Ali Kafi

Ali Kafi
علي حسين كافي
Illustration.
Fonctions
Président de la République algérienne démocratique et populaire
(Haut Comité d'État)

(1 an, 6 mois et 28 jours)
Chef du gouvernementSid Ahmed Ghozali
Bélaïd Abdessalam
Redha Malek
PrédécesseurMohamed Boudiaf
SuccesseurLiamine Zéroual
(chef de l'État)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissanceEl Harrouch (Algérie)
Date de décès (à 84 ans)[1]
Lieu de décèsGenève (Suisse)
NationalitéAlgérienne
ProfessionMilitaire
Religionislam
RésidencePalais d'El Mouradia, Alger

Ali Kafi
Chefs d'État algériens
Colonel Ali Kafi
OrigineAlgérie
AllégeanceArmée de libération nationale
Algérie
GradeColonel
ConflitsGuerre d'Algérie

Ali Kafi, nom complet Ali Hussain Kafi, en arabe (علي حسين كافي), né le à El Harrouch en Algérie et mort le à Genève en Suisse, est un colonel et homme d'État algérien. Il dirige l'Algérie du au .

Militaire de carrière, militant du FLN durant la guerre d'Algérie, il exerce comme ambassadeur d'Algérie dans plusieurs pays, après l'indépendance. Il succède à Mohamed Boudiaf en devenant du au , le second président du Haut Comité d'État, organe transitoire de la gestion de l'État.

Biographie

Formation religieuse

Il est né le à M'Souna, localité près de la ville d'El Harrouch dans l'actuelle wilaya de Skikda, dans une famille de petits paysans affiliée à la célèbre confrérie musulmane Rahmaniya[2]. Le père d'Ali Kafi, cheikh El Hocine, qui se chargea de son éducation, lui dispensa lui-même l'enseignement religieux[3]. En 1946, il est envoyé dans une école coranique réputée de Constantine, l'Institut Kettenia. Marqué par les massacres de Sétif de 1945, adhérant rapidement aux idées nationalistes du Parti du peuple algérien (PPA), il y forme avec d'autres étudiants une cellule militante. Diplômé « El Ahlia »[4] en 1950, il part en Tunisie renforcer sa formation dans la grande université islamique de la mosquée Zitouna. Il y côtoie les milieux nationalistes tunisiens et participe à plusieurs actions militantes. Expulsé de Tunisie en 1952, il purge alors une peine de six mois de prison pour ses activités[3].

Militant nationaliste

Libéré, il reprend ses activités nationalistes, et est nommé enseignant dans une école libre de Skikda tenue par le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques en Algérie (MTLD)[5]. Le 1er novembre 1954, au déclenchement de la guerre d'Algérie, Ali Kafi est contacté par Didouche Mourad, responsable FLN de la zone II (Nord Constantinois). Il intensifie alors son action militante à Skikda et rejoint l'Armée de libération nationale (ALN). Sous les ordres de Zighoud Youcef, à la tête de la wilaya II après la mort de Didouche Mourad, il participe aux massacres du Constantinois en 1955 entrant dans la lutte armée[5]. En août 1956, il fait partie de la délégation de la wilaya II du congrès de La Soummam, qui met en place les structures administratives et militaires du mouvement indépendantiste. Il devient alors représentant militaire, puis colonel, et enfin commandant de la wilaya de 1957 à 1959[5]. En mai 1959, il fait partie des dix colonels chargés de l’organisation des opérations militaires de l’ALN à Tunis, où il s'installe jusqu'à l'indépendance algérienne. Durant la crise de l’été 1962, il soutient le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) de Benyoucef Benkhedda face au bureau politique du FLN de Ben Bella.

Homme politique

Après l'indépendance, il est nommé ambassadeur d'Algérie dans plusieurs pays. En 1990, il devient secrétaire général de l'Organisation nationale des Moudjahidines (combattants algériens durant la guerre d'Algérie). Le 11 janvier 1992, après la destitution du président Chadli Bendjedid, l'armée met en place un Haut comité d'État (HCE), organe provisoire de la gestion de l'État, et Ali Kafi en est nommé membre[6]. En pleine « décennie noire », le 2 juillet 1992, il succède à Mohamed Boudiaf, assassiné, à la présidence du HCE. Devenant de plus en plus entreprenant, il entame notamment sans concertation un dialogue avec les partis politiques, une conférence du HCE décide alors de le remplacer[6]. Il remet ses pouvoirs de chef de l'État à Liamine Zéroual le 30 juin 1994. Ali Kafi publie ses mémoires en 2002 dans un ouvrage intitulé Du militant politique au dirigeant militaire[7] où il revient notamment sur de nombreuses zones d'ombres de la « révolution algérienne », ouvrage pour lequel il sera lourdement critiqué notamment pour ses révélations, jugées offensantes, entre autres sur Abane Ramdane[5].

Missions diplomatique

1963-1966 : ambassadeur au Liban

1966-1975 : ambassadeur en Syrie

1975 : ambassadeur en Tunisie

-ambassadeur en Égypte

-ambassadeur en Irak

-ambassadeur en Italie

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