Baccalauréat en France

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Baccalauréat.

En France, le baccalauréat , souvent appelé bac [1], est un diplôme national récompensant la fin des études secondaires générales, technologiques ou professionnelles. Il correspond au niveau international CITE/ISCED 3.

La réussite à cet examen (conditionnée par l'obtention d'un nombre de points supérieur à 50 % du total possible) est la norme pour accéder à l' enseignement supérieur. Le baccalauréat est considéré comme le premier grade universitaire, l'examen des candidats étant jusqu'au début du XXe siècle effectué exclusivement par les professeurs des facultés des lettres et des sciences.

Le mot baccalauréat est issu de l'altération de l'ancien français bacheler et du latin médiéval baccalarius, « jeune homme qui aspirait à devenir chevalier » [2], sous l'influence de laureare « couronner de lauriers » [3], les docteurs parant le front des nouveaux bacheliers de baies [réf. nécessaire] de laurier [4]. Le terme est apparu au sein de l' Université de Paris au XIIIe siècle pour désigner un grade intermédiaire vers la maîtrise ès arts ou les doctorats en droit, en théologie et en médecine, il s'est répandu ensuite dans les autres universités de France et en Angleterre via l' Université d'Oxford. Il fut repris par Napoléon Napoléon Ier lors de l'instauration de l' Université de France en 1808, au sein de laquelle les baccalauréats ès lettres et ès sciences, dont est directement issu le baccalauréat général actuel, reprirent en partie le rôle de la maîtrise ès arts dans les anciennes universités.

Dans le système universitaire de tradition anglo-saxonne le baccalauréat est quant à lui devenu un grade sanctionnant généralement le premier cycle des études supérieures. Il correspond au niveau international CITE/ISCED 6 ( licence française).

Le baccalauréat français correspond à l'examen ou au « diplôme de maturité » dans de nombreux pays européens.

Le baccalauréat est appelé familièrement « bac », et, anciennement, « bachot ».

Histoire du baccalauréat en France

Du Moyen Âge à la Révolution française

Les premiers baccalauréats datent en France du XIIIe siècle avec l'apparition de l' Université de Paris. Le baccalauréat est alors conféré dans les quatre facultés : faculté des arts, de médecine, de droit et de théologie. Il s'agit du premier grade obtenu dans chacune de ces facultés, la faculté des arts étant généralement un préalable aux autres facultés : le baccalauréat de théologie, par exemple, était donc supérieur au baccalauréat ès arts et de même que la licence ès arts. Le bachelier (il ne s'agit alors que de garçons) peut ensuite préparer la licence de sa faculté afin d'obtenir le droit d'enseigner (licencia docendi : permission d’enseigner) dans celle-ci. En tant que bachelier, il peut assister un professeur pour l'enseignement en direction des candidats au baccalauréat en étant responsable des cours dits « extraordinaires ».

La réforme napoléonienne

Après la Révolution française qui supprime les universités, le baccalauréat a été réorganisé pour les cinq disciplines ( sciences, lettres, droit, médecine, théologie) par Napoléon Napoléon Ier en 1808, avec les deux autres grades, la licence et le doctorat. Le baccalauréat devient alors un grade d'État. Le décret du 17 mars 1808 fixe les règles à suivre pour obtenir ces grades. Les deux nouveaux baccalauréats, baccalauréat ès lettres et baccalauréat ès sciences, s'inscrivent dans l'héritage de la maîtrise ès arts. Les baccalauréats de chaque discipline ne sont pas de même niveau, ainsi le baccalauréat ès lettres est un préalable à la présentation aux épreuves des autres baccalauréats. Le baccalauréat en droit est obtenu après deux années d'études dans la faculté de droit. Napoléon, par ce décret impérial, étatise l'éducation jusque là tenue par l'Église afin de produire pour la nation une élite administrative et politique [5].

Le baccalauréat est créé en 1808, mais sa première édition n'a lieu qu'en 1809. Cette année inaugurale ne voit que 31 bacheliers (30 bacheliers es lettres, 1 bachelier es lettres et es sciences). Fait curieux, l'Académie de Paris ne présente aucun candidat. L'Académie de Douai en compte 10, celle d'Amiens 9, celle de Strasbourg 7, et celle de Rennes 4. On délivre plus d'un millier de diplômes en 1812, plus de deux mille en 1816 [6].

En 1830, apparaît la distinction entre lettres et sciences et est introduite la première épreuve écrite (consistant en une composition française ou la traduction d'un passage d'un auteur classique) et, en 1840, des mentions très bien, bien et assez bien. À partir de 1852, les baccalauréats ès lettres et ès sciences deviennent symétriques, alors qu'auparavant le baccalauréat ès lettres précédait le baccalauréat ès sciences, divisé en baccalauréat ès sciences physiques et ès sciences mathématiques. Il y avait au XIXe siècle suffisamment peu de candidats pour que les professeurs de l'université fassent eux-mêmes passer les épreuves, comme on le voit dans «  Le Bachelier » de Jules Vallès. Ainsi pouvait-on compter pour l'Académie de Paris, en 1885, 878 bacheliers reçus au premier baccalauréat, et 776 au second baccalauréat [7]. En 1902, des enseignants du secondaire partagent les places au jury avec les universitaires pour la première fois.

