Équipe du Cameroun de football

Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe du Cameroun de football féminin.
Drapeau : Cameroun Les Lions Indomptables
Écusson de l' Les Lions Indomptables
Généralités
ConfédérationCAF
EmblèmeLe Lion
Couleursvert, rouge et jaune
SurnomLes Lions indomptables
Stade principalStade Ahmadou Ahidjo
Classement FIFAen diminution 50e (17 mai 2018)[1]
Personnalités
SélectionneurRoger milla
CapitaineBenjamin Moukandjo
Plus sélectionnéRigobert Song (137)
Meilleur buteurSamuel Eto'o (56)

Rencontres officielles historiques

Premier match (9-2 Drapeau : France Somalie française)
Plus large victoire9-2 Drapeau : France Somalie fr. ()
Plus large défaite1-6 Drapeau : Norvège Norvège ()
1-6 Drapeau : Russie Russie ()
0-5 Drapeau : Costa Rica Costa Rica ()

Palmarès

Coupe du mondePhases finales : 7
Quart de finale en 1990
Coupe d'AfriquePhases finales : 19
Médaille d'or, AfriqueMédaille d'or, AfriqueMédaille d'or, AfriqueMédaille d'or, AfriqueMédaille d'or, Afrique Vainqueur en 1984, 1988, 2000, 2002 et 2017
Jeux olympiquesMédaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'or en 2000

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Coupe d'Afrique des nations de football 2019

Les Lions Indomptables est la sélection de joueurs camerounais représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT).

Les « Lions indomptables » ont disputé la finale de la Coupe d'Afrique des nations à sept reprises, avec cinq victoires à la clé en 1984, 1988, 2000, 2002 et 2017 et deux échecs, en 1986 et 2008. Le Cameroun a participé par ailleurs à sept phases finales de la Coupe du monde, le record en Afrique, et en a notamment atteint les quarts de finale en 1990. il a également été sacré champion olympique en 2000.

Parmi les joueurs de football ayant marqué l'histoire de la sélection, plusieurs ont remporté les trophées du Ballon d'or africain puis du Joueur africain de l'année : Samuel Eto'o, quatre fois, Roger Milla et Thomas Nkono deux fois, Jean Manga Onguéné, Théophile Abega et Patrick Mboma.

La sélection est résidente du Stade omnisports Ahmadou Ahidjo, situé à Yaoundé.

Historique

Genèse

Le football fait son apparition au Cameroun au début des années 1920, alors qu'il est en grande partie sous tutelle de la France depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Deux noms sont connus : Charles Lalanne, un instituteur et commerçant installé à Douala après 1918[2], et George Goethe, un agent commercial et photographe sierra-léonais arrivé dans le pays en 1922 à la demande de son employeur[3]. Goethe fonde en 1924 la première équipe de football du pays, le « Club athlétique du Cameroun » (CAC), qui est bientôt rejointe par d'autres[4],[5].

En septembre et octobre 1950, une sélection de joueurs camerounais fait une tournée en France et dispute notamment un match face à l'OGC Nice (2-3)[3]. À la fin des années 1950, les premiers joueurs camerounais font leur arrivée dans le championnat de France de football, une compétition professionnelle : Zacharie Noah, arrivé en France à 11 ans pour ses études, débute en 1956, à 19 ans, au Stade Saint-Germain, avant de faire carrière à l'UA Sedan-Torcy[6] ; Samuel Edimo et Frédéric N'Doumbé à partir de 1957 ; Gabriel Abossolo aux Girondins de Bordeaux de 1959 à 1969, etc.[7].

Les débuts officiels (1960-1980)

La Fédération camerounaise de football est créée début 1959 en remplacement de la Ligue de football du Cameroun, avant même que le pays n'accède à l’indépendance, le 1er janvier 1960[3]. Un championnat national est créé en 1961. La Fédération obtient son affiliation à la FIFA en 1962 et devient membre de la Confédération africaine de football en 1963[3].

