Andreï Makine

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Andreï Makine
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Andreï Makine en 2013.
Nom de naissance Andreï Sergueïevitch Makine
Naissance (60 ans)
Krasnoïarsk ( URSS)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Andreï Makine [1] (en russe Андрей Сергеевич Макин, « Andreï Sergueïevitch Makine »), né le à Krasnoïarsk, est un écrivain et académicien français.

Biographie

Jeunesse en Union soviétique

Andreï Makine est né à Krasnoïarsk en Sibérie le 10 septembre 1957 [2]. Dès l’âge de quatre ans, il devient bilingue grâce à une vieille dame française qui s'occupe de lui ; elle est nommée Charlotte Lemonnier et présentée comme la grand-mère du narrateur dans le roman autofictif Le Testament français [3]. La famille s'installe à Penza, puis à Novgorod [4].

Durant une scolarité erratique, il étudie notamment et à partir de l’école primaire le français.

Il étudie à l'université de Kalinine, rédige une thèse de doctorat d'État sur la littérature française contemporaine intitulée « Roman sur l'enfance dans la littérature française contemporaine (des années 70-80) » à l’ université de Moscou, et enseigne la philologie à l'Institut pédagogique de Novgorod [4], où il collabore à la revue Littérature moderne à l'étranger.

Vie en France

En 1987, à trente ans, il s'installe clandestinement à Paris [5] puis demande l’ asile politique, qu'il obtient. Il mène d'abord une vie précaire, qu'il décrit comme un « désespoir permanent » [5]. Il est d'abord assistant de russe au lycée Jacques-Decour, puis dépose une thèse de doctorat sur Ivan Bounine — intitulée La Prose de I.A. Bounine : la poétique de la nostalgie [6] — à la Sorbonne. Il enseigne à l' Institut d'études politiques de Paris [5] et envisage une carrière universitaire en littérature slave [7].

Son premier roman, La Fille d’un héros de l’Union soviétique, paru en 1990, est le point de départ d'une carrière littéraire avec le français comme langue d'écriture. Il obtient en 1995 les prix Goncourt, Goncourt des lycéens et Médicis pour son roman Le Testament français.

Il vit à Paris. L’obtention du Goncourt lui vaut, entre autres, d'obtenir la nationalité française en 1996, ce qui lui avait été précédemment refusé [réf. nécessaire].

En 2011, il révèle qu'il a publié des romans sous le nom de Gabriel Osmonde [8].

Le , il est élu membre de l' Académie française au premier tour, au fauteuil occupé précédemment par l'écrivaine franco-algérienne Assia Djebar. Il obtient 15 voix sur 26 votants, devant Arnaud-Aaron Upinsky avec 2 voix et six autres candidats qui ne reçoivent aucun suffrage, cependant que l'on compte 6 bulletins nuls et 3 blancs [9]. ll prononce son discours de réception le 15 décembre 2016 devant l'assemblée de l'Académie [10] dans lequel il retrace les liens historiques, et littéraires de "l'entente franco-russe" et plaide pour une Russie forte. Il reçoit son épée ornée de d’argent, d’émeraudes, de diamants et de saphirs conçue par l'entreprise suisse Chopard de la main de l’écrivaine Danièle Sallenave [11]. Dominique Fernandez retrace sa carrière [12].

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