Bataille de Champagne (1915)

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Seconde bataille de Champagne
Description de cette image, également commentée ci-après
Tranchée de première ligne en Champagne, 1915.
Informations générales
Datedu 25 septembre au
Lieuentre Aubérive et Ville-sur-Tourbe en Champagne
Issuefaible avancée française (3 à 4 km mais pas de rupture du front
Belligérants
Drapeau de la France FranceDrapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
général Pétain
général Langle de Cary
général Von Einem
général Albert de Wurtemberg
Forces en présence
IIe armée française
IVe armée française
Huit corps d'armée
Deux corps de cavalerie
IIIe armée allemande
Trois corps d'armée
Pertes
145 00072 500 (dont 25 000 prisonniers)

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Coordonnées49° nord, 4° est
La logistique fut un élément essentiel pour permettre les grandes batailles.
Ici, ravitaillement français en gare de Sainte-Menehould.

La seconde bataille de Champagne oppose, du au 9 octobre 1915, les troupes françaises et les troupes allemandes dans la province de Champagne en France. La préparation d'artillerie commence le 22 septembre 1915.

Intention stratégique

Offensives de septembre 1915.

L'objectif fixé par le général Joffre est quadruple :

  • limiter le renforcement de l'armée allemande sur le front russe et aider ainsi la Russie qui a perdu la Pologne et dont les armées sont en retraite.
  • convaincre certaines nations encore neutres d'entrer en guerre au côté des Alliés et en particulier l'Italie.
  • relancer la guerre de mouvement pour redonner le moral aux militaires français, passablement entamé par l'immobilisme allié et en finir au plus tôt avec la guerre.
  • éventuellement, permettre à Joffre de renforcer sa crédibilité auprès des autorités politiques françaises.

Le principe est de lancer une offensive massive dans un secteur limité à vingt-cinq kilomètres entre Aubérive sur la vallée de la Suippe et Ville-sur-Tourbe pour obtenir la rupture et assurer une exploitation profonde sur les arrières de l'armée allemande et forcer le repli de toute la partie ouest de son dispositif. C'est la raison pour laquelle chaque armée est renforcée par un corps de cavalerie. Cette attaque est coordonnée avec une offensive commune franco-britannique en Artois qui sert de point de fixation aux Allemands.

Ce secteur de Champagne est choisi en raison de ses caractéristiques géographiques. Le terrain est relativement plat, il n'y a pas d'agglomérations qui pourraient servir de point de résistance aux Allemands et le terrain est soit ouvert, soit boisé de manière diffuse, propre à assurer une progression fluide des vagues d'assaut. Il s'agit donc, après une préparation d'artillerie massive, de conquérir les lignes allemandes en attaquant de face les points de résistance et en les enveloppant par les flancs avec des troupes d'intervalles par vagues continues jusqu'à créer la rupture et l'exploiter à l'aide des troupes de deuxième ligne.