Albert Robida

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Albert Robida
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Portrait d'Albert Robida, paru dans les Figures contemporaines tirées de l’Album Mariani (1894).

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Lieu de travail
Enfant
Œuvres réputées
  • Le Vingtième Siècle (1883)
  • Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul (1879)

Albert Robida, né à Compiègne le et mort à Neuilly-sur-Seine le , est un illustrateur, caricaturiste, graveur, journaliste et romancier français.

Son fils est l'architecte Camille Robida.

Biographie

Fils d'un menuisier, il étudie pour devenir notaire, mais dans l'ennui de telles études, il s'adonne à la caricature. En 1866, il dessine au Journal amusant puis dans diverses revues. En 1879 il imagine un personnage élevé par des singes, Saturnin Farandoul. En 1880, avec l'éditeur George Decaux, il fonde sa propre revue, La Caricature, qu'il dirige pendant douze ans et dans laquelle Caran d'Ache, Louis Morin, Ferdinand Bac, Job, Maurice Radiguet[1] font leurs débuts. Il illustre des guides touristiques, des ouvrages de vulgarisation historique, des classiques littéraires : Villon, Rabelais, Cervantès, Swift, Shakespeare, Les Cent Contes drolatiques d'Honoré de Balzac, les Mille et une nuits. Il œuvre aussi dans un registre plus léger avec une histoire des maisons closes. Sa renommée s'éclipse quelque temps après la Première Guerre mondiale.

Albert Robida a été redécouvert grâce à sa trilogie d'anticipation :

  • Le Vingtième Siècle ( 1883) ;
  • La Guerre au vingtième siècle ( 1887) ;
  • Le Vingtième Siècle. La vie électrique ( 1890)[2].

Ces ouvrages font de lui un autre Jules Verne, souvent plus audacieux. Contrairement à Jules Verne, qui n'illustre pas par ailleurs lui-même ses récits, il propose des inventions intégrées à la vie courante et non des créations de savants fous. Et chaque fois, il imagine les développements sociaux qui découlent de ses inventions, souvent avec justesse : promotion sociale des femmes (qu'il voit électrices/éligibles, portant le pantalon, fumant, médecins, notaires ou avocates), tourisme de masse, pollution. En 1869, déjà, Robida fait une œuvre d'anticipation avec sa bande dessinée La Guerre au vingtième siècle, campagne de Jujubie, qui décrit la guerre moderne, à base de missiles robotisés, de gaz asphyxiants et même la guerre biologique.

Il imagine ainsi dans La vie électrique le téléphonoscope, un écran plat mural qui diffuse les dernières informations à toute heure du jour et de la nuit, les dernières pièces de théâtre, des cours et des téléconférences. Les aéronefs sont également bien implantés comme moyen de transport individuel et on y mentionne même un «train-tube électro-pneumatique» qui rappelle l'hyperloop d'Elon Musk. Le récit de déroule en 1953.

Outre ses qualités de visionnaire, son œuvre L'Horloge des siècles (1902), avec les changements de paradigmes qu'elle présente, annonçait déjà, selon certains de ses critiques, le Philip Kindred Dick du roman À rebrousse-temps.

Albert Robida est inhumé au cimetière de Croissy-sur-Seine, dans le tombeau familial dessiné par l'un de ses fils, l'architecte Camille Robida[3].

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