Biosphère

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La présence d' eau et la photosynthèse sont un élément et un mécanisme essentiels de la biosphère. Cette image composite rend visible en fausses couleurs (verts) les zones terrestres les plus végétalisées et les zones de concentration en plancton (Advanced Very High Resolution Radiometer instrument).
La biosphère ou symbiosphère (expression de Joël de Rosnay [1] est le niveau planétaire d'intégration de toutes les échelles du Vivant (du gène à la somme des biomes (sans laquelle l' oxygène et donc la couche d'ozone n'existeraient pas) ; Le gène est représenté à part, car non vivant en tant que tel, mais support d' information et base du vivant. Plus on monte dans la pyramide, plus l'échelle est globale et plus le niveau de complexité mais aussi de stabilité et de résilience du système semble augmenter.

La notion de biosphère désigne à la fois un espace vivant et un processus dynamique sur la Terre (jusqu'à ce jour et depuis près de 4 milliards d'années), entretenu par un apport d' énergie et la présence d'un métabolisme dans les cellules vivantes. Le processus est évolutif et correspond à l'entretien et à la complexification de la vie sur Terre. Les milieux produits, adaptés et/ou entretenus par les organismes vivants font partie intégrante des écosystèmes présents dans la lithosphère, l' hydrosphère et une partie de l' atmosphère. On y ajoute parfois la cryosphère.

La biosphère résulte pour l'essentiel de l'action ancienne, présente et conjointe d'une très grande variété de phénomènes, d'organismes et d'espèces vivantes en relation et en interdépendance plus ou moins grande. C'est ce qui constitue l'évolution et la diversité biologique des écosystèmes.

Pour le biologiste, la biosphère est un vaste espace de vie et d'étude. Pour le physicien, la biosphère est un vaste système thermodynamique ouvert aux influences extérieures, qui tire l'essentiel de son énergie du rayonnement solaire, via la photosynthèse, et accessoirement de sources géothermiques (cheminées hydrothermales ou fumeurs). Fixant chaque année, en énergie chimique, quelques 2000 milliards de milliards de joules, soit près de 10 fois plus que n'en utilisent toutes les formes de l'industrie humaine.