Bernard Dimey

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Bernard Dimey
Naissance
Nogent-en-Bassigny , Haute-Marne, Drapeau de la France France
Décès (à 49 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriturefrançais
Genres

Bernard Dimey, né Bernard Georges Lucide Dimey le à Nogent-en-Bassigny (Haute-Marne, France) et mort le 1er juillet 1981 dans le 18e arrondissement de Paris[1], est un poète, auteur de chansons et dialoguiste français.

Biographie

Maison natale de Bernard Dimey, à Nogent (France).

Il commence à faire de la radio, puis écrit dans la revue Esprit. Il s'intéresse à la peinture (il a peint sous le nom de Zelter). Il s'installe à Paris à 25 ans sur la Butte Montmartre dont il sera un « amoureux »[2]. Il ne la quittera plus. Il y fréquente les bistrots où il rencontre les artistes qui deviendront ses amis : Francis Lai, Charles Aznavour, Léo Ferré. Et il commence à écrire ses poèmes, dont beaucoup deviendront des chansons, et des textes de chansons.

Quelques-unes de ces chansons ont obtenu un grand succès et sont restées dans les mémoires : Syracuse, Mémère, Mon truc en plume. Il est ainsi chanté par de nombreux interprètes, dont Yves Montand, Charles Aznavour, Serge Reggiani, Henri Salvador, Patachou, Juliette Gréco, Les Frères Jacques, Mouloudji, Jean-Claude Pascal, Michel Simon (Mémère), Jehan, Véronique Soufflet, sa fille Dominique Dimey et très récemment Iggy Pop.

Plusieurs de ses poèmes sont en argot dans la tradition gouailleuse de Bruant. Quelques-uns sont des monologues faisant s'exprimer des personnages du vieux Montmartre qu'il a connu, par exemple des travestis.

Au cinéma il écrit ou co-écrit quelques dialogues dont Le Magot de Josefa. Il est aussi acteur dans Tant qu'on a la santé de Pierre Étaix

Le dernier domicile de Bernard Dimey (13 rue Germain-Pilon, à Paris)[3].

Un autre aspect de Bernard Dimey est rarement évoqué : son talent de dessinateur et de peintre. Il signe quelques toiles sous le pseudonyme de Zelter pendant quelques années à Troyes. À vingt-cinq ans, il abandonne ses pinceaux. En outre, il ne souhaitait pas que soient publiés ses romans de jeunesse, ouvrages très influencés par les écrits de Jean Giono.

Ayant soif d'absolu, il aurait aimé croire au superbe paradis de son enfance. L'appétit de vie de cet ogre chaleureux qui brûle la chandelle par les deux bouts ne saurait cacher son mal de vivre et la menace obsédante de la mort qui pesait sur lui. Pour lui, la poésie, c'est « mettre sa nuit en lumière ». Cette belle métaphore de Jean Cocteau, il la reprend à son compte dans les poèmes du recueil Le Milieu de la nuit.

Il partage sa vie avec Yvette Cathiard, artiste-peintre, sculpteur, qui écrira La Blessure de l'Ogre, ouvrage retraçant leurs quatorze ans de vie commune. Ce livre publié en 1993 aux éditions Christian Pirot a obtenu le grand prix de littérature Charles Cros.

La rue Bernard-Dimey est nommée en son honneur par la postérité dans le 18e arrondissement de Paris.

Il est inhumé à Nogent.

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