(À suivre)

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(À Suivre)
image illustrative de l’article (À suivre)

PaysDrapeau de la Belgique Belgique
LangueFrançais
Périodicitémensuel
GenreBande dessinée
Date de fondation1978
Date du dernier numéro1997
ÉditeurCasterman

Rédacteur en chefJean-Paul Mougin

(A suivre) est un magazine au format mensuel, publié par Casterman entre 1978 et 1997, destiné à un public adulte. Son rédacteur en chef, Jean-Paul Mougin, disait de ce projet : « (A Suivre) sera l’irruption sauvage de la bande dessinée dans la littérature[1] », affichant une volonté de donner à la bande dessinée ses lettres de noblesse, de laisser une liberté totale à ses collaborateurs pour explorer leurs univers. Ce magazine marque l’apparition, ou au moins le développement, d’une bande dessinée dite « d’auteur », caractérisée par de nouvelles ambitions graphiques, une nouvelle esthétique, plus sombre, cultivant une certaine étrangeté. Bon nombre de grands noms de la bande dessinée française des années 1980 y font leurs premiers pas, à l'instar de Tardi,  tandis que d'autres, comme Manara, en profitent pour changer de public. Dans les années 1970 ils ne sont pas les premiers sur le marché de la bande dessinée adulte, et se lancent après des revues bien installées telles que Pilote, L’Echo des savanes, Fluide Glacial ou encore Métal Hurlant. L’équipe à l’origine d’(A Suivre) met en avant une autre manière de créer la bande dessinée, qui est en premier lieu caractérisée par les grands romans en bande dessinée. La formule de base suivie comprend les chapitres de diverses bandes dessinées en format long, une partie rédactionnelle, puis des bandes de format court.

« Casterman entre dans la course[2] » : Casterman est une grosse entreprise qui doit chercher de nouveaux débouchés pour continuer à se développer. Louis Gérard et Didier Platteau encouragent la nouveauté. Tous les deux vont en 1974 au Salon international de la bande dessinée (ancien nom pour le Festival d’Angoulême). Ils en reviennent avec la conviction qu’il faut entrer sur le terrain de la bande dessinée pour adultes. Ils recrutent Jacques Tardi. Tous les trois décident Casterman à avoir sa revue. Fin 1976 il est question de créer « Un magazine mensuel en noir et blanc permettant de publier par chapitres de longs récits à la manière de La Ballade de la mer salée, qui en l’espèce incarnait un peu le prototype de ce que nous voulions faire[3] », comme le disait Didier Platteau. C’est Hugo Pratt au Salon d’Angoulême de 1977 qui présente Jean-Paul Mougin à Gérard et Platteau. En avril 1977 Mougin est recruté comme rédacteur en chef. Les auteurs privilégiés sont : Pratt, Tardi, Claude Auclair, le scénariste Lob. Étienne Pollet, membre du conseil d’administration des éditions, suggère comme directeur artistique, Étienne Robial (fondateur de Futuropolis, et créateur de la maquette de Métal Hurlant). En octobre 1977, l’équipe s’étoffe avec Bernard Ciccolini (maquettiste, direction artistique après Robial) et Anne Porot (secrétaire de rédaction). Mougin et Platteau recrutent des dessinateurs : Sokal, Schuiten, Goffin. Trois numéros zéro se succèdent avant de s’appeler définitivement (A Suivre). Le lancement est prévu en janvier 1978 en même temps que le Salon d’Angoulême. Après un pic de popularité jusqu’au milieu des années 1980, s’élevant jusqu’à un tirage de plus de 50 000 exemplaires en 1983, s’ensuit un long déclin, visible nettement à partir de 1986 : le mensuel ne survit pas aux années 1990, mais a durablement marqué les mémoires d’une génération et participé à transformer le visage de la bande dessinée pour adultes en France.

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