Île-de-France

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Île-de-France
Administration
Pays Drapeau de la France  France
Siège de la préfecture Paris
Départements et collectivités territoriales Paris (75)
Seine-et-Marne (77)
Yvelines (78)
Essonne (91)
Hauts-de-Seine (92)
Seine-Saint-Denis (93)
Val-de-Marne (94)
Val-d'Oise (95)
Arrondissements 25
Cantons 155
Communes 1 280
Conseil régional Conseil régional d'Île-de-France
Présidente Valérie Pécresse ( LR)
2015- 2021
Préfet Jean-François Carenco
ISO 3166-2 FR-J
Démographie
Gentilé Franciliens
Population 11 959 807 hab. ( 2013 [1])
Densité 996 hab./km2
Rang (population) 1er sur 18
Langues
régionales
Champenois (Est de la Seine-et-Marne)
Géographie
Superficie 12 011 km2
Rang 13e sur 18
Localisation
Liens
Site web iledefrance.fr
Château de Versailles dans les Yvelines, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l' UNESCO.
Au 1er plan, la tour Eiffel et le Champ-de-Mars à Paris et en arrière-plan, les gratte-ciel de La Défense à Puteaux, Courbevoie et Nanterre dans les Hauts-de-Seine.

L’Île-de-France ( prononcé [ i l d ə f ʁ ɑ̃ s]), que l'on connaît aussi sous le nom populaire de « région parisienne », est une région historique et administrative de France. Il s'agit d'une région très fortement peuplée, qui représente à elle seule 18,8 % de la population de la France métropolitaine, ce qui en fait la région la plus peuplée (11,96 millions d'habitants en 2013) et à la plus forte densité (996 hab/km2) de France. Ses habitants sont appelés les Franciliens. Elle est fortement centralisée sur l’ agglomération parisienne, qui s’étend sur 23,7 % de la surface régionale, mais où habitent 88,6 % de sa population. L’ aire urbaine de Paris (qui correspond à la notion de bassin d'emploi) recouvre, quant à elle, la quasi-totalité de la superficie francilienne et des portions de régions limitrophes.

Avec un PIB estimé à 642 milliards d' euros et un PIB par habitant de 52 788 euros en 2013 [2], c'est sans conteste la région qui produit le plus de richesses en France. L’Île-de-France est également un pôle européen de premier ordre puisque c'est la deuxième région européenne en termes de produit intérieur brut (PIB) comparés selon la méthode dite « à parité de pouvoir d'achat » (PPA) [3], juste derrière la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et la sixième région d' Europe en termes de PIB par habitant PPA [4], derrière la région métropolitaine de Prague en République tchèque, mais devant les Southern and Eastern ( Dublin) en Irlande.

La région est limitrophe de 5 autres régions françaises : les Hauts-de-France, au nord, le Grand-Est, à l'est, la Bourgogne-Franche-Comté, au sud-est, le Centre-Val de Loire, au sud-ouest, et la Normandie, à l'ouest.

Histoire

La tour de Montlhéry au sud de l'Ile-de-France, clef, entre Orléanais et France, du domaine royal et enjeu d'un célèbre épisode au début du XIIe siècle de la lutte entre capétiens et thibaldiens.
Article détaillé : Histoire de l'Île-de-France.

La région Île-de-France est née du domaine royal constitué depuis le Xe siècle par les rois Capétiens. Étant située en pleine terre, le nom d'«  île » de France peut paraître étrange, mais il semble que ce nom désigne la langue de terre délimitée par l’ Oise, la Marne et la Seine [5]. Une explication plus historique voit en « Île-de-France » une altération de Liddle Franke, c'est-à-dire « Petite France » en langue franque [6]. Cette région est en effet une des terres d'enracinement du peuple des Francs, depuis leur pénétration en Gaule, lors des grandes invasions. Selon Marc Bloch, le nom apparaît pour la première fois en 1387, dans les Chroniques de Froissart, en lieu et place de « Pays de France » [7].

