Basse-Auvergne

Carte de la Basse-Auvergne d'après les cartes de Rigobert Bonne (1786).

La Basse-Auvergne, aussi nommé Bas Pays d'Auvergne, est une des deux divisions administratives de l'Auvergne sous l'ancien régime qui avait trait aux domaines de la justice et du financier.

Elle correspond approximativement au département du Puy-de-Dôme, au Brivadois (région de Brioude en Haute-Loire) et à une cinquantaine de communes du sud de l'Allier'[a]. De son côté, la Haute-Auvergne correspond approximativement au département du Cantal.

Histoire

Les dénominations de Basse et Haute-Auvergne sont utilisées par les historiens pour la période précédant la Révolution car elle permet d’appréhender des différences historiques et coutumières : la Haute-Auvergne était majoritairement pays de droit écrit alors que la Basse-Auvergne était pays de droit coutumier (sauf sur les terres d'église).

La Basse et la Haute Auvergne n'ont jamais été des circonscriptions administratives aux limites bien définies et, dans l'enchevêtrement territorial de l'Ancien Régime, leurs contours ne correspondent ni aux limites des généralités, ni à celles des bailliages, ni à celles des élections, ni à celles des diocèses.

La première distinction entre haut et bas pays est apparue au XIIIe siècle avec la création du bailliage des Montagnes, sous l'administration d'Alphonse de Poitiers (vers 1250). La deuxième date de 1317 avec la partition du diocèse de Clermont. On retira à celui-ci les archiprêtrés d'Aurillac, Blesle, Brioude, Langeac et Saint-Flour pour créer l'évêché de Saint-Flour[1],[2]. Le diocèse préfigurait l'actuel département du Cantal mais sans le Mauriacois, l'Artense et le Cézalier et avec en plus le Brivadois et le Nord de la Margeride.

Sur le plan linguistiques la distinction n'est pas pertinente car les isoglosses ne correspondent pas aux limites territoriales. Ainsi, sur le territoire correspondant à la Basse Auvergne on parlait l'auvergnat septentrional et médian. Deux dialectologues du e siècle, Henri Doniol et Albert Dauzat, se sont toutefois servi du terme pour localiser les nuances dialectales[3]. C'est en Basse Auvergne que l'on trouve le maximum d'idiomatismes de l'auvergnat et que se concentrent 80 % des écrits de la langue du fait de la présence de la capitale auvergnate Clermont-Ferrand[4].

Other Languages