Affaire des propos de Bruno Gollnisch d'octobre 2004

Affaire des propos de Bruno Gollnisch d'octobre 2004
PaysDrapeau de la France France
Tribunal(fr) Cour de cassation
Date
Détails juridiques
Chronologie : déclaration polémique de Bruno Gollnisch -  : décision du Tribunal correctionnel de Lyon -  : décision de la cour d'appel de Lyon
Voir aussi
Mot clef et texteLoi Gayssot : répression de la négation de crimes contre l'humanité
Lire en ligneArrêt de la Cour de cassation

Bruno Gollnisch est un homme politique français membre du Front national et un professeur de l'Université Jean-Moulin Lyon-III. Dans cette université, plusieurs scandales éclatent régulièrement à la suite de propos considérés comme antisémites et/ou négationnistes. Ces affirmations faisant scandale, une commission d'enquête est créée en 2000. Cette commission, présidée par l'historien Henry Rousso porte le titre de « Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université Jean-Moulin Lyon III » a pour objectif d'émettre un rapport sur le sujet. Le rapport est remis le à François Fillon, ministre de l'Éducation nationale.

Le , Bruno Gollnisch organise une conférence de presse au cours de laquelle il conteste le choix du président de la commission — dont il rappelle l'origine juive — et critique l'analyse classique de la Shoah.

Ces propos ont suscité de nombreuses réactions politiques, associatives et universitaires mais aussi une réaction judiciaire. Les poursuites se clôturent par une cassation sans renvoi au motif que : « les propos retenus dans la citation, qui renferment des énonciations contradictoires, ne permettent pas de caractériser à la charge du prévenu le délit de contestation d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité »[1].

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