dennis Rodman et Steve Kerr ; il transfère Scottie Pippen et Luc Longley contre des joueurs anecdotiques. L'effectif est médiocre et Krause ne fait rien pour l'améliorer dans l'immédiat. Sa stratégie est simple : réaliser les plus mauvaises performances pour augmenter ses chances d'obtenir des hauts choix de draft, qu'il pourra coupler avec la signature de joueurs de gros calibre dans quelques années.[réf. nécessaire] Toni Kukoč mène l'équipe aux points, aux rebonds et aux passes décisives, qui ne gagne que 13 des 50 matchs d'une saison réduite à cause de la grève des joueurs.

Avec la draft les Bulls sélectionnent Elton Brand et Ron Artest. Toni Kukoč est transféré durant la saison à Philadelphie. Elton Brand devient le premier Bulls depuis Artis Gilmore à enregistrer 20 points et 10 rebonds de moyenne. Avec Artest, il est la seule satisfaction de la franchise qui établit un bilan de 17 victoires pour 65 défaites, le pire de la franchise, seulement 4 ans après avoir établi le record historique de victoires en saison régulière.

Brad Miller, pivot des Bulls de 2000 à 2002, et de 2008 à 2010.

Krause n'arrive pas à signer des joueurs de haut niveau durant l'intersaison, il se tourne vers des jeunes joueurs : Brad Miller et Ron Mercer, signés en agents libres, ainsi que Marcus Fizer et Jamal Crawford, sélectionnés lors de la draft. Brand finit meilleur marqueur et rebondeur de la franchise, mais l'équipe est trop jeune et établit un nouveau record de défaites avec seulement 15 victoires pour 67 défaites.

À l'intersaison suivante Krause choque les fans des Bulls en transférant Elton Brand aux Clippers de Los Angeles contre le second choix de la draft Tyson Chandler. Il sélectionne également Eddy Curry avec le quatrième choix. Les deux joueurs sont directement issus du lycée, Krause ne s'attend évidemment pas à ce qu'ils fassent une contribution significative durant leurs premières années. Il transfère en cours de saison ses trois meilleurs marqueurs (Artest, Mercer et Miller) pour Jalen Rose, certainement le joueur le plus polyvalent de l'équipe depuis Jordan et Pippen. L'entraîneur Tim Floyd est remplacé par Bill Cartwright, et l'équipe s'améliore pour passer de 15 à 21 victoires à la fin de la saison. Les Bulls sont toujours derniers de la ligue.

Pour la saison 2002-2003, les Bulls sélectionnent Jay Williams avec le deuxième choix de la draft. Toujours menés par Rose, assisté de Crawford, Fizer, Donyell Marshall, Eddy Curry, Tyson Chandler et Trenton Hassell, les Bulls forment une équipe jeune et excitante qui gagne 30 matchs pour la première saison complète de Cartwright en tant qu'entraîneur.

Durant l'été 2003, les Bulls font face à de nombreux changements. Jerry Krause, General Manager de l'équipe depuis 19 ans, se retire pour laisser place à John Paxson. Jay Williams, à l'issue d'une saison rookie prometteuse, se blesse gravement lors d'un accident de moto. Paxson choisit Kirk Hinrich avec le septième choix de la draft, et signe Scottie Pippen qui effectue son grand retour dans la franchise pour terminer sa carrière, et épauler les jeunes.

Mais la saison 2003-2004 est une déception. Eddy Curry ne développe pas son niveau de jeu comme prévu, et fait preuve de manque d'efforts et d'engagement. Tyson Chandler souffre d'un problème de dos chronique et manque plus de 30 matchs. Scottie Pippen doit gérer des problèmes au genou et Jamal Crawford demeure inconsistant. Bill Cartwright est limogé en décembre 2003 pour être remplacé par Scott Skiles. Un échange avec les Raptors de Toronto envoie Rose et Marshall rejoindre cette franchise contre Antonio Davis et Jerome Williams. L'équipe termine avec 23 victoires, deuxième plus mauvaise équipe de la ligue.

Pour un retour au haut niveau ?

L'ailier Luol Deng, qui joua pour les Chicago Bulls de 2004 à 2014. Il est sélectionné pour le NBA All-Star Game en 2012 et 2013.

Durant l'intersaison 2004, Paxson transfère un futur choix de draft aux Suns de Phoenix contre un choix supplémentaire pour la draft à venir. Disposant du 3e et du 7e choix, les Bulls sélectionnent l'arrière Ben Gordon et l'ailier Luol Deng. Scottie Pippen, souffrant de problèmes au genou, prend sa retraite. Jamal Crawford, libre de tout contrat, signe aux Knicks de New York.

