Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud

Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud
(ar) عبد الله بن عبد العزيز آل سعود
Illustration.
Le roi Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud en 2007.
Titre
Roi d'Arabie saoudite
Premier ministre d'Arabie saoudite

(9 ans, 5 mois et 22 jours)
PrédécesseurFahd
SuccesseurSalmane
Régent d'Arabie saoudite

(9 ans, 6 mois et 30 jours)
MonarqueFahd
Prince héritier d'Arabie saoudite

(23 ans, 1 mois et 19 jours)
MonarqueFahd
PrédécesseurFahd ben Abdelaziz Al Saoud
SuccesseurSultan ben Abdelaziz Al Saoud
Biographie
DynastieSaoud
Nom de naissanceAbdallah ben Abdelaziz ben Abderrahman ben Fayçal ben Turki ben Abdallah ben Mohammed Al Saoud
Date de naissance
Lieu de naissanceRiyad (Sultanat du Nejd)
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décèsRiyad (Arabie saoudite)
Nature du décèspneumonie
Nationalitésaoudienne
PèreAbdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud
MèreFahda bint Assi Al Shuraym
HéritierSultan ben Abdelaziz Al Saoud (2005-2011)
Nayef ben Abdelaziz Al Saoud (2011-2012)
Salmane ben Abdelaziz Al Saoud (2012-2015)
Religionislam sunnite
Résidencepalais d'Al-Yamamah

Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud
Monarques d'Arabie saoudite
Premiers ministres d'Arabie saoudite

Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud (arabe : عبد الله بن عبد العزيز آل سعود) (né le à Riyad[1] et mort le à Riyad[2]) est, du à sa mort, roi d'Arabie saoudite, gardien des deux saintes mosquées[3].

Membre de la dynastie saoudienne, il est l'un des 53 fils du roi Abdelaziz, dit Ibn Saoud, fondateur de l'Arabie saoudite moderne, le seul fils de son épouse Fahda bint Assi Al Churaym.

Il a été prince héritier d'Arabie saoudite à l'accession au trône de son demi-frère ainé Fahd en 1982, puis régent de facto après que celui-ci eut souffert d'une attaque cérébrale fin 1995, avant de régner de 2005 à 2015.

Il était en 2015, selon le magazine américain Forbes, la septième personne la plus influente au monde[4] et le troisième souverain le plus riche du monde, avec une fortune estimée à 18,5 milliards de dollars.

Il meurt d'une pneumonie le 23 janvier 2015[2],[5].

Biographie

Famille et accès à la régence

Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud enfant au début des années 1930.

Sa mère, Fahda bint Assi Al Churaym, est issue de la branche Abde de la tribu des Chammar, une des plus importantes du Moyen-Orient et dont fait partie le clan Al Rachid, ennemis héréditaires des Saoud. Elle est veuve de Saoud ben Abdelaziz ben Mutaïb Al Rachid, émir de Haïl (1910-1920), assassiné en 1920 par son cousin et successeur Abdallah ben Mutaïb ben Abdelaziz Al Rachid.

Après la chute de la dynastie Al Rachid (1921), leur vainqueur Abdelaziz ben Abderrahman Al Saoud dit ibn Saoud (1880-1953), émir du Nejed et futur roi de l'Arabie saoudite, pour asseoir définitivement sa conquête et la domination de la dynastie des Al Saoud, se montre magnanime vis-à-vis des vaincus[6], et prend Fahda comme douzième épouse (sur trente-quatre), dont le roi Abdallah est le seul fils (mais le dixième fils du roi Abdelaziz).

Dès 1982, à la suite de son intronisation et suivant, en cela, la règle successorale, le nouveau roi Fahd octroie à Abdallah le titre de prince héritier, parce qu'il était le plus âgé des frères après lui. En 1996, il l'a installé à la tête du royaume en le nommant régent.

Le prince Abdallah a eu un rôle, peu médiatisé mais actif, dans la diplomatie de la région ; il a offert sa médiation entre la Syrie et la Jordanie en 1980; il eut un rôle décisif dans l'accord de Taëf, qui mit un terme à la guerre civile au Liban en 1989. Enfin, il s'est rapproché de ses voisins iraniens, comme en témoigne la visite officielle du président Mohammad Khatami en Arabie en 1999.

Il a entamé quelques timides réformes politiques en organisant des élections municipales ou en limitant les privilèges des quelque 25 000 membres de la famille royale.

Il a suivi le courant de la mondialisation en privatisant depuis 1997 une partie du secteur pétrolier saoudien. — L'Arabie saoudite est le premier producteur et exportateur mondial de pétrole.

Roi d'Arabie saoudite

Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, en compagnie du vice-président américain Dick Cheney, de l'ancien président George H. W. Bush et de l'ancien secrétaire d'État Colin Powell en Arabie saoudite en .

Le , il devient roi, à l'âge de 81 ans, à la mort de son demi-frère Fahd, disparu à l'âge de 84 ans d'une pneumonie. Son demi-frère, le prince Sultan ben Abdelaziz Al Saoud, ministre de la Défense depuis 1962, devient ensuite prince héritier. Mais ce dernier meurt le 22 octobre 2011 à New York, alors qu'il y suivait un traitement contre le cancer du colon[7].

Il décide de construire, en 2007, près de Djeddah, la KAUST, une université des sciences et technologies dotée de 10 milliards de dollars de budget la plaçant au 6e rang mondial[8]. Il pose également les premières pierres d'un Centre pour la connaissance et la culture à Dhahran le 20 mai 2008[9].

Pendant la vague de protestations et révolutions dans le monde arabe en 2010-2011, il apporte son soutien au président Moubarak avant sa démission, et accorde l'asile politique au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Alors que des appels à manifester ont été lancés en Arabie saoudite, le roi prend des mesures sociales à hauteur de 36 milliards de dollars. Pour l'occasion, il rentre au pays après trois mois d'absence. Les mesures qu'il annonce comprennent des allocations pour les chômeurs et les étudiants, des primes pour les fonctionnaires et des aides pour le logement notamment. Il gracie également des prisonniers.[réf. nécessaire]

Le 25 septembre 2011, le roi accorde le droit de vote et le droit d'éligibilité aux femmes pour les élections municipales, seul type d'élection existant dans ce pays. Le 11 janvier 2013, le roi (qui nomme tous les membres de son conseil consultatif) appelle 30 femmes à siéger au Conseil, soit 20 % des 150 membres[10].

Sous son règne, il a activement promu le dialogue inter-religieux, en recherchant les voix modérées du Moyen-Orient et en ouvrant un canal diplomatique vers les autres nations et civilisations non-arabes[11]. Le 6 novembre 2007, il est reçu par le pape Benoît XVI au Vatican. Après une rencontre entre les Grands Ulémas d'Arabie et le pape Paul VI en 1974 au Vatican. C'est la première fois qu'une rencontre a lieu entre un souverain de l'Arabie saoudite, gardien des lieux saints de l’islam, et un pape. L'entrevue a pour objet le dialogue inter-religieux, avec en toile de fond la question de la liberté religieuse pour les chrétiens présents en Arabie saoudite[12].

Après sa mort, nombre de ses proches sont ciblés par les purges anti-corruption[13].

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