Baccalauréat en lettres

Selon l'arrêté du 10 avril 1852 et le règlement du 5 septembre 1852, pour pouvoir subir les épreuves du baccalauréat ès lettres devant une faculté des lettres, il faut avoir au moins seize ans. L'examen se compose d'une épreuve écrite et d'une épreuve orale. La première épreuve comprend une version latine, une composition latine ou une composition française suivant le sort. Les sujets sont choisis par le doyen de la faculté. La note à l'épreuve écrite détermine la poursuite de l'examen. L'épreuve orale consiste en une explication de textes grecs, latins et français, puis une interrogation sur la logique, l'histoire et la géographie, l'arithmétique, la géométrie et la physique élémentaire. Les bacheliers ès lettres sont dispensés de la partie scientifique des épreuves.

Baccalauréat en sciences

Selon l'arrêté du 10 avril 1852, l'examen se compose de deux épreuves, une épreuve écrite, comprenant deux compositions et une épreuve orale où le candidat doit répondre sur tout l'enseignement de la section scientifique des lycées. Les parties les plus élevées des mathématiques, de la physique, de la chimie et de l'histoire naturelle, qui étaient comprises dans les anciens programmes du baccalauréat ès sciences physiques, sont reportées à l'examen des trois licences ès sciences. Les étudiants des facultés de médecine et des écoles supérieures de pharmacie sont dispensés du baccalauréat ès lettres et doivent être bachelier ès sciences. Selon les lois des 15 mars 1850 et 14 juin 1854; les décrets des 22 août 1854 et 23 août 1858; les arrêtés des 7 août 1857, 15 juillet 1858 et 24 janvier 1859 : pour être admis à l'examen du baccalauréat ès sciences complet, il faut être âgé de 16 ans. L'examen se compose d'une épreuve écrite et d'une épreuve orale. L'épreuve écrite comprend une version latine, une composition de mathématiques et une de physique. L'épreuve orale comprend des explications d'ouvrages latins, français, allemands ou anglais et des interrogations sur les matières du programme concernant la logique, l'histoire géographie, les mathématiques pures et appliquées, les sciences physiques et les sciences naturelles. Les bacheliers ès sciences sont dispensés des épreuves littéraires. Les facultés des sciences tiennent annuellement trois sessions d'examen. Le baccalauréat ès sciences restreint comprend une composition d'histoire naturelle au lieu de la composition de mathématiques. Il est destiné aux futurs étudiants en médecine.

Baccalauréat en droit

Le baccalauréat en droit sanctionnait les deux premières années d'études dans les facultés de droit. Il fut remplacé en 1962 par le diplôme d'études juridiques générales [8]. Une personne ayant formellement achevé ses études de droit peut maintenant dire qu'il est titulaire d'un baccalauréat en droit. [réf. nécessaire]

Baccalauréat de l'enseignement du second degré

Au cours du e siècle deux groupes de baccalauréats se distinguent : les baccalauréats ès lettres et ès sciences que l'on prépare au sein des lycées, et les trois autres baccalauréats qui sont des grades intermédiaires des études supérieures menant à la licence.

Plus précisément, ce n'est qu'entre 1852 et 1890 qu'il y eut des baccalauréats ès lettres et ès sciences puisque la distinction a été supprimée en 1890, instaurant un baccalauréat de l'enseignement classique en deux parties. En 1891 l'enseignement secondaire spécial devient l'enseignement secondaire moderne et il est institué un baccalauréat de l'enseignement secondaire moderne en deux parties [9]

En 1927 les baccalauréats de l'enseignement classique et moderne sont remplacés par le baccalauréat de l'enseignement du second degré dont les épreuves demeurent cependant durant longtemps encore organisées par les facultés des lettres et sciences humaines et les facultés des sciences.

En 1945 la classe unique de terminale est scindée en 3 : philosophie, sciences expérimentales et mathématiques préparant chacune à une épreuve de baccalauréat distincte [9].

Il a connu plusieurs paliers dans sa diffusion parmi la population. Il était initialement destiné aux garçons de la bourgeoisie. La première femme à passer le baccalauréat est Julie-Victoire Daubié en 1861. Mais c’est à partir de 1924, lorsque les programmes secondaires pour garçons et filles deviennent identiques, que le baccalauréat s’ouvre largement aux filles.

