Arménie

République d'Arménie

Հայաստանի Հանրապետություն
(Hayastani Hanrapetut'yun) (hy)

Drapeau
Drapeau de l'Arménie
Blason
Armoiries de l'Arménie
Devise nationale Aucune
Hymne national Mer Hayrenik
Administration
Forme de l'État République parlementaire
Président de la République Serge Sargsian
Premier ministre Karen Karapetian
Langues officielles Arménien
Capitale Erevan

40° 11′ N, 44° 30′ E

Géographie
Plus grande ville Erevan
Superficie totale 29 743  km2
( classé 137e)
Superficie en eau 4,7
Fuseau horaire UTC +4
Histoire
Indépendance de l' URSS
 
Démographie
Gentilé Arménien
Population totale (01 janvier 2016) 2 998 600 [1] hab.
( classé 128e)
Densité 112 hab./km2
Économie
IDH ( 2012) 0,729 (élevé) ( 76)
Monnaie Dram ( AMD​)
Divers
Code ISO 3166-1 ARM, AM​
Domaine Internet .am
Indicatif téléphonique +374

L’Arménie, en forme longue la République d'Arménie, en arménien Hayastan, Հայաստան et Hayastani Hanrapetut’yun, Հայաստանի Հանրապետություն, est un pays sans accès à la mer situé dans le Petit Caucase. Cette ancienne république socialiste soviétique a des frontières terrestres avec la Turquie à l'ouest, la Géorgie au nord, l' Azerbaïdjan à l'est et l' Iran au sud. Bien que géographiquement située en Asie [2], [3], [4], l'Arménie est considérée comme faisant culturellement, historiquement et politiquement parlant, partie de l' Europe, voire, géographiquement [5], à sa lisière [6], [7]. Elle est membre de plus de trente-cinq organisations internationales, comme l' ONU, le Conseil de l'Europe, la Communauté des États indépendants, etc.

Dotée d'un riche héritage culturel, elle est une des plus anciennes civilisations au monde. Bien que l'Arménie soit un pays constitutionnellement séculier, la religion chrétienne y tient une place importante. Elle fut d'ailleurs la première nation à adopter le christianisme comme religion d'État en 301.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Arménie.

La région, notamment autour du mont Ararat (désormais totalement situé en Turquie), qui a une importante signification religieuse pour les Arméniens, est peuplée depuis la Préhistoire. Les archéologues continuent de trouver des preuves selon lesquelles l'Arménie était un ancien centre de civilisation, avec l' Urartu, rival de l' Assyrie. On ne peut parler de peuple arménien qu'à partir du VIIe siècle VIIe siècle av. J.-C., époque à laquelle la région fut investie par un peuple indo-européen ( Armens et Hayaza-Azzi) qui se mêla à la population urartéenne.

Antiquité

Expansion maximale de l'Arménie sous Tigrane II.
Article détaillé : Royaume d'Arménie.

Vers 610 av. J.-C., une tribu thraco-illyrienne [8] originaire des Balkans passe en Asie Mineure et se déplace graduellement vers l’est jusqu’au Caucase pour se confondre, sans confrontation semble-t-il, avec le royaume de l’ Urartu. « Incluant alors tous les autres éléments ethniques », l'ethnie arménienne se forme, avec une culture qui incorpore des éléments de la culture urartéenne [9] et une langue, indo-européenne, qui s'impose peu à peu [10]. Les Arméniens sont évoqués dans les archives de Ninive. En 490 av. J.-C., les vassaux de Xerxès Xerxès Ier, roi des Perses, combattent à Marathon contre les Grecs.

La région passa par des périodes d’indépendance et de soumission. À la suite de la conquête de l'empire perse par Alexandre le Grand, l'Arménie subit donc l'influence grecque (dynastie séleucide). À cette époque, la dynastie orontide défend la souveraineté arménienne.

En 189 av. J.-C., le stratège Artaxias proclame l’indépendance et, en 187 av. J.-C., fonde sa capitale, Artaxate. Cette Arménie hellénistique, sous le règne de la nouvelle dynastie artaxiade doit faire face aux Parthes. Sous le règne de Tigrane le Grand ( 95 - 55 av. J.-C.), elle va s’étendre de la Méditerranée aux rives de la mer Caspienne. Ce même roi déplace sa capitale à Tigranocerte vers -78.

