Alfred Sisley

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Alfred Sisley, né le à Paris, et mort le à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne), est un artiste peintre et graveur britannique, rattaché au mouvement impressionniste et vivant et travaillant principalement en France. Il effectue une démarche pour obtenir la naturalisation française, interrompue par sa mort à l'âge de 59 ans d'un cancer de la gorge. Le succès, qu'il n'a pas connu de son vivant, va alors survenir.

Biographie

Jeunesse et formation (1839-1871)

Frédéric Bazille, Portrait d'Alfred Sisley (1867-1868), ancienne Collection Wildenstein, détruit durant la Seconde Guerre mondiale[2].
Claude Monet, Intérieur, Après dîner (chez les Sisley) (1868), Washington, National Gallery of Art.

Sisley naît à Paris au 19 rue des Trois-Bornes, le 30 octobre 1839[3] de parents marchands anglais, établis dans la capitale française pour affaires. Son père, William Sisley (1799-1879), d'origine française[4], dirige une affaire d'importation liée à l'entreprise familiale basée à Londres. Sa mère, Felicia Sell (1808-1866), est plutôt attirée par la musique et la vie de société.

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Il est baptisé le 31 octobre 1840 par le pasteur Athanase Coquerel en l'Église réformée de Paris vraisemblablement au temple protestant de l'Oratoire du Louvre[5].

En 1857, ses parents l'envoient à Londres, à l’âge de dix-huit ans pour le destiner à une carrière commerciale[5]. Pendant ces années d'apprentissage (1857-1860), il passe plus de temps à visiter les musées qu'à sa formation commerciale, et admire particulièrement les œuvres de Constable et Turner. De retour en France en 1860, il obtient de ses parents l'autorisation d'abandonner les affaires et peut alors se consacrer à l’art.

Durant sa jeunesse, il assista aux concerts Pasdeloup qui débutèrent en octobre 1861. Il confia à Arsène Alexandre que le trio du scherzo du septuor de Beethoven (op. 20 en mi bémol majeur) l'avait durablement ravi : « Cette phrase si gaie, si chantante, si entraînante, me disait-il, il me semble que, depuis la première fois que je l'ai entendue, elle fait partie de moi-même, tant elle répond à tout ce que j'ai toujours été au fond. Je la chante sans cesse. Je me la fredonne en travaillant. Elle ne m'a jamais abandonné... »[6].

En octobre 1862, il entre à l’atelier de Charles Gleyre, enseignant de l'École des beaux-arts de Paris[1]. Il s'initie à la pratique du dessin et fait la connaissance de Renoir, Monet et Bazille. Très vite, ils se lient d'amitié. La conception du paysage de Gleyre diffère trop de la perception qu'il en a et les quatre amis quittent l’atelier du maître, dès mars 1863, pour travailler en plein air et planter leur chevalet dans la forêt de Fontainebleau, à Chailly-en-Bière, Barbizon, ou encore Marlotte, ce qui le rapproche du groupe de Marlotte[7]. Cette première expérience de travail de groupe, renouvelée notamment en juillet 1865, soude les quatre artistes, les stimule et annonce, l’année même où s’ouvre le premier Salon des refusés, leur combat prochain pour la nouvelle peinture impressionniste. Sa peinture de paysages délicats est influencée par Jean-Baptiste Camille Corot et Charles-François Daubigny[1].

Il commence à peindre dans les environs de Paris[5]. À partir de 1865, il va peindre les allées de châtaigniers à La Celle-Saint-Cloud avec Bazille, réalisant ses premières toiles sur le motif dans les bois de La Celle-Saint-Cloud[8]. Frédéric Bazille fit son portrait lors de l'hiver 1867-1868[5].

Il fait la connaissance de Marie-Louise Adélaïde-Eugénie Lescouezec[5], jeune parisienne originaire de Toul, dans la Meurthe, qu'il rencontre en 1866, une union qui mécontentera son père qui le déshérita[9]. Renoir peignit en 1869 Les Fiancés - Le Ménage Sisley, supposé représenter Sisley et sa femme (Wallraf Richartz Museum, Cologne). Marie Bracquemond les peint en 1880 : La promenade en bateau. Sisley et sa femme et Sous la Lampe : le couple Sisley dînant chez les Bracquemond à Sèvres[5]. De leur union naîtront trois enfants, Pierre (né en 1867, il devint décorateur et antiquaire, resté célibataire il est mort en 1929 à Paris ; il est aussi indiqué comme inventeur, et souhaitait se marier à Germaine Hoschedé, liée à la famille de Claude Monet qui s'y serait opposé en raison de sa profession[10]), Jeanne (née en 1869 qui deviendra Mme Diets, aussi écrit Dietsh, et fut peintre et aquarelliste, morte le 4 février 1919 à Paris) et Jacques né en 1871 mort la même année[11]. En 1871, Sisley peignit ses deux enfants, dans un salon, réalisant peut-être son seul portrait[5]. Installé avec sa compagne à Paris, il partage son temps entre le travail à l’atelier, les réunions informelles au café Guerbois, présidées par Édouard Manet, chef de file de la jeune génération de peintres, et où se retrouvaient des critiques ou des journalistes comme Louis Edmond Duranty, ou encore Émile Zola. Mais cette vie parisienne palpitante et source d’émulation, que Zola décrira très bien dans son roman L'Œuvre, inspirée volontairement de la vie des impressionnistes, Sisley la ponctuait inévitablement de séjours à la campagne, prétexte pour une peinture en plein air, dans les environs proches de Paris.