La saison 2004-05 dépasse toutes les attentes et les Bulls se qualifient en playoffs pour la première fois de l'ère post-Jordan après un départ catastrophique (la saison commence avec 9 défaites consécutives). Ben Gordon s'avère être un joueur décisif dans les instants cruciaux des matchs ; il est élu meilleur sixième homme de l'année, et second au vote du rookie de l'année qui revient à Emeka Okafor. Affrontant au premier tour les Wizards de Washington avec l'avantage du terrain mais sans deux de leurs quatre meilleurs marqueurs (Eddy Curry est au repos forcé après qu'on lui a décelé des battements irréguliers du cœur et Luol Deng s'est blessé à la main), les Bulls perdent la série en six manches alors qu'ils avaient remporté les deux premiers matchs.

À l’orée de la saison 2005-06, les Bulls sont annoncés par les observateurs comme une des équipes à suivre de près en NBA. Chicago réussit à garder Chris Duhon malgré une offre des Raptors de Toronto et fait signer un contrat de six ans à Tyson Chandler lui assurant d’être titulaire à l’intérieur à la suite du départ d’Eddy Curry. Ce dernier ayant refusé des examens complémentaires de son cœur est envoyé en compagnie d’Antonio Davis à New York contre Tim Thomas, Michael Sweetney et des futurs tours de draft. Darius Songaila quitte les Kings de Sacramento pour compléter l’effectif d’une équipe jeune mais ambitieuse. Le début de saison est néanmoins chaotique et après quatre mois de compétition, les Bulls présentent un bilan de 25 victoires pour 31 défaites. Tim Thomas est alors débarqué début mars après n’avoir joué que trois matchs depuis l’ouverture de la saison. Ce n'est qu'au prix d'une fin de saison remarquable, au cours de laquelle ils remportent neuf de leurs dix derniers matchs que les Bulls se qualifient pour les playoffs avec un bilan final de 41 victoires pour autant de défaites. Ils sont éliminés dès le premier tour par les Heat de Miami, 4 manches à 2.

L'année suivante les Bulls acquièrent une recrue importante : Ben Wallace. Ils sont à nouveau opposés au Heat de Miami, alors champion en titre, au premier tour des play-offs et réussissent l'exploit de l'emporter 4 manches à 0. En demi-finale de conférence ils retrouvent les Pistons de Détroit et sont éliminés 4-2.

En juin 2007, les Chicago Bulls obtiennent le neuvième choix à la draft, grâce à l'échange d'Eddy Curry avec New York. Ils en profitent pour sélectionner le Gator double champion NCAA Joakim Noah.

Malgré un cinq majeur alléchant la saison 2007-2008 semble mal partie avec les rumeurs de départ des deux vedettes Ben Gordon et Luol Deng. L’équipe a du mal à se forger un bon état d'esprit et les altercations entre Joakim Noah et ses coéquipiers (notamment Ben Wallace) ainsi qu’avec un entraîneur-adjoint ont un effet encore plus néfaste sur la cohésion du groupe. Côté parquet l’équipe n'arrive pas à enchaîner les victoires et sombre dans les profondeurs.

L'équipe participe à un échange entre trois équipes : les Bulls envoient Ben Wallace et Joe Smith à Cleveland, ainsi que Ira Newble et Adrian Griffin à Seattle. En échange Chicago reçoit trois joueurs provenant des Cavaliers Larry Hughes, Drew Gooden et Shannon Brown, l’équipe semble donc se préparer pour l’année suivante en se séparant du vieillissant Ben Wallace.

La fin de saison est comme le début : l’équipe se stabilise parmi les cinq derniers à l’Est et finit 10e. Avec un bilan de 33 victoires et 49 défaites elle termine à un peu plus de quatre victoires d’une huitième place synonyme de place pour les playoffs. Le meilleur marqueur de la saison est Ben Gordon avec 18,6 point par match. Alors que la plupart des joueurs de la franchise sont déjà en vacances les Bulls obtiennent lors de la Lottery Draft un inattendu premier choix avec lequel ils auront un vaste choix entre les meilleurs joueurs universitaires. Le 26 juin 2008, les Bulls sélectionnent avec leur premier choix de draft Derrick Rose qui sort de l’université de Memphis.

Joakim Noah, pivot des Bulls de 2007 à 2016.

Le 7 mars 2009, après leur victoire sur les Bucks de Milwaukee, les Bulls sont certains de participer aux playoffs dans la Conférence Est. Ils rencontrent alors au premier tour des playoffs les Celtics de Boston, champions en titre et deuxièmes de la conférence est en saison régulière. Logiquement favoris, les Celtics sont néanmoins affaiblis par l'absence sur blessure de l'un des membres du Big Three Kevin Garnett. Les Bulls en profitent et arrivent à faire douter les Celtics en les poussant vers un septième match décisif, qu'ils perdent finalement.