Mais l'expansion de l'Arménie indispose les Romains qui annexent une bonne partie des terres que Tigrane venait de conquérir, tout en laissant l'Arménie indépendante jusqu'en 65 av. J.-C., année où le pays devient un protectorat romain.

De 1 à 53, les Romains et les Parthes se partagent l'Arménie. Celle-ci est à nouveau romaine de 114 à 117.

Mais, par la suite, la dynastie arsacide rétablit l'indépendance du pays. Au IIe siècle, une nouvelle dynastie perse, les Sassanides, profite de la faiblesse de l'Empire romain pour envahir l'Arménie. Ce n'est que sous l'empereur Dioclétien que les Romains rétablissent leur protection sur l'Arménie. Ils portent au pouvoir le roi Tiridate Tiridate IV qui se convertit au christianisme en 301 sous l'influence de saint Grégoire l’Illuminateur. L’Arménie est ainsi, dès le début du IVe siècle, le premier pays officiellement chrétien. Pour affirmer l'intégrité de la nation arménienne, le moine Mesrob Machtots crée un nouvel alphabet ; geste politique fondateur qui sauve ainsi cette culture de l'oubli. Cet alphabet, inspiré par le grec, avec 32 consonnes et 6 voyelles s’écrit de gauche à droite. Les Arméniens peuvent se passer du grec pour la publication des textes. Ainsi, vers l'an 406, l' alphabet arménien est adopté par l'ensemble du royaume. En l'an 428, l'Arménie est divisée entre les Sassanides et les Byzantins.

Moyen Âge

L'Arménie vers l'an mille.
Article détaillé : Histoire de l'Arménie médiévale.

La région est ensuite envahie par les Arabes qui établissent l' Émirat d'Arménie. Vers l'an 885, la dynastie bagratide s'impose en Arménie, et l'indépendance du pays est alors reconnue. À l'époque, l'Arménie a comme capitale Ani. Avec une population surpassant celle des métropoles européennes comme Paris, Londres et Rome, la ville devient le centre culturel, religieux et économique du Caucase.

L' Empire byzantin s'engage dans une lutte pour subjuguer l'Arménie et réussit finalement en 1045. Mais il est ensuite trop affaibli pour défendre la région contre les Turcs Seldjoukides qui, en 1064, ruinent l'Arménie et continuent d'avancer vers le reste de l' Asie Mineure. Malgré la renaissance zakaride dans la seconde moitié du XIIe — première moitié du XIIIe siècle, des milliers d'Arméniens partent en exil pour s'établir dans des régions plus prometteuses telles que la Moldavie, la Transylvanie, la Hongrie, l' Ukraine, la Pologne, Chypre, divers ports de la Méditerranée et surtout en Cilicie. Dans cette dernière région est fondé en 1137 un royaume arménien qui prolonge la souveraineté arménienne jusqu'en 1375, le royaume arménien de Cilicie.

L'Arménie est l'alliée des croisés de Terre sainte. Plusieurs mariages ont lieu entre princesses arméniennes et souverains francs d’Orient — par exemple le comte Baudouin de Boulogne épouse une Arménienne et devient maître du Comté d’Édesse. Il y a aussi des mariages entre des princes arméniens et des princesses chypriotes. En 1190, Henri Henri VI, empereur romain germanique, remet la couronne royale à Léon Léon II d’Arménie. En 1199, Léon II lui rend la pareille en lui offrant lui aussi une couronne. La culture arménienne est alors très ouverte sur celle de l’Europe et des États latins d’Orient. En 1374, Léon Léon VI de la Maison de Lusignan est le dernier roi arménien avant l'invasion du pays par les Mamelouks en 1375.

Entre trois empires

Le sultan Abdülhamid II représenté en boucher.

Pendant ce temps, l'Arménie (ou Grande-Arménie) est envahie par diverses tribus turques et devient l’objet de luttes entre l’ Empire ottoman et l’ Empire perse. À partir du XIVe siècle, la plus grande partie reste sous domination turque.

Les Arméniens d'Iran

Article détaillé : Arméniens d'Iran.

Des communautés arméniennes se maintiennent dans le Caucase du Sud, partie de l'Empire perse jusqu'au début du XIXe siècle, ainsi qu'en Azerbaïdjan oriental, à Téhéran et à Ispahan.

