Bataille de Messines (1917)

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Bataille de Messines
Description de cette image, également commentée ci-après
Théâtre des opérations, 7-14 juin 1917.
Informations générales
Date -
LieuVille de Messines, au sud d'Ypres (Flandres)
IssueVictoire alliée rapide et totale
Belligérants
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
Drapeau du Royaume-Uni Herbert PlumerDrapeau de l'Allemagne Friedrich Bertram Sixt von Armin
Forces en présence
IIe armée
9 divisions, 72 tanks
IVe armée
5 divisions
Pertes
17 000 hommes20 000 hommes
dont 7 500 prisonniers
65 canons
94 mortiers
300 mitrailleuses

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Coordonnées50° 45′ 52″ nord, 2° 53′ 53″ est

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Bataille de Messines

La seconde bataille de Messines, du au est une offensive de la 2e armée britannique du général Plumer près de la ville de Messines en Flandre occidentale belge pendant la Première Guerre mondiale contre la IVe armée allemande dirigée par le général von Armin sur le front occidental.

Après l'échec de l'offensive du général Nivelle au Chemin des Dames en avril et mai 1917, les troupes françaises sont secouées par une série de mutineries modifiant les plans stratégiques anglo-français pour l'année 1917. L'armée anglaise déclenche l'offensive de Messines pour forcer l'armée allemande à déplacer vers la Flandre des réserves soulageant la pression sur les troupes françaises. L'objectif tactique de cette bataille est de capturer les positions allemandes sur la colline de Messines afin de priver la IVe armée allemande des positions dominantes du sud du saillant d'Ypres. Cette bataille est le prélude d'une opération plus ambitieuse, menée par l'armée britannique au cours de l'été et de l'automne 1917 visant la capture de la crête de Passchendaele puis la percée du front jusqu'à la frontière hollandaise afin de capturer la côte belge.

La 2e armée britannique est formée de cinq corps d'armée, trois d'entre eux sont impliqués dans l'attaque, et les deux autres sont positionnés sur le flanc nord et ne participent pas à l'attaque. La 2e armée dispose d'un dernier corps d'armée de la réserve générale. Les troupes allemandes sont au cours des combats renforcés par une division provenant d'Ypres. La bataille débute par l'explosion de 19 mines détruisant les défenses allemandes de première ligne suivi d'un barrage roulant qui permet l'avancée des troupes britanniques appuyées par des chars et troupes de cavalerie et des avions et la capture de la colline de Messines.

Contexte militaire sur le front Ouest

Croquis cartographique du plateau de Gheluvelt lors des batailles d'Ypres de 1917.

Dès 1916, les Britanniques prévoient de repousser l'armée allemande de la côte belge pour les empêcher d'utiliser les ports côtiers comme bases de sous-marins et limiter les attaques de navires marchands et de navires de transports de troupes dans la Manche et la mer du Nord. Le lieutenant-général Herbert Plumer recommande au maréchal Douglas Haig de capturer la crête de Messines qui fait partie de l'arc sud du saillant d'Ypres avant l'opération principale de capture du plateau de Gheluvelt plus au nord. Les opérations dans les Flandres ne sont pas réalisées en 1916 en raison de l'offensive allemande à Verdun et du déclenchement de la bataille de la Somme. En avril 1917, après les faibles résultats de la bataille du Chemin des Dames dirigée par le général Robert Nivelle, l'armée française est affaiblie moralement entraînant des mutineries. Nivelle est remplacé à la tête de l'armée française par Philippe Pétain qui temporise.

Haig décide, malgré l'affaiblissement des Français, la capture de la crête de Messines-Wytschaete par la 2e armée. Cette attaque va permettre de déplacer les troupes allemandes loin des armées françaises sur l'Aisne. La capture de la crête de Messines va permettre aux Britanniques d'avoir une position stratégique sur le flanc sud du saillant d'Ypres. Cette capture raccourcit la ligne de front et prive les Allemands d'observatoires des positions britanniques plus au nord. Les Britanniques peuvent maintenant observer le versant sud de la crête de Menin à l'ouest du plateau Gheluvelt, en vue d'une plus grande offensive dans le saillant d'Ypres.

La ligne de front autour d'Ypres a peu changé depuis la fin de la deuxième bataille d'Ypres des 22 avril au . Depuis cette bataille, les Britanniques tiennent la ville, tandis que les Allemands tiennent la crête de Messines-Wytschaete au sud, les crêtes inférieures à l'est et le terrain plat vers le nord. Le front d'Ypres forme un saillant dans les lignes allemandes, mais il est négligé par les observateurs d'artillerie allemands. Les Britanniques ont peu de possibilité d'observation des lignes arrières allemandes et des vallées à l'est des crêtes. Les crêtes du saillant d'Ypres sont situées au nord et à l'est de Messines. La plus haute crête est à 80 mètres (264 pieds) au-dessus niveau de la mer passe « Clapham Junction » à l'extrémité ouest du plateau Gheluvelt haut de 65 mètres (213 pieds) à 4 kilomètres (2,5 miles) d'Ypres. Une autre crête, haute de 50 mètres à Passchendaele située à 8,9 km (5,5 miles) d'Ypres. Le nord du saillant est une plaine formée d'argile, de sable et de limon où se trouvent les villages de Hooge et de Zonnebeke. La crête de Messines est drainée par de nombreux ruisseaux, des canaux et des fossés, qui ont besoin d'entretien régulier. Depuis 1914, une grande partie de l'évacuation est détruite même si certaines parties ont été restaurées par les « sociétés de drainage des terres » amenées d'Angleterre. La zone est considérée par les Britanniques comme plus sèche que les parties du front à Loos-en-Gohelle, Givenchy et Plugstreet wood plus au sud.