C'était, sous la monarchie, une province française, administrativement un gouvernement, relevant directement de l'autorité du roi de France. La généralité de Paris, autre entité administrative d’Ancien Régime ayant à sa tête un intendant, avait des limites qui ne coïncidaient pas avec celles du gouvernement.

Comme toutes les autres provinces françaises, sa reconnaissance officielle fut supprimée en 1789 lors de l'instauration des départements. L'Île-de-France retrouva de nouveau un statut officiel avec la loi de décentralisation de 1982 impulsée par Gaston Defferre. Aujourd'hui, elle regroupe huit départements : l’ Essonne, les Hauts-de-Seine, Paris, la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, le Val-d'Oise et les Yvelines.

Jusqu'à la fin de l' Ancien Régime, cette province s'étendait vers le nord et le nord-est, englobant les pays du Soissonnais et du Laonnois, actuellement situés dans l' Aisne, ainsi que le Beauvaisis et le Valois, actuellement situés dans l' Oise ( Picardie), mais était moins étendue vers l'est, excluant la Brie champenoise, autour de Meaux, rattachée à la Champagne. Vers le sud ses limites étaient sensiblement les mêmes qu'aujourd'hui englobant le Gâtinais, tandis que vers l'ouest, la limite avec la Normandie est restée inchangée le long de la ligne de l' Epte. Elle correspondait à une zone de gouvernement militaire qui ne coïncidait pas complètement avec la zone d'intérêts économiques des corporations marchandes de Paris. Par parenthèse, cette remarque historique vient renforcer l'hypothèse d'une étymologie franque (liddle franke) du nom Île-de-France, et en affaiblir l'hypothèse géo-fluviale [réf. nécessaire].

Au XVIIe siècle, un nombre important d'habitants vinrent coloniser la Nouvelle-France ( Canada), en particulier les fameuses «  filles du Roy ».

À gauche, la province (gouvernement) de l’Île-de-France sous l’Ancien Régime et ses pays ; à droite, la province et les communes et départements actuels.

À la suite de la Révolution, elle fut découpée en cinq départements : Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Oise et Aisne.

La région fut reconstituée après 1945 à partir des trois premiers et la décentralisation administrative à partir de 1964, puis politique en 1982 a consolidé les anciennes provinces.

Découpage des départements

Les limites des départements de la Seine, de la Seine-et-Oise et de la Seine-et-Marne avaient été fixées pendant la Révolution française, le 16 février 1790, à la suite du décret divisant la France en départements. Pour éviter la domination de la capitale sur une trop vaste région tout en assurant néanmoins à la ville une zone de ravitaillement, le département de la Seine fut inscrit en principe à l'intérieur d'un rayon de trois lieues (12 km) autour de la cathédrale Notre-Dame et fut entouré de tous côtés par la Seine-et-Oise, dont le chef-lieu fut fixé à Versailles [8].

Les limites actuelles de la région datent de l'arrêté ministériel du 28 novembre 1956 [9], définissant les régions de programme à la suite du décret du 30 juin 1955 [10] sur les plans d'action régionale. Appelée région parisienne, elle recouvre les départements de la Seine, de la Seine-et-Marne et de la Seine-et-Oise, soit ceux qui étaient sous l'autorité du préfet de région de l'État français sous le régime de Vichy à partir de 1941, puis qui ont composé une des neuf igamies françaises instaurées en 1948. En 1960, lors de la transformation des régions de programme en circonscriptions d'action régionale, la composition de la région parisienne fut inchangée.

Cependant, l'État chercha à exercer un contrôle étroit sur l'aménagement et l'urbanisme de la région, au détriment des conseils généraux des départements et des conseils municipaux. Aussi, le gouvernement de Michel Debré publia l'ordonnance du 4 février 1959 créant le District de la région de Paris, confirmé par la loi du 2 août 1961, à la tête duquel fut nommé un délégué général, Paul Delouvrier. Il mit aussi à l'étude un nouveau découpage de la région en départements, une commission présidée par le conseiller d'État Roland Maspétiol y travaillant de 1961 à 1963. Mais les propositions de celle-ci furent peu suivies. Sous l'impulsion de Paul Delouvrier, qui bénéficiait du soutien du président de la République, Charles de Gaulle, le gouvernement de Georges Pompidou fit voter la loi du 10 juillet 1964 et publia le décret d'application du 25 février 1965 portant de trois à huit le nombre des départements [11]. Le nouveau découpage entre en vigueur le 1er janvier 1968.