L'Arménie russe

Les guerres reprennent en 1827, lorsque l’ Empire russe s'empare des régions arméniennes du nord de la Perse. Au XIXe siècle, le territoire est partagé entre la Russie et l’Empire ottoman. D'importantes communautés arméniennes se développent autour d' Erevan, mais aussi de Tbilissi et Bakou. En 1905-1906, de violents affrontements interethniques opposent les Arméniens aux Azéris.

L'Arménie ottomane

À la fin du XIXe siècle, sous le règne du Sultan Abdülhamid Abdülhamid II, que les Turcs se livrent aux premiers massacres contre le peuple arménien ( 1894- 1896) vivant sur la partie du territoire qu’ils contrôlent, c'est-à-dire l’ Asie Mineure orientale ou l' Arménie occidentale. Ces massacres font entre 80 000 et 300 000 morts [11].

Le génocide arménien

Déportés arméniens.
Article détaillé : Génocide arménien.

Le , le gouvernement Jeunes-Turcs de l’ Empire ottoman décide d’en finir avec la minorité arménienne vivant dans l’actuelle Turquie et organise la déportation et le massacre d'Arméniens qui serait chiffré entre 1 200 000 et 1 500 000 Arméniens ottomans [12], perpétrant ainsi un génocide qui est souvent considéré comme le premier du XXe siècle. L' Arménie occidentale est vidée de sa population arménienne natale. Ce génocide n'a jamais été reconnu en tant que tel par la Turquie, dont les lois condamnent ceux qui mentionnent un génocide arménien [13]. Après l'effondrement de la Russie ( 1917) et de l'Empire ottoman ( 1918), les Arméniens parviennent à créer une république indépendante, à l'existence éphémère ( 1918- 1920).

Première République d'Arménie

La première République démocratique d'Arménie est née des convulsions qui ont agité la Transcaucasie à la fin de la Première Guerre mondiale. L'effondrement de l'empire russe en 1917 laisse un vide politique dans une région composée d'une mosaïque de groupes ethnico-religieux, qui peinent à s'entendre. Abandonnés par leurs voisins face à la menace turque, les Arméniens proclament la République d'Arménie. Après la défaite des Puissances centrales en 1918, les Arméniens fondent de grands espoirs sur la Conférence de paix de Paris (1919), pour obtenir le rétablissement de la Grande-Arménie historique. Leurs attentes sont rapidement déçues. Abandonnée par les Puissances alliées, face à l'hostilité de ses voisins, la République d'Arménie mène pendant deux ans une existence précaire et succombera à la collusion de la Turquie kémaliste et de la Russie bolchévique.

L'URSS

Armoiries de la République socialiste soviétique d'Arménie.

Battus par Kemal Atatürk, les Arméniens se résignent à accepter la protection des Bolcheviques : le naît la République soviétique d'Arménie qui ne couvre qu'une petite partie du territoire historique de l'Arménie. Le traité de Sèvres promettait d'intégrer à la nouvelle Arménie indépendante plusieurs villayets (provinces) d' Anatolie orientale. Mais le texte ne fut jamais ratifié. En 1922, elle est incluse dans la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, puis, à partir de 1936 — à l'issue de l'éclatement de la Transcaucasie —, elle devient une République socialiste soviétique à part entière.

Dès lors et durant toute la période soviétique, des tensions sourdes et récurrentes vont opposer Arméniens et Azéris autour du destin de la région du Haut-Karabagh. En , après la soviétisation de l' Azerbaïdjan, les autorités de la RSS d'Azerbaïdjan, nouvellement créée, déclarent renoncer à leurs prétentions sur les territoires litigieux, et reconnaissent officiellement le droit à l'autodétermination du peuple du Karabagh. Mais le bureau caucasien du Comité central du parti bolchevik, alors présidé par Staline, décide du rattachement du Haut-Karabagh à l'Azerbaïdjan. Pendant près de 70 ans, le problème est « gelé ». Durant toute cette période, à intervalles réguliers, la grande majorité des Arméniens du Haut-Karabagh proteste pacifiquement contre les suites de cette décision et demandent que soit discutée la possibilité d'une intégration du Haut-Karabagh au sein de l'Arménie.

Puis, avec la glasnost et la perestroïka, les tensions récurrentes entre les deux républiques soviétiques provoquées par la politique des nationalités et surtout le découpage administratif prennent une tournure plus ouverte et se cristallisent autour de la question du Haut-Karabagh. Le , la région autonome du Haut-Karabagh se déclare en sécession. Trois jours plus tard, l'Azerbaïdjan réaffirme l'attachement du Haut-Karabagh à son territoire et des violences éclatent.