À la fin des années 1860, il s'installe avec sa famille à Bougival. Jusqu'en 1870, il peint dans son atelier à Paris, puisant des sujets dans la capitale et ses environs[8].

Il présente deux paysages du canal Saint-Martin au Salon de 1870 à Paris[12].

Au début de l'occupation prussienne, il réussit à fuir Bougival pour Paris, mais reviendra dans la région s'installer à Louveciennes. Il y peint notamment Premières neiges à Louveciennes, représentant la rue de Voisins dans le hameau où il réside. Il réalise également une série de toiles du haut de la côte du Cœur-Volant[8].

Il quitte Paris en mars 1871 pour s’installer à Louveciennes à proximité de la maison de la famille de Renoir, où il loue une maison et reste, devant subvenir aux besoins de sa famille par les seuls moyens de son art, après la mort de son père, ruiné par la guerre. Alors que l'Ouest parisien vers Versailles est le siège d'opérations militaires prussiennes et versaillaises, Sisley réalisa un grand nombre de paysages de Louveciennes, Marly le Roi et Bougival où ne figure aucune trace de guerre[12].

Quand il revient s'installer au printemps 1871 dans le hameau de Voisins à Louveciennes route de la Princesse, il découvre que son atelier aurait été dévasté par les Prussiens. Cela explique le faible nombre de toiles antérieures à 1871 qui nous sont parvenues. Il s'installe à nouveau à proximité de la famille de Renoir, avec qui il travaille parfois en 1871[8]. En janvier 1872, Sisley rencontra Paul Durand-Ruel par l'intermédiaire de Monet et Pissarro qui le connaissaient depuis leur séjour à Londres durant la guerre. Durand-Ruel acheta près de 400 œuvres de Sisley pendant au moins 25 ans[13].

Il se rend notamment dans la forêt de Marly-le-Roi en compagnie de Renoir[14].

Du 15 avril au 15 mai 1874, il participe à la Première exposition des peintres impressionnistes où il présente 6 toiles, dont 5 œuvres au catalogue : N° 161 Route de Saint-Germain (à Monsieur Durand-Ruel) - N° 162 Île de la Loge (à Monsieur Durand-Ruel) - N° 163 La Seine à Port-Marly - N° 164 Verger - N°165 Port-Marly, soirée d'hiver[15] ,[16] et une est hors catalogue. François Daulte suggère que La Machine de Marly est l'une de ses 6 toiles. Si rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit de La Seine à Port-Marly, sans indication d'appartenance sur le catalogue, les critiques, dont Ernest Chesneau, en firent l'éloge[17].

Il séjourne à Londres où il s'est rendu grâce au mécénat de Jean-Baptiste Faure[18] de juillet à octobre 1874 et exécute près de vingt tableaux aux environs de Molesey et de Hampton Court[19],[20].

Il reste à Louveciennes jusqu'à la fin de l’hiver 1874-1875, peignant nombre de paysages enneigés, donnant des reflets roses, jaunes et bleus à la neige. En 1875, il s'installe à Marly-le-Roi dans une maison près de l'Abreuvoir, y restant jusqu'à la fin de l’hiver 1877-1878, peignant d'autres paysages enneigés. Parmi ses sujets de prédilection, on trouve l'Abreuvoir de Marly-le-Roi, les routes fuyantes, les rives de la Seine et la Machine de Marly. Des inondations de 1876 à Port-Marly, il fait un sujet figurant des effets de surface miroitante et de ciel balayé par le vent[8].

Alfred Sisley, Le Pont de Moret, effet d’orage, 1887, Le Havre, musée d'art moderne André-Malraux
Alfred Sisley, Le Pont de Moret, effet d’orage (1887), Le Havre, musée d'art moderne André-Malraux.