À l'intersaison, les Bulls choisissent James Johnson et Taj Gibson avec les 16e et 26e choix de la draft. Derrick Rose et Joakim Noah s'imposent comme les nouveaux leaders de l'équipe, sur et en dehors du terrain. Au début de la saison, les Bulls ont du mal à confirmer leurs performances des Playoffs 2009 et stagnent autour de la huitième place. Après de bons résultats durant les mois de janvier et février, plusieurs des joueurs les plus importants sont touchés par des blessures (notamment Joakim Noah), et les Bulls chutent, réalisant une série de dix défaites d'affilée. Cependant, poussés par le retour de Joakim Noah et par un excellent Derrick Rose, les Bulls terminent la saison avec un bilan de 41v.-41d. avec notamment 10 victoires sur les 14 derniers matchs, arrachant ainsi la huitième place aux Raptors de Toronto.

Au premier tour des playoffs, ils rencontrent donc les Cavaliers de Cleveland de LeBron James, premiers de la Conférence Est. Les Bulls sont alors éliminés en 5 matchs, malgré d'excellentes performances du duo Derrick Rose-Joakim Noah. Le 4 mai 2010, la direction du club licencie l’entraîneur Vinny Del Negro et le remplace par Tom Thibodeau, jusqu'ici assistant coach des Celtics de Boston. Profitant d'une manne financière considérable (notamment pour attirer le très convoité LeBron James, qui choisit finalement le Heat de Miami), les Bulls signent l'ailier fort All-Star Carlos Boozer et le shooteur Kyle Korver, tous deux en provenance du Jazz de l'Utah. L'arrière polyvalent des Grizzlies de Memphis (et ancien du Jazz) Ronnie Brewer rejoint également Chicago afin de remplacer le lieutenant Kirk Hinrich, envoyé aux Wizards de Washington. À noter que le pivot turc de 24 ans Omer Asik (Fenerbahçe Ülker) et le vétéran encore très solide Kurt Thomas (37 ans) vont se partager le rôle de remplaçant du Français Joakim Noah, tandis que le prometteur meneur des Warriors de Golden State C. J. Watson devient le back-up de Derrick Rose, amené à devenir le joueur de franchise tant attendu. En compagnie de Luol Deng et Taj Gibson (auteur d'une excellente première saison), cette équipe forme l'un des effectifs les plus homogènes de la Conférence Est et figure parmi les prétendants les plus sérieux au titre[réf. nécessaire].

Lors de cette nouvelle saison, Les Bulls finissent en tête de conférence Est et même de la ligue. Ils battent le Heat de Miami et les Celtics de Boston lors de la dernière semaine de la saison régulière. Ils éliminent ensuite les Pacers de l'Indiana lors du premier tour des playoffs (4 matchs à 1), puis les Hawks d'Atlanta (4-2). Les Bulls n'avaient plus atteint les finales de conférence depuis 1998, à la fin de l'ère Jordan. De même, Derrick Rose est devenu le premier joueur des Bulls à être nommé MVP depuis cette époque.

Le 28 mai 2015, les Bulls annoncent le limogeage de leur entraîneur principal Tom Thibodeau après 5 ans et un bilan positif de 255 victoires pour 394 matchs (64,7%) et cinq qualifications de suite en playoffs (une finale de conférence, deux demi-finales et deux premiers tours) mais aucun titre NBA au palmarès.

Other Languages
aragonés: Chicago Bulls
العربية: شيكاغو بولز
asturianu: Chicago Bulls
azərbaycanca: Çikaqo Bullz
žemaitėška: Chicago "Bulls"
беларуская: Чыкага Булз
беларуская (тарашкевіца)‎: Чыкага Булз
български: Чикаго Булс
bosanski: Chicago Bulls
català: Chicago Bulls
čeština: Chicago Bulls
Deutsch: Chicago Bulls
Ελληνικά: Σικάγο Μπουλς
English: Chicago Bulls
español: Chicago Bulls
euskara: Chicago Bulls
hrvatski: Chicago Bulls
Հայերեն: Չիկագո Բուլս
Bahasa Indonesia: Chicago Bulls
íslenska: Chicago Bulls
italiano: Chicago Bulls
ქართული: ჩიკაგო ბულზი
한국어: 시카고 불스
lietuvių: Čikagos Bulls
македонски: Чикаго Булс
مازِرونی: شیکاگو بولز
Nederlands: Chicago Bulls
occitan: Chicago Bulls
português: Chicago Bulls
română: Chicago Bulls
русский: Чикаго Буллз
srpskohrvatski / српскохрватски: Chicago Bulls
Simple English: Chicago Bulls
slovenčina: Chicago Bulls
slovenščina: Chicago Bulls
српски / srpski: Чикаго булси
svenska: Chicago Bulls
Kiswahili: Chicago Bulls
Tagalog: Chicago Bulls
Türkçe: Chicago Bulls
українська: Чикаго Буллз
vèneto: Chicago Bulls
Tiếng Việt: Chicago Bulls
West-Vlams: Chicago Bulls
Volapük: Chicago Bulls
Yorùbá: Chicago Bulls
Bân-lâm-gú: Chicago Bulls