Indépendance

L’Arménie accède à son indépendance définitive le . Suivant l'exemple de l'Azerbaïdjan (qui a déclaré son indépendance de l'URSS le 30 août 1991), la région autonome du Karabagh déclare son indépendance le , à la suite d'un référendum. Pour rétablir son contrôle sur le Haut-Karabagh, les autorités de Bakou envoient des troupes au Haut-Karabagh et c'est le début du conflit. Les Arméniens de la région s'organisent pour se défendre. Avec l'aide de l'Arménie, les combattants du « Comité Karabakh » chassent les Azéris. Les affrontements entre Arméniens et Azéris font de nombreuses victimes de part et d'autre. Malgré le cessez-le-feu conclu en , cette question n’est toujours pas réglée.

Des transferts de population ont eu lieu (retour en Arménie d'Arméniens vivant en Azerbaïdjan et vice-versa pour les Azéris vivant en Arménie) entre les deux pays qui tendent à devenir ethniquement plus homogènes.

Aujourd’hui, l’Arménie est réduite à un dixième de son territoire historique.

Other Languages
Аҧсшәа: Ермантәыла
Acèh: Armènia
адыгабзэ: Армение
Afrikaans: Armenië
Akan: Armenia
Alemannisch: Armenien
አማርኛ: አርመኒያ
aragonés: Armenia
Ænglisc: Armenia
العربية: أرمينيا
ܐܪܡܝܐ: ܐܪܡܢܝܐ
مصرى: أرمينيا
অসমীয়া: আৰ্মেনিয়া
asturianu: Armenia
azərbaycanca: Ermənistan
تۆرکجه: ائرمنیستان
башҡортса: Әрмәнстан
Boarisch: Armenien
žemaitėška: Armienėjė
Bikol Central: Armenya
беларуская: Арменія
беларуская (тарашкевіца)‎: Армэнія
български: Армения
भोजपुरी: आर्मीनिया
Bislama: Armenia
བོད་ཡིག: ཨར་མེ་ནི་ཡ།
বিষ্ণুপ্রিয়া মণিপুরী: আর্মেনিয়া
brezhoneg: Armenia
bosanski: Ermenija
буряад: Армени
català: Armènia
Mìng-dĕ̤ng-ngṳ̄: Armenia
нохчийн: Эрмалойчоь
Cebuano: Armenya
Chamoru: Armenia
ᏣᎳᎩ: ᎠᎵᎻᏂᎠ
کوردیی ناوەندی: ئەرمەنستان
corsu: Armenia
qırımtatarca: Ermenistan
čeština: Arménie
kaszëbsczi: Armenijô
словѣньскъ / ⰔⰎⰑⰂⰡⰐⰠⰔⰍⰟ: Армєнїꙗ
Чӑвашла: Эрмени
Cymraeg: Armenia
dansk: Armenien
Deutsch: Armenien
Zazaki: Ermenıstan
dolnoserbski: Armeńska
ދިވެހިބަސް: އަރުމީނިއާ
eʋegbe: Armenia
Ελληνικά: Αρμενία
English: Armenia
Esperanto: Armenio
español: Armenia
eesti: Armeenia
euskara: Armenia
estremeñu: Arménia
فارسی: ارمنستان
Fulfulde: Armaaniya
suomi: Armenia
Võro: Armeeniä
føroyskt: Armenia
arpetan: Armènie
Nordfriisk: Armeenien
Frysk: Armeenje
Gaeilge: An Airméin
Gagauz: Armeniya
Gàidhlig: Airmeinia
galego: Armenia
Avañe'ẽ: Armenia
गोंयची कोंकणी / Gõychi Konknni: अर्मेनिया
ગુજરાતી: આર્મેનિયા
Gaelg: Yn Armeain
Hausa: Armeniya
客家語/Hak-kâ-ngî: Armenia
Hawaiʻi: ‘Āmēnia
עברית: ארמניה
हिन्दी: आर्मीनिया
Fiji Hindi: Armenia
hrvatski: Armenija
hornjoserbsce: Armenska
Kreyòl ayisyen: Ameni
Հայերեն: Հայաստան
interlingua: Armenia
