Assemblée nationale (1871)

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Troisième République
Assemblée nationale de 1871
-
5 ans et 24 jours
Informations générales
Type
Lieu
Dans le Grand Théâtre de Bordeaux puis après le , dans la salle de l’opéra royal du château de Versailles, puis après le , dans la Salle de l’aile du Midi.
Régime
Chef de l'État
Élections
Cause
Mode d'élection
Suffrage universel masculin, scrutin de liste majoritaire départemental à un tour, en reprenant l'essentiel des dispositions de la loi électorale du .
Nombre de législatures
Composition de la Chambre
Président de l'Assemblée
Nombre de députés
Groupes politiques
Gouvernement
Histoire et événements
L'empereur Napoléon III se rend au roi Guillaume de Prusse qui l'exile de France le lendemain.
A la convention d'armistice signée avec la France, Otto von Bismarck donne dix jours pour organiser des élections.
L'Assemblée se réunit dans le Grand Théâtre de Bordeaux.
février -
L'Assemblé s'installe dans la salle de l’opéra royal du château de Versailles
Les deux chambres se réunissent dans la Salle de l’aile du Midi du château de Versailles
L'Assemblée promulgue la Loi organique d'élection puis se dissout pour laisser place à une nouvelle Assemblée élue selon la Constitution.
20 février et
Liste des législatures françaises


L'Assemblée nationale élue le 8 février 1871 est la première assemblée élue de la Troisième République en France. Les gouvernements qui en sont issus gouvernent le pays du 19 février 1871 au 31 décembre 1875. Elle est composée de 768 représentants, dont 15 pour l'outre-mer.

Origines

Dans les conditions de l'armistice franco-allemand signé le 26 janvier 1871 à Versailles par Jules Favre au nom du Gouvernement de la Défense nationale, il est prévu la convocation d'une assemblée nationale, seule capable de ratifier un traité de paix entre la France vaincue et son vainqueur le nouvel Empire allemand.

La campagne électorale est courte (à peine 10 jours). Elle est tronquée. Dans 43 départements occupés par les troupes allemandes les réunions électorales sont impossibles. Près de 500 000 soldats sont prisonniers des Allemands ou sont internés en Belgique et en Suisse où ils se sont réfugiés à la fin des combats, ils ne peuvent voter. Les différentes opinions ne peuvent s'affronter sur les deux principaux enjeux de la consultation : la paix et l'avenir de la République installée par Paris le 4 septembre 1870.

Le leader républicain, Léon Gambetta a obtenu du Gouvernement de la Défense nationale un décret sur l'interdiction de se présenter pour les personnalités ayant collaboré à la politique du Second Empire et pour les membres des familles ayant régné sur la France. Cela doit exclure les bonapartistes et les royalistes (légitimistes et orléanistes) et assurer la pérennité de la toute nouvelle République. Mais son collègue du gouvernement, Jules Simon, fait annuler le décret. Le personnel politique des régimes précédents peut donc se recycler. Gambetta démissionne le 6 février.