Bangladesh

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République populaire du Bangladesh

গণপ্রজাতন্ত্রী বাংলাদেশ (bn)

Gônoprojatontri Bangladesh (bn)

Drapeau
Drapeau du Bangladesh
Blason
Emblème du Bangladesh
Devise nationale aucune
Hymne national Amar Shonar Bangla
Administration
Forme de l'État République [1]
Président Abdul Hamid
Premier ministre Sheikh Hasina
Langues officielles Bengali
Capitale Dacca

23° 43′ N, 90° 24′ E

Géographie
Plus grande ville Dacca
Superficie totale 143 998  km2
( classé 94e)
Superficie en eau 9,6 %
Fuseau horaire UTC +6
Histoire
Indépendance Du Pakistan
Déclarée
- Reconnue

Démographie
Gentilé Bengalis, Bangladais
Population totale (juillet 2015) 168 957 745 [2] hab.
( classé 8e)
Densité 1 173 hab./km2
Économie
IDH ( 2009) en augmentation 0,543 (moyen) ( 146e)
Monnaie Taka ( BDT​)
Divers
Code ISO 3166-1 BGD, BD​
Domaine Internet .bd
Indicatif téléphonique +880

Le Bangladesh (prononcé en français :  /bɑ̃.ɡla.dɛʃ/ [3] ; bengali : বাংলাদেশ  [ˈbaŋlad̪eʃ] Prononciation du titre dans sa version originale  Écouter, littéralement « le pays du Bengale »), en forme longue la République populaire du Bangladesh, en bengali গণপ্রজাতন্ত্রী বাংলাদেশ, Gônoprojatontri Bangladesh, est un pays du sous-continent indien. Situé au nord du golfe du Bengale, quasiment enclavé dans l' Inde, il a une petite frontière commune avec la Birmanie.

Les frontières de la région qui constitue aujourd'hui le Bangladesh résultent de la partition des Indes en 1947, quand le pays devint la partie orientale du Dominion du Pakistan, devenu en 1956 la République islamique du Pakistan. Le lien entre les deux parties du Pakistan, fondé sur leur religion majoritaire commune, l' islam, s'est révélé fragile puisqu'une distance de 1 600 km les séparait. Soumis à une discrimination politique et linguistique — l' ourdou étant proclamé langue officielle du Pakistan — ainsi qu'à une négligence économique de la part du pouvoir aux mains du Pakistan occidental, les Bengalis du Pakistan oriental déclarent l'indépendance en 1971, appuyés par l'Inde et l' URSS. Un conflit d'une rare violence s'ensuit, faisant près de trois millions de morts, dix millions de réfugiés et 200 000 viols avérés [4]. Malgré sa libération, le Bangladesh voit son développement marqué par des troubles politiques, avec quatorze chefs de gouvernement et au moins quatre coups d'État dans les années qui suivent.

Avec plus de 1 000 hab/km², le Bangladesh est l'un des pays du monde dont la population est la plus dense. Géographiquement, l'essentiel du Bangladesh est occupé par le delta du Gange et du Brahmapoutre. C'est une plaine fertile mais sujette aux cyclones et inondations des moussons.

Le gouvernement est une démocratie parlementaire. Il est membre du Commonwealth depuis 1972 [5], de l' ASACR, du BIMSTEC, de l' OCI, et du D-8.

Géographie

Le Bangladesh et la basse vallée du Brahmapoutre.
Article détaillé : Géographie du Bangladesh.

Le Bangladesh est situé dans le delta plat et bas formé par la confluence du Gange et du Brahmapoutre. Ce dernier est appelé Jamuna dès son entrée en territoire bangladais, et le premier devient la Padma dès qu'il rencontre la Jamuna peu avant Dacca. La Meghna, quant à elle, rejoint la Padma en aval de la capitale du pays. Les alluvions déposées par ces fleuves créent des plaines comptées parmi les plus fertiles du monde. Le Bangladesh a 58 cours d'eau de part et d'autre de ses frontières internationales, ce qui cause des problèmes politiques liés à l'eau particulièrement difficiles à résoudre ; il partage également des zones ripariennes avec l'Inde [6].

La plus grande partie du Bangladesh est à moins de 12 mètres au-dessus du niveau de la mer [7] et environ 10 % du territoire est situé en dessous du niveau de la mer [8]. 80 % des précipitations tombent pendant les cinq mois de la mousson (de juin à octobre), alors que 20 % seulement des terres sont protégées des inondations et équipées de drainage et d'irrigation. Seulement quatre étendues sont situées en dehors du delta : les collines de Sylhet, la région montagneuse de Madhupur, la région vallonnée des Chittagong Hill Tracts et la zone de Barind [8].

Il est estimé qu'environ 50 % de la superficie du pays serait inondée si le niveau de la mer augmentait d'un mètre [7]. L'endroit le plus élevé du pays - 1 052 mètres - est dans la chaîne des monts Mowdok, dans les Chittagong Hill Tracts du sud-est du pays [9]. La plus grande partie de la côte maritime est constituée de jungle marécageuse, les Sundarbans, la plus grande forêt de mangrove du monde, abritant de nombreuses et diverses espèces de faune et flore, notamment le tigre du Bengale. En 1997 cette région est déclarée en danger [10]. Cox's Bazar, au sud de la ville de Chittagong dans l'extrême sud-est du pays, possède une plage ininterrompue de 120 km de long, la plus longue du monde [11], [12].

Situé de part et d'autre du tropique du Cancer, le Bangladesh a un climat de type tropical avec un hiver doux d'octobre à mars, un été chaud et humide de mars à juin, et des moussons de juin à octobre. Les catastrophes naturelles, telles que les inondations, les cyclones tropicaux [13], les tornades, et les raz de marée touchent le pays pratiquement tous les ans. Le phénomène d'inondation est accentué par la déforestation des pentes de l' Himalaya, par la forme en entonnoir du golfe du Bengale, par le relief de plaine du pays, par l'hydrographie du pays (plus de 90 % du pays est occupé par un delta) et par le réchauffement climatique. À cela s'ajoutent les effets de la déforestation, la dégradation des sols et l' érosion [14], [15].

En 1970, le cyclone de Bhola fait 500 000 morts [16].

En , sur le seul îlot vaseux d' Urir Char, quatre mille des cinq mille habitants ont été tués par un violent raz de marée.

En 1991, un cyclone a tué plus de 135 000 personnes [16].

En 1998 le Bangladesh a connu de graves inondations [17]. Mille personnes sont mortes et 30 millions se sont retrouvées sans abri, 130 000 animaux d'élevage sont morts, 50 km2 de terre furent détruits et 11 000 km de routes sévèrement endommagées ou complètement détruites. 66 % du pays était sous l'eau. L'inondation fut particulièrement dévastatrice cette année-là à cause des moussons particulièrement intenses et d'un dégel particulièrement abondant dans les Himalayas.

Le , le cyclone Sidr a provoqué la mort de 3 300 personnes et 1,5 milliard de dollars de dégâts [16].