Le second palier dans la hausse du nombre de bacheliers intervient à partir des années 1930, quand le lycée public devient gratuit (il était payant auparavant, sauf pour quelques rares boursiers comme Marcel Pagnol ou Georges Pompidou, par exemple). Cependant l’explosion du nombre de bacheliers intervient réellement à partir des années 1960-1970, quand le primaire supérieur (la partie du système scolaire réservée aux familles modestes) est supprimé (en 1963) au profit du collège unique (en 1975) [pas clair].

Cinq sections sont définies en 1959 [10] :

  • la section A orientée vers les études littéraires, linguistiques et philosophiques, comportant une option arts ;
  • la section B orientée vers les sciences économiques et sociales et comportant une initiation aux mathématiques pures et appliquées nécessaires à l'étude de ces sciences ;
  • la section C orientée vers les mathématiques et les sciences physiques ;
  • la section D orientée vers les sciences de la nature et les mathématiques étudiées en vue de leurs applications ;
  • la section T, associant à un enseignement scientifique un enseignement technique industriel (ancêtre du bac technologique).

Jusqu'en 1963, le baccalauréat comportait une première partie, et une deuxième partie. L'obtention de cette première partie était obligatoire pour passer en terminale et postuler au baccalauréat. La première partie est remplacée en 1963 par un « examen probatoire » qui ne durera que deux ans (examens de 1963 et 1964). Il est supprimé en 1965. Un oral de contrôle est mis en place pour les élèves n'ayant pas obtenu la moyenne [11].

C'est aussi la raison pour laquelle a été introduite en 1969 une épreuve anticipée de français en classe de première, puisque les élèves de terminale étudient la philosophie en lieu et place du français.

L'épreuve anticipée de français en classe de première est instituée en 1969, les filières A, B, C, D et E (remplacées en 1995 par les filières S, L et ES), qui remplacent les baccalauréats Mathématiques élémentaires, Philosophie et Sciences expérimentales, ainsi que techniques sont mises en place en 1968. Le bac professionnel est établi en 1985, année où le ministre de l’Éducation nationale Jean-Pierre Chevènement, proclame que le but à atteindre est d'amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Cet objectif est ramené à 74 % ultérieurement. En 2008, environ 64 % d'une génération est titulaire du baccalauréat. En 2007, 54 % des bacs obtenus sont des bacs généraux, 26 % des bacs technologiques et 20 % des bacs professionnels.

Le baccalauréat est ainsi passé en un peu plus d’un siècle et demi d’un diplôme élitiste et bourgeois, sélectionnant les futurs cadres de la nation, à un diplôme de base, indispensable à toute formation et à toute carrière professionnelle, remplacé dans son rôle précédent par exemple par les concours d'entrée aux grandes écoles.

Une équivalence au Baccalauréat métropolitain est mis en place dans les colonies contrôlées par la France (comme le Tonkin) et intitulé Brevet de Capacité Colonial. En 1944-1945 il s'obtient en deux parties (en Première et en Terminale).

Équivalence des baccalauréats au fil des réformes (dates des premières et dernières sessions d'examen)
GÉNÉRAL
1959 à 1967 1968 à 1983 1984 à 1994 1995 à nos jours
A (arts, lettres, langues, philosophie)

A1 (Latin-Grec)

A2 (Latin-Langues)

A3 (Latin-Mathématiques)

A4 (Langues-Mathématiques)

A5 (Langues)

A6 (Musique)

A7 (Arts plastiques)

A1 (Lettres-Mathématiques)

A2 (Lettres-Langues)

A3 (Lettres-Arts)

L. (Littéraire)

  • Arts
    • Arts du cirque
    • Arts plastiques
    • Cinéma-Audiovisuel
    • Danse
    • Musique
    • Théâtre-Expression dramaturgique
  • D.G.E.M.C. (Droit et Grands Enjeux du Monde Contemporain)
  • L.C.A. (Langues et Cultures de l'Antiquité)
    • Grec ancien
    • Latin
  • L.V.A. (Langue Vivante Approfondie)
    • L.V.1 approfondie
    • L.V.2 approfondie
  • L.V.3 (Langue Vivante 3)
  • Mathématiques
B (sciences économiques, sciences sociales, mathématiques appliquées)

E.S. (Économique & Social)

  • Mathématiques appliquées (MA)
  • Économie approfondie (EA)
  • Sciences Sociales & Politiques (SSP)
C (Mathématiques et sciences physiques)

D (Mathématiques et sciences naturelles)

S - S.V.T. (Scientifique - Sciences de la Vie et de la Terre)

  • Mathématiques
  • Physique-Chimie
  • S.V.T. (Sciences de la Vie et de la Terre)
  • I.S.N. (Informatique et Sciences du Numérique)
D' (Mathématiques et sciences agronomiques) S - E.A.T. (Scientifique - Écologie, Agronomie et Territoires)
  • Mathématiques
  • Physique-Chimie
  • E.A.T. (Écologie, Agronomie et Territoires)
  • I.S.N. (Informatique et Sciences du Numérique)
E (Mathématiques et technologie)

