Albert de Broglie

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Albert de Broglie
Albert, duc de Broglie.
Albert, duc de Broglie.
Fonctions
Président du Conseil des ministres français
et Ministre de la justice

(6 mois et 6 jours)
Président Patrice de Mac Mahon
Gouvernement Broglie III
Législature Ire et IIe
Prédécesseur Jules Simon
Successeur Gaëtan de Rochebouët
Vice-président du Conseil des ministres
et Ministre des Affaires étrangères jusqu'au 26 novembre 1873 puis Ministre de l'intérieur
( Chef du gouvernement)

(11 mois et 28 jours)
Président Patrice de Mac Mahon
Gouvernement Broglie I et II
Législature Assemblée nationale
Prédécesseur Jules Dufaure
Successeur Ernest Courtot de Cissey
Oscar Bardi de Fourtou
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris, France
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès Paris, France
Nationalité française
Parti politique Orléaniste
Conjoint Pauline de Galard de Brassac de Béarn
Enfants Victor de Broglie
Profession Diplomate
Présidents du Conseil des ministres français

Jacques Victor Albert, duc de Broglie (se prononce de Breuil), né à Paris le et mort dans la même ville le , fils d' Achille Victor, duc de Broglie, est un historien, diplomate et homme d'État français, monarchiste, orléaniste.

Biographie

Caricature par Georges Lafosse parue dans Le Trombinoscope de Touchatout en 1873.

Secrétaire d'ambassade à Madrid et à Rome sous le règne de Louis-Philippe Louis-Philippe Ier, il quitte son poste en 1848 et s'abstient de toute activité politique sous le Second Empire. Albert de Broglie entre au Conseil d’administration de Saint-Gobain en 1852 et en est le président de 1866 à 1901.

Député de l' Eure en 1871, il est nommé ambassadeur à Londres. Il est aussi l'une des figures du catholicisme libéral. Chef du gouvernement de l'«  ordre moral » en 1873- 1874, puis en 1877, il s'efforce vainement de préserver les droits dynastiques des Orléans. Il défend une conception aristocratique du bicaméralisme, proposant le un « Grand Conseil des Notables », qui « mêlait membres nommés à vie par le président de la République, membres de droit éminents et membres élus par les capacités » [1]. Repoussé par les républicains et les bonapartistes, ce projet est également contesté au sein de son courant, l' orléanisme [1].

Il est sénateur de l'Eure de 1876 à 1885. Membre de l' Académie française, comme son père, et de l' Académie des sciences morales et politiques, il laisse des Mémoires et d'importantes études historiques.

Il est président du Conseil pendant la crise du 16 mai 1877 et fait les frais du «  Manifeste des 363 » qui entraîne la dissolution de l'Assemblée et la fin de son conseil.