Bahasa Indonesia: Armenia
Interlingue: Armenia
Ilokano: Armenia
Ido: Armenia
íslenska: Armenía
italiano: Armenia
日本語: アルメニア
Patois: Aamiinia
Basa Jawa: Armènia
ქართული: სომხეთი
Qaraqalpaqsha: Armeniya
Taqbaylit: Arminya
Kongo: Armenia
Gĩkũyũ: Armenia
қазақша: Армения
ಕನ್ನಡ: ಆರ್ಮೇನಿಯ
한국어: 아르메니아
къарачай-малкъар: Эрмения
Kurdî: Ermenistan
коми: Армения
kernowek: Armeni
Кыргызча: Армения
Latina: Armenia
Ladino: Armenia
Lëtzebuergesch: Armenien
Limburgs: Armenië
Ligure: Armenia
lumbaart: Armenia
لۊری شومالی: أرمأنئستان
lietuvių: Armėnija
latgaļu: Armeneja
latviešu: Armēnija
मैथिली: अर्मेनिया
мокшень: Армение
Malagasy: Armenia
олык марий: Армений
Māori: Āmenia
Baso Minangkabau: Armenia
македонски: Ерменија
മലയാളം: അർമേനിയ
монгол: Армен
молдовеняскэ: Армения
кырык мары: Армени
Bahasa Melayu: Armenia
Malti: Armenja
Mirandés: Arménia
مازِرونی: ارمنستون
Dorerin Naoero: Arminiya
Nāhuatl: Armenia
Napulitano: Armenia
Plattdüütsch: Armenien
Nedersaksies: Armenië
नेपाली: आर्मेनिया
नेपाल भाषा: आर्मेनिया
Nederlands: Armenië
norsk nynorsk: Armenia
norsk bokmål: Armenia
Novial: Armenia
Diné bizaad: Aooméénii Bikéyah
occitan: Armenia
Livvinkarjala: Armienii
Oromoo: Armeeniyaa
ଓଡ଼ିଆ: ଆର୍ମେନିଆ
Ирон: Сомих
ਪੰਜਾਬੀ: ਆਰਮੀਨੀਆ
Pangasinan: Hayastan
Kapampangan: Armenia
Papiamentu: Armenia
Picard: Arménie
Deitsch: Armeni
Norfuk / Pitkern: Aarmanya
polski: Armenia
Piemontèis: Armenia
پنجابی: آرمینیا
Ποντιακά: Αρμενία
português: Arménia
Runa Simi: Arminya
rumantsch: Armenia
română: Armenia
armãneashti: Ermenia
русский: Армения
русиньскый: Арменія
Kinyarwanda: Arumeniya
संस्कृतम्: आर्मीनिया
саха тыла: Эрмээн Сирэ
sardu: Armènia
sicilianu: Armenia
Scots: Armenie
سنڌي: آرمينيا
sámegiella: Armenia
Sängö: Armenïi
srpskohrvatski / српскохрватски: Jermenija
Simple English: Armenia
slovenčina: Arménsko
slovenščina: Armenija
Gagana Samoa: Amenia
chiShona: Armenia
Soomaaliga: Armania
shqip: Armenia
српски / srpski: Јерменија
SiSwati: I-Arimeniya
Seeltersk: Armenien
Basa Sunda: Arménia
svenska: Armenien
Kiswahili: Armenia
ślůnski: Armyńijo
తెలుగు: ఆర్మేనియా
tetun: Arménia
тоҷикӣ: Арманистон
Türkmençe: Ermenistan
Tagalog: Armenia
Tok Pisin: Armenia
Türkçe: Ermenistan
Xitsonga: Armenia
татарча/tatarça: Әрмәнстан
chiTumbuka: Armenia
Twi: Aminia
reo tahiti: Āmenia
удмурт: Армения
ئۇيغۇرچە / Uyghurche: ئەرمېنىيە
українська: Вірменія
اردو: آرمینیا
oʻzbekcha/ўзбекча: Armaniston
vèneto: Armenia
vepsän kel’: Armenii
Tiếng Việt: Armenia
West-Vlams: Armenië
Volapük: Larmeniyän
Winaray: Armenya
Wolof: Armeeni
吴语: 亚美尼亚
მარგალური: სომხეთი
ייִדיש: ארמעניע
Yorùbá: Arméníà
Vahcuengh: Armenia
Zeêuws: Armenië
中文: 亞美尼亞
Bân-lâm-gú: Armenia
粵語: 亞美尼亞