Bataille des champs Catalauniques (451)

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Bataille des champs Catalauniques
Description de cette image, également commentée ci-après
Les Huns à la bataille de Chalons, vue par Alphonse de Neuville (1836–85), mille quatre cents ans après les faits.
Informations générales
Date 20 juin 451
Lieu Environs de Troyes, champs Mauriaques
Issue Défaite et repli d'Attila au-delà du Rhin
Belligérants
Anciennes légions et cavaleries de l'Empire romain avec ses fédérés goths dit Wisigoths, renforcés d'Alains et de Sarmates, ses auxiliaires Francs saliens venus avec leurs cousins du Nord ; Saxons ou Frisons. Des recrues mercenaires armoricaines ou lyonnaises, parfois issues des bagaudes, ont pu être levées. Des Burgondes rescapés ou fuyant leur ligne du Rhin ont pu les rejoindre. Des Huns mercenaires combattent dans la garde d'Ætius.Huns, avec les peuples soumis ou placés sous tribut des steppes (Ostrogoths, Gépides, Hérules, Skires, Ruges, et autres Pannoniens, Akatzires (en), Gélons, Taïfales, Sarmates), mais aussi les peuples de l'Ouest récemment soumis à l'empire d'Attila (Alamans, Souabes (en), Francs ripuaires, Thuringiens…)
Commandants
Ætius
Théodoric Théodoric Ier
Mérovée
Gondioc
Sangiban
Attila
Valamir
Ardaric
Bérik
Forces en présence
environ 45 000[1]environ 60 000[1]
Pertes
Inconnues, importantes[1]Inconnues, estimées plus importantes[1]

Déclin de l'Empire romain d'Occident

Batailles

Pollentia (402) · Vérone (403) · Fiesole (405/406) · Passage du Rhin (406) · Champs Catalauniques (451) · Rome (455) · Carthagène (460) · Orléans (463) · Cap Bon (468)

La bataille des champs Catalauniques en 451 451 apr. J.-C. a opposé les forces coalisées romaines, gallo-romaines et surtout germaniques, menées par le patrice romain Ætius d'une part, et l'armée composite de l'empire des Huns, emmenée par Attila, d'autre part. La bataille qui met aux prises plusieurs dizaines de milliers de combattants est une véritable lutte fratricide entre Goths, Francs, Huns, Sarmates et autres peuples des steppes, les uns dans le camp romain d'Occident, les autres dans l'armée d'Attila déjà en retraite après son siège infructueux d'Aurelianum[2]. Elle a été localisée par la tradition aux environs de l'actuelle Châlons-en-Champagne, près de Duro Catalaunum à l'époque gallo-romaine, d'où provient le nom des « champs Catalauniques », mais cette localisation est l'objet de controverses archéologiques[3].

La bataille des champs Catalauniques met fin à l'avancée extrême en Occident de l'Empire hunnique d'Attila, sous l'hégémonie des Huns des steppes, occupant les rives de la Volga vers 370 et établis durablement en Pannonie (actuelle Hongrie) au début du Ve siècle.

L'historiographie de Rome et de ses alliés attribue logiquement la victoire au chef recruteur des coalisés romano-germaniques, le généralissime romain Ætius, qui ne peut cependant pas battre Attila sans l'aide des Wisigoths qui ont quitté le champ de bataille. Par vengeance, ce dernier décide de frapper le cœur de l'Empire romain d'Occident, la péninsule italienne.

L'Église était la seule structure sociale restant solide en cette période de délitement de l'Empire romain. Malgré son appui et celui des évêques des Gaules, l'administration romaine d'Ætius perd le contrôle d'une grande partie de la Gaule, mais surtout, tout en conservant les structures administratives et religieuses, elle fut dans l'obligation de changer hâtivement les protections politiques et militaires des cités. Elle laisse les anciens limes (limites, frontières, en latin) aux différents peuples germaniques installés à leurs voisinages, ordonne la migration du légendaire peuple des Burgondes, anciens gardiens officiels des limes de l'Empire romain, vers le sud, et leur établissement en Gaule romaine orientale, au nord des Alpes. Ainsi les Francs du légendaire Mérovée, simples auxiliaires du limes rhénan batave, obtiennent une entrée officielle de protecteurs auxiliaires dans les cités du Nord de la Belgique seconde[4].

Quant aux valeureux Wisigoths qui ont forcé à pied le cours de la bataille longtemps indécise, par l'audace de leur roi, et payé le prix fort du sang selon les historiographes médiévaux, ils sont reconnus maîtres tutélaires de l'Aquitaine et protecteurs des Germains et Romains de l'ancienne Lyonnaise occidentale et méridionale.

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