Le très important département de la Seine (5 646 446 habitants au recensement de 1962), portant le no 75 dans l'ordre logique alphabétique des départements, est alors démembré, la commune de Paris étant isolée, alors que trois départements de banlieue limitrophes de Paris sont créés, incluant les 80 autres communes de l'ex-Seine et 43 communes de l'ex-Seine-et-Oise et constituant la petite couronne, particulièrement urbanisée et densément peuplée :

La majeure partie de l'ex-Seine-et-Oise, qui portait le no 78, moins dense et plus rurale, est elle-même découpée en trois départements constituant, avec la Seine-et-Marne, la grande couronne  :

La Seine-et-Marne (77), à l'est, reste, quant à elle, inchangée, devenant ainsi le plus vaste département d’Île-de-France (près de la moitié de la superficie régionale) [12].

L'objectif de cette réforme était de rapprocher l'État de ses administrés dans le cadre de départements de taille plus réduite et de faire coïncider les nouvelles préfectures avec des pôles restructurant la banlieue dense dans le cadre de vastes opérations d'urbanisme en petite couronne ( Nanterre, Bobigny, Créteil) et avec des villes nouvelles en grande couronne ( Évry, Pontoise, Melun et Saint-Quentin-en-Yvelines près de Versailles). Nommé préfet de la région en 1966, tout en demeurant délégué général au District de Paris, Paul Delouvrier eut ainsi toute latitude pour mettre en œuvre l'aménagement de la région parisienne.

D'un point de vue politique, il s'agissait aussi de démanteler le département de la Seine, dont le préfet avait plus de pouvoir que le délégué général du district de Paris. Cette concurrence à la tête de la région capitale était jugée néfaste par Charles de Gaulle et par les premiers ministres de l'époque, Michel Debré puis Georges Pompidou, pour entreprendre l'aménagement de la région parisienne (« remettre de l'ordre »). Ainsi, la réorganisation de la région parisienne en 1964 aboutit à démembrer le Grand Paris pour trois raisons principales [13] :

  • imposer le district de la région de Paris en démembrant le département de la Seine pour éviter l'émergence d'un contre-pouvoir trop important dans la Ve République naissante ;
  • rétablir une solidarité à l'échelle régionale et en particulier une solidarité à l'égard du territoire qui a été le plus délaissé dans l'histoire urbaine, sociale et politique du XIXe siècle et du XXe siècle, le département de Seine-et-Oise ;
  • cantonner l'influence du Parti communiste français à un seul territoire, la Seine-Saint-Denis, et éviter que le PCF, à la faveur d'une alliance avec le parti socialiste de l'époque (la SFIO), ne reprenne les rênes du Grand Paris, donc du département de la Seine [13].

En 1965, l'équipe de Paul Delouvrier réalise le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région de Paris (SDAURP), un document de planification spatiale ambitieux, qui remodèle profondément le visage et le fonctionnement de la région capitale : constitution d'un Réseau Express Régional (RER) et création des villes nouvelles ( Évry, Marne-la-Vallée, Cergy-Pontoise, Saint-Quentin-en-Yvelines et Sénart).

Le district de la région parisienne est devenu la région Île-de-France en 1976 (loi no 76-394 du 6 mai 1976 portant création et organisation de la région d’Île-de-France).

Le schéma directeur de la région (Sdrif) appuie depuis 2008, sa politique sur un nouvel outil : les fronts urbains. Cette ligne de contact entre la ville et l'espace ouvert des champs et des bois représente près de 13 000 km en Île-de-France. Pour le Sdrif, il s'agit d'en faire des lignes de démarcation au-delà desquelles il ne sera plus possible d'empiéter [14].

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