Le premier match du Cameroun indépendant se déroule le contre la Somalie française. Ce match est historique, puisqu'il s'agit à la fois du premier match et de la plus large victoire des Camerounais (9-2). Le Cameroun n'est pas encore une grande puissance footballistique malgré la victoire de l'Oryx Douala lors de la première édition de la Coupe des clubs champions africains en 1964. En 1963, l'ancien international français Dominique Colonna arrive à la tête de la sélection et accompagne jusqu'en 1970 sa montée en puissance. Début 1967, le Cameroun prend part pour la première fois à des qualifications, pour la Coupe d'Afrique des nations de 1968, la 6e édition du tournoi continental : les Camerounais s'inclinent en Tunisie (4-0), tiennent en échec le Congo-Brazzaville à Yaoundé (1-1) puis s'inclinent, au retour, à Brazzaville (2-1), et sont logiquement éliminés[r 1].

Deux ans plus tard, le Cameroun se qualifie pour la première fois à la CAN en battant l'Ouganda puis la Zambie. Les « Français » Gabriel Abossolo et Emmanuel Koum intègrent un groupe dominé par le Canon Yaoundé et l'Oryx Douala. Au premier tour de la Coupe d'Afrique des nations en 1970 il remporte ses deux matchs face à la Côte d'Ivoire et l'Éthiopie (3-2) mais est éliminé à la différence de buts après une défaite face au Soudan. Emmanuel Koum, Jean-Baptiste N'Doga et Jean-Marie Tsébo ont chacun marqué deux buts[r 2].

Le Cameroun obtient l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations de 1972 et construit pour cela deux grands stades, le Stade omnisports à Yaoundé et le Stade de la Réunification à Douala. Se servant de sa première expérience et renforcé par les professionnels Tokoto et Maya[8], le Cameroun passe cette fois le premier tour, grâce à des victoires sur le Kenya et le Togo et un match nul contre le Mali. Surpris en demi-finale par le Congo (0-1), le Cameroun accroche la 3e place en battant le Zaïre (5-2)[r 3]. En octobre 1972, par décret présidentiel, la sélection prend officiellement le surnom des « Lions indomptables »[3].

La sélection et le football camerounais paie pendant plusieurs années l'échec de 1972, en dépit des réussites sur la scène continentale de ses clubs, le Canon Yaoundé, le Tonnerre Yaoundé et l'Union Douala[9]. La sélection camerounaise est éliminée dès les premiers tours de qualification lors des Coupes d'Afrique suivantes, par le Zaïre en 1973[r 4], le Togo en 1975 (malgré une victoire 3-0 au match aller au Cameroun)[r 5], par le Congo en 1977[r 6] et par la Guinée, aux tirs au but, en 1979[r 7].

Du côté de la Coupe du monde, la qualification est encore bien plus difficile puisque seule une demi-place est réservée au continent africain jusqu'en 1966, édition dont les sélections africaines se retirent en protestation[10]. À partir de 1970, une place en phase finale est réservée au meilleur pays africain. Le Cameroun est écarté dès son entrée en lice par le Nigeria, en décembre 1968 – le Maroc remporte le tournoi et devient le premier représentant africain en Coupe du monde depuis 1934. Pour l'édition 1974, le Cameroun est battu, en match d'appui, par le Zaïre, futur qualifié au Mondial. Enfin pour l'édition 1978, le Cameroun est éliminé dès son entrée en lice par le Congo, sur tapis vert, alors que le match retour à Yaoundé a été interrompu avant la fin par des émeutes parmi les spectateurs, le 31 octobre 1976[11].

Première génération dorée

Première participation au Mondial en 1982

Le Yougoslave Branko Zutić, héritier d'une lignée de sélectionneurs européens, apporte le professionnalisme nécessaire à une génération dorée (l’attaquant Roger Milla, le gardien de but Thomas Nkono puis Jean Manga Onguéné remportent le Ballon d'or africain en 1976, 1979 et 1980), les Camerounais vont réaliser un double exploit en 1981 en se qualifiant à la fois pour la Coupe d'Afrique des nations (en battant le Togo et Madagascar) et la Coupe du monde en Espagne, en devançant cette fois le Malawi, le Zimbabwe, le Zaïre et en finale le Maroc, battu à Kénitra (2-0). Le Camerounais est le 2e pays subsaharien à se qualifier pour une Coupe du monde après le Zaïre en 1974[12].

