Bataille d'Ouessant (1778)

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Bataille d'Ouessant
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Combat d'Ouessant, juillet 1778
Huile sur toile par Théodore Gudin

Informations générales
Date
Lieu au large de l' île d'Ouessant
Issue Indécise quant au résultat stratégique mais nombre de morts presque quatre fois plus élevé chez les Britanniques
Belligérants
Drapeau du Royaume de France  Royaume de France Drapeau de la Grande-Bretagne.  Grande-Bretagne
Commandants
Louis Guillouet d'Orvilliers Augustus Keppel
Forces en présence
29 navires de ligne 30 navires de ligne
Pertes
126 morts
413 blessés
407 morts
789 blessés

Guerre Franco-Anglaise

Batailles

Coordonnées 48° 33′ 37″ nord, 7° 22′ 58″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Océan Atlantique

(Voir situation sur carte : Océan Atlantique)
Bataille d'Ouessant

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Bataille d'Ouessant

La première bataille d'Ouessant a lieu le , à 100 milles marins à l'ouest de l' île d'Ouessant [1], au cours de la guerre d'indépendance des États-Unis. La France est alliée aux jeunes États-Unis et veut affaiblir la puissance maritime et coloniale du Royaume de Grande-Bretagne. C'est le premier grand affrontement entre les deux marines lors de ce conflit. Cette bataille est très attendue par l'opinion française qui vit dans l'attente de la revanche depuis les défaites de la guerre de Sept Ans.

L'armée navale du roi de France est commandée par le lieutenant général Louis Guillouet d'Orvilliers. La flotte britannique est sous les ordres du vice admiral Augustus Keppel.

Le résultat de la bataille est indécis. Pour les Français, la flotte de Louis XVI réussit sa mission, malgré une occasion perdue de remporter une victoire plus nette et qui donnera lieu à polémique sur la responsabilité du duc de Chartres, et met l'ennemi en fuite. Pour les Britanniques, les Français ont été forcés de se retirer, mais Keppel passe en cour martiale, ce qui montre clairement que le combat est perçu comme une défaite anglaise alors que la Royal Navy paraissait invincible depuis la guerre de Sept Ans.

Les forces en présence

Classiquement, les armées navales sont divisées en trois escadres : avant-garde, corps de bataille et arrière-garde. Elles ont chacune une couleur spécifique arborée par chaque navire concerné. Dans l'ordre, bleue — blanche — rouge pour les Britanniques, bleue et blanche – blanche – bleue pour les Français. Le chef de chaque escadre est au centre de son unité ; les ordres sont transmis au moyen de signaux faits par des pavillons. Comme les navires sont rangés en ligne de file, une frégate, sur le côté, est chargée de répéter tous les signaux faits. Elle n'est pas censée prendre part au combat.

Les navires sont donnés dans l'ordre qu'avait l'armée navale avant le début de la bataille [2].

Drapeau du Royaume de France  Royaume de France

Trois vaisseaux, le Duc de Bourgogne (80 canons), le Bizarre ( 64) et l’Alexandre ( 64), se sont égarés et ont regagné Brest. Pour les remplacer dans la ligne, le 27, Orvilliers a intégré l’Amphion (50), et l’Éveillé ( 64).

CE : Chef d'escadre LG : Lieutenant général des armées navales

Drapeau de la Grande-Bretagne.  Grande-Bretagne



  • Escadre rouge ( Palliser)
    • HMS Worcester, 64, Robinson
    • HMS Elisabeth, 74, Maitland
    • HMS Robust, 74, Hood
    • HMS Formidable, 90, Palliser
    • HMS Ocean, 90, La Forey
    • HMS America, 64, Sir Longford
    • HMS Defiance, 64, Goodall
    • HMS Egmont, 74, Allen
    • HMS Ramillies, 74, Digby