S - S.I. (Scientifique - Sciences de l'Ingénieur)

  • Mathématiques
  • Physique-Chimie
  • S.I. (Sciences de l'Ingénieur)
  • I.S.N. (Informatique et Sciences du Numérique)
TECHNOLOGIQUE
1959 à 1967 1968 à 1994 1995 à 2012 depuis 2013
T (sciences et techniques industrielles)

F1 (Construction Mécanique)
F2 (Électronique)
F3 (Électrotechnique)
F4 (Génie Civil)
F9 (Énergie-Équipement)
F10A (Microtechnique option Appareillage)
F10B (Microtechnique option Optique)

STI (Sciences & Techniques Industrielles)

  • Génie Mécanique Bois
  • Génie Mécanique Matériaux Souples
  • Génie Mécanique Production Mécanique
  • Génie Mécanique Systèmes Motorisés
  • Génie Mécanique Microtechniques
  • Génie Mécanique Structures Métalliques
  • Génie Civil
  • Génie Énergétique
  • Génie des Matériaux
  • Génie Électronique
  • Génie Électrotechnique
  • Génie Optique

STI2D (Sciences & Technologies de l'Industrie et du Développement Durable)

  • ITEC (Innovation Technologique & Éco-Conception)
  • SIN (Système d'Information & Numérique)
  • EE (Énergies & Environnement)
  • AC (Architecture & Construction)

F12 (Arts Appliqués)

STI (Sciences & Techniques industrielles)

  • Arts Appliqués

STD2A (Sciences & Technologies du Design et des Arts Appliqués)

F5 (Physique)
F6 (Chimie de Laboratoire)
F7 (Sciences Biologiques (option Biochimie))
F7' (Sciences Biologiques (option Biologie))

STL (Sciences & Technologies de Laboratoire)

  • CLPI (Chimie de Laboratoire & des Procédés Industriels)
  • BGB (Biochimie & Génie Biologique)
  • PLPI (Physique de Laboratoire & de Procédés Industriels)

STL (Sciences & Technologies de Laboratoire)

  • Option Biotechnologies
  • Option SPCL (Sciences Physiques et Chimiques appliquées en Laboratoire)
1968 à 1994 1995 à 2007 depuis 2008
BTA (Brevet de Technicien Agricole) G (Généraliste)

O (Option)

STAE (Sciences & Technologies de l'Agronomie et de l'Environnement)

  • Technologies Végétales
  • Technologies Animales
  • Technologies des Équipements
  • Technologies des Aménagements

STPA (Sciences & Technologies du Produit Agroalimentaire)

  • Sciences & Technologies
  • Sciences, Technologies & Économie

STAV (Sciences & Technologies de l'Agronomie et du Vivant)

  • Technologies de la Production Agricole
  • Aménagement et Valorisation des Espaces
  • Transformation Alimentaire
  • Services en Milieu Rural
  • Sciences & Techniques des Équipements
1968 à 1994 1995 à 2007 depuis 2007

F8 (Sciences Médico-Sociales)

SMS (Sciences Médico-Sociales)

ST2S (Sciences & Technologies de la Santé et du Social)

1968 à 1994 1995 à 2006 2007 à 2011 depuis 2012

G1 (Techniques Administratives)

G2 (Techniques Quantitatives de Gestion)

G3 (Techniques Commerciales)

H (Techniques Informatiques)

STT (Sciences & Techniques Tertiaires)

  • ACA (Action & Communication Administratives)
  • ACC (Action & Communication Commerciales)
  • CG (Comptabilité & Gestion)
  • IG (Informatique & Gestion)

STG (Sciences & Technologies de la Gestion)

  • CFE (Comptabilité & Finances des Entreprises)
  • CGHR (Communication & Gestion des Ressources Humaines)
  • M (Mercatique)
  • GSI (Gestion des Systèmes d'Information)

STMG (Sciences & Technologies du Management et de la Gestion)

  • RHC (Ressources Humaines & Communication)
  • Marketing (Mercatique)
  • GF (Gestion & Finances)
  • SIG (Systèmes d'Information de Gestion)
1968 à 1977 depuis 1978

F11 (Arts - Techniques de la Musique)
F11' (Arts - Techniques de la Danse)

TMD (Techniques de la Musique & de la Danse)

depuis 1995

HOT (Hôtellerie)

Other Languages
brezhoneg: Bachelouriezh
Deutsch: Baccalauréat
English: Baccalauréat
euskara: Baxoa
한국어: 바칼로레아
português: Baccalauréat
română: Bacalaureat
Türkçe: Bakalorya
Tiếng Việt: Tú tài Pháp