Après une CAN jugée décevante (les Camerounais n'ont pas passé la phase de poule après trois matchs nuls face à la Libye, pays hôte, le Ghana, futur vainqueur, et la Tunisie[r 8]), les dirigeants renvoient Zutić et nomment à sa place le Français Jean Vincent, qui a connu au FC Nantes un certain succès. Ce dernier met en place une équipe défensive, bâtie autour de son gardien de but et capitaine N'Kono. Milla et Tokoto, les deux vedettes de l'équipe, doivent porter le danger en attaque. Les Camerounais, solides mais manquant de réalisme, obtiennent trois matches nuls contre le Pérou (0-0), la Pologne (0-0) puis l'Italie (1-1, but de M'Bida), futur vainqueur de l'épreuve, et sont éliminés à la différence de buts[12].

Premiers sacres africains en 1984 et 1988

Avec le Yougoslave Ognjanović sur le banc, les Camerounais confirment leur bonnes dispositions en se qualifiant en 1984 pour la Coupe d'Afrique des nations et les Jeux olympiques de Los Angeles. Surpris par l'Égypte pour leur premier match de CAN (0-1), les Camerounais se qualifient pourtant pour les demi-finales en battant le Togo (4-1) puis la Côte d'Ivoire, pays-hôte (2-0). Vainqueurs de l'Algérie aux tirs au but, les Lions indomptables terrassent le Nigéria en finale 3-1, à Abidjan, grâce à des buts de N'Djeya, de Abega et de Ebongué. Le gardien de but Bell, le défenseur Sinkot et le milieu de terrain Abega apparaissent dans l'équipe-type du tournoi[r 9]. C'est le premier trophée d'importance du Cameroun[13],[14].

Quelques mois plus tard, les Camerounais partent aux États-Unis pour les Olympiades. Battus par la Yougoslavie puis vainqueurs de l'Irak, ils s'inclinent lors du match décisif de la phase de poule face au Canada. Ognjanović est remplacé par le Français Claude Le Roy. Début 1985, le Cameroun est écarté des qualifications pour la Coupe du monde 1986 dès son entrée en lice, par la Zambie. Il est qualifié pour la CAN 1986, organisée par l'Égypte, en tant que tenant du titre. Les Lions indomptables passent la phase de poule après deux victoires serrées sur la Zambie et l'Algérie (3-2 à chaque fois), et un nul arraché face au Maroc (1-1). Milla, meilleur buteur du tournoi, offre aux siens une 2e finale d'affilée en marquant le seul but de la demi-finale face à la Côte d'Ivoire. Ils s'y inclinent aux tirs au but, après un match nul et vierge, face à la sélection-hôte, l’Égypte[15],[16]. Outre Milla, Thomas N'Kono, André Kana-Biyik et Émile Mbouh figurent dans l'équipe-type[r 10].

Deux ans plus tard, la sélection arrive avec ambition à la Coupe d'Afrique des nations 1988 au Maroc. Une victoire en poule sur l'Égypte et deux matchs nuls suffisent à la qualification pour les demi-finales, où le Cameroun bat en fin de match le pays-hôte au Stade Mohamed V, grâce à un but de Makanaky. En finale ils retrouvent le Nigeria, qu'ils battent de nouveau grâce à un penalty transformé par Kundé[17],[16]. Cette fois les élus de l'équipe-type du tournoi sont le gardien de but Bell, les défenseurs Kundé et Tataw, les milieux Mbouh et M'Fédé et l'inoxydable Roger Milla, 35 ans[r 11].

Ces bons résultats se traduisent par quatre victoires sur les sept éditions de Coupe de l'UDEAC, regroupant les pays d'Afrique centrale organisées entre 1984 et 1990 (en 1984, 1986, 1987 et 1989)[r 12].

L'exploit du Mondial 90

Au sortir de la CAN 1988, Le Roy quitte le Cameroun pour le Sénégal