De tous les Impressionnistes, Sisley séjourna le plus longtemps dans la boucle de la Seine[21], et y réalisa le plus grand nombre de tableaux[8].

En 1874, avec Claude Monet, Auguste Renoir, Camille Pissarro, Edgar Degas et Berthe Morisot, il fonda de la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs, et participa aux trois premières des huit expositions impressionnistes. La Première exposition des peintres impressionnistes qui a lieu dans les locaux du photographe Nadar en 1874, et à la deuxième Deuxième exposition des impressionnistes en 1876 et à la troisième en 1877[1]. En dehors de la septième en 1882, il ne participera pas aux suivantes.

Marie Bracquemond, Sous la Lampe (1877), Galleries Maurice Sternberg (en), Chicago. Le couple Sisley dînant chez les Bracquemond à Sèvres.

En 1878, il part de Marly-le-Roi pour Sèvres[8] où il réside jusqu'en 1879[5], avant de s'installer dans la région de Moret-sur-Loing[8].

Période d’indépendance et de reconnaissance (1880-1895)

La dernière maison de Sisley, où il emménage en avril 1892, au no 19 rue Montmartre à Moret-sur-Loing.
John Peter Russell, Madame Sisley sur les bords du Loing (1887), Sydney, Galerie d'art de Nouvelle-Galles du Sud.

En 1880 Sisley se fixe non loin de Moret-sur-Loing, conquis par cette campagne paisible et verdoyante auquel il restera fidèle jusqu'à la fin de sa vie. Le peintre australien John Peter Russell réalise le portrait de Mme Sisley sur les bords du Loing en 1887. À cette période le groupe des impressionnistes est dispersé, après le départ de Renoir, Sisley, Cézanne puis Monet en 1880 des expositions impressionnistes. Chacun cherche à tracer dorénavant sa propre voie. Les expositions personnelles demeurent alors le moyen privilégié pour ces peintres de se faire reconnaître. Sisley accepte sa première exposition personnelle en 1881 à La Vie Moderne avec 14 tableaux, et une autre en 1883 dans la galerie de Durand-Ruel après celles successives de Monet, Renoir et Pissarro. Mais le succès n’est toujours pas au rendez-vous et les envois de Durand-Ruel de ses œuvres à Londres, Boston, Berlin ou Rotterdam ne sont guère plus fructueux.

En 1882 se tient la septième exposition impressionniste, avec la reformation exceptionnelle du groupe impressionniste initial (Monet, Renoir, Sisley, Pissarro…). Mais cette réunion des peintres est la dernière. En effet, la dernière et huitième exposition impressionniste a lieu sans la présence de Sisley, Monet, Renoir et Cézanne.

Après s’être opposé à deux projets d’expositions de Durand-Ruel, Sisley contraint par ses soucis financiers, lui demande de l’aide en 1885 et lui accorde sa confiance pour deux expositions collectives organisées à New York en 1886. Celles-ci, remportant succès, seront alors les premiers signes avant-coureurs de la reconnaissance tardive des impressionnistes. Durand-Ruel lui offre même une exposition particulière à New York début 1889 dans sa galerie qu’il a ouverte outre-Atlantique. Parallèlement Sisley s’ouvre à d’autres marchands comme Georges Petit avec qui il collabore dès 1886, à l’instar de Monet, et Boussod et Valladon (en) à partir de 1893. Ses tableaux remportent du succès lors de la deuxième exposition internationale de peinture et de sculpture chez Georges Petit. En 1890 Sisley est admis comme membre associé de la Société nationale des Beaux-Arts. Cette entrée lui assure alors une certaine pérennité puisqu'il y montrera ses œuvres tous les ans jusqu'à la fin de sa vie à l’exception de 1895 et 1896.

Lors du Salon du Champ-de-Mars de 1892, il est vivement critiqué par Octave Mirbeau dans sa chronique du Figaro du 25 mai 1892 à laquelle il répondra soulignant la malveillance du critique d'art à son égard[22],[23]. Adolphe Tavernier, un ami journaliste le déclara comme l’un des maîtres du paysage du XIXe siècle. En 1894, il reçoit Gustave Geffroy à Moret, qui publiera après sa mort dans Sisley ses souvenirs et impressions de cette journée : il dit avoir deviné « la tristesse sous l’apparence de la résignation et les paroles enjouées (…) cette journée si parfaite d’accueil et d’amitié est restée pour moi empreinte de ce sentiment deviné chez l’artiste vieillissant qui semblait pressentir que jamais de son vivant un rayon de gloire ne viendrait briller sur son art ». En effet Sisley ne connaît pas le succès rencontré des impressionnistes tels Renoir ou Monet ou Degas. Pissarro écrira à son fils Lucien dans une lettre de 1895 : « je reste, avec Sisley, comme une queue de l’impressionnisme. »

Fin de vie (1896- 1899)

Pendant les dernières années de sa vie (1897-1899) la santé de Sisley décline : il souffre de crises de rhumatismes très douloureuses.

