Andreï Makine

Andreï Makine
Andrei Makine.jpg

Andreï Makine en 2013.

Biographie
Naissance
Pseudonyme
Gabriel OsmondeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Français (à partir de ), SoviétiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activité
Autres informations
Membre de
Directeur de thèse
Michel Aucouturier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres réputées

Andreï Makine[1] (en russe Андрей Сергеевич Макин, « Andreï Sergueïevitch Makine »), né le à Krasnoïarsk, est un écrivain français.

Il est membre depuis 2016 de l'Académie française, dont il est le benjamin.

Biographie

Jeunesse en Union soviétique

Andreï Makine est né à Krasnoïarsk en Sibérie le 10 septembre 1957[2]. Dès l’âge de quatre ans, il devient bilingue grâce à une vieille dame française qui s'occupe de lui ; elle est nommée Charlotte Lemonnier et présentée comme la grand-mère du narrateur dans le roman autofictif Le Testament français[3]. La famille s'installe à Penza, puis à Novgorod[4].

Durant une scolarité erratique, il étudie notamment et à partir de l’école primaire le français.

Il étudie à l'université de Kalinine, rédige une thèse de doctorat[5] sur la littérature française contemporaine intitulée « Roman sur l'enfance dans la littérature française contemporaine (des années 70-80) » à l’université de Moscou, et enseigne la philologie à l'Institut pédagogique de Novgorod[4], où il collabore à la revue Littérature moderne à l'étranger.

Vie en France

En 1987, à trente ans, il s'installe clandestinement à Paris[6] puis demande l’asile politique, qu'il obtient. Il mène d'abord une vie précaire, qu'il décrit comme un « désespoir permanent »[6]. Il est d'abord assistant de russe au lycée Jacques-Decour, puis dépose une thèse de doctorat sur Ivan Bounine — intitulée La Prose de I.A. Bounine : la poétique de la nostalgie[7] — à la Sorbonne. Il enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris[6] et envisage une carrière universitaire en littérature slave[8].

Son premier roman, La Fille d’un héros de l’Union soviétique, paru en 1990, est le point de départ d'une carrière littéraire avec le français comme langue d'écriture. Il obtient en 1995 les prix Goncourt, Goncourt des lycéens et Médicis pour son roman Le Testament français.

Il vit à Paris. L’obtention du Goncourt lui vaut, entre autres, d'obtenir la nationalité française en 1996, ce qui lui avait été précédemment refusé[réf. nécessaire].

En 2011, il révèle qu'il a publié des romans sous le nom de Gabriel Osmonde[9].

Le , il est élu membre de l'Académie française au premier tour, au fauteuil occupé précédemment par l'écrivaine franco-algérienne Assia Djebar. Il obtient 15 voix sur 26 votants, devant Arnaud-Aaron Upinsky avec 2 voix et six autres candidats qui ne reçoivent aucun suffrage, cependant que l'on compte 6 bulletins nuls et 3 blancs[10]. ll prononce son discours de réception le 15 décembre 2016 devant l'assemblée de l'Académie[11] dans lequel il retrace les liens historiques, et littéraires de "l'entente franco-russe" et plaide pour une Russie forte. Il reçoit son épée ornée d’argent, d’émeraudes, de diamants et de saphirs conçue par l'entreprise suisse Chopard de la main de l’écrivaine Danièle Sallenave[12]. Dominique Fernandez retrace sa carrière [13].

Other Languages
العربية: أندري ماكين
Ελληνικά: Αντρέι Μακίν
español: Andreï Makine
italiano: Andreï Makine
македонски: Андреј Макин
مازِرونی: آندره مکین
Nederlands: Andreï Makine
српски / srpski: Андреј Макин
українська: Андрій Макін