A la faveur d'un différend entre Durand-Ruel et Sisley, Georges Petit devient la galeriste attitré du peintre. En février 1897, il organise une grande rétrospective de l’œuvre de Sisley dans sa galerie rue de Sèze[24]. L’artiste s’emploie à rassembler un maximum d’œuvres provenant des collections d’amateurs. Au total l’exposition ouvrira avec 146 peintures et six pastels. Seuls Arsène Alexandre et Adolphe Tavernier parleront de l’exposition et aucune toile ne sera vendue. L’expérience est douloureuse pour Sisley.

En 1897, il est invité en Angleterre à Londres puis à Penarth près de Cardiff. Ce séjour durant lequel il épouse sa compagne le 5 août à Cardiff[25], est le dernier moment de grande création de l’artiste : il peint les falaises, les énormes rochers, les vagues… De retour à Moret, en novembre 1897 il souhaite se faire naturaliser français, et demande son aide à son ami Adolphe Tavernier. Mais la perte de certains papiers officiels ne lui permirent pas de réaliser rapidement son vœu de devenir citoyen français. Paradoxalement, celui des impressionnistes qui peignit le mieux les paysages de la Seine, du Loing et la douceur angevine allait s'éteindre anglais[26].

Il vit à la limite de la misère. Son épouse tombe malade et meurt le 8 octobre 1898. Il est affecté et rien ne vient éclipser son découragement. Atteint d’un cancer de la gorge, son état empire. Il montre une forme de courage dans sa résignation. Des lettres à son docteur permettent de retracer jour après jour la fin de sa vie. Il écrit le 13 janvier : « Je suis rompu par la douleur… Je n’ai plus l’énergie de combattre… »[27]. Il fait appeler Monet, lui recommande ses enfants et lui dit adieu. Il meurt le 29 janvier 1899 dans sa maison à Moret-sur-Loing sans avoir pu acquérir la nationalité française[28],[29].

Sa mort interrompt sa demande de naturalisation française.

Il est enterré au cimetière de Moret le 1er février par un temps gris et froid. Renoir, Monet, Adolphe Tavernier et Arsène Alexandre sont venus de Paris[30]. Jean-Charles Cazin prononça un discours pour la Société nationale des beaux-arts[31]. Adolphe Tavernier prononça une oraison funèbre rendant hommage à « un magicien de la lumière, un poète des ciels, des eaux, des arbres, en un mot un des plus remarquables paysagistes de nos jours ». Il est enterré auprès de son épouse. Sur leur tombe figure comme épitaphe une citation de Sisley : « Il faut que les objets soient enveloppés de lumière, comme ils le sont dans la nature. »[32].

Après sa mort

La famille Monet-Hoschedé fête le mariage de Marthe Hoschedé et de Théodore Butler. Pierre Sisley est assis par terre à droite ; sa sœur Jeanne est debout derrière lui ; Monet est sur les marches à gauche. Giverny, 31 octobre 1900.

Le succès, qu'il n'a pas connu durant sa vie, va survenir peu après sa mort. La galerie Bernheim-Jeune expose 14 de ses toiles en février 1899[30].

Lors d'une exposition collective à la galerie Georges Petit du 16 février au 8 mars 1899, 21 de ses toiles sont exposées[33] dont Une Rue à Sèvres[34],[35].

En mars, Durand-Ruel expose 28 toiles de Sisley à New York. Le 1er mai, Claude Monet organise une vente par la galerie Georges Petit au profit de ses enfants, qui reçut un écho dans les médias sans précédent pour Sisley[30].

En mars 1900, un an seulement après sa mort lors de la vente Adolphe Tavernier, le comte Isaac de Camondo achète l’inondation à Marly[36] pour la somme considérable à l’époque de 43 000 francs[37], vendue par l’artiste à l’origine 180 francs.

En 1911 il est le premier artiste impressionniste à recevoir l’hommage d’un monument commémoratif dans sa ville de Moret-sur-Loing.

On connait 960 huiles sur toile, 100 pastels et de nombreux autres dessins, produits par Sisley bien qu'il n'eût vécu que 59 ans. Un nombre impressionnant de faux Sisley ont été découverts. À côté de ses faux, des œuvres réalisées par sa fille Jeanne, vers 1895, portent légitimement la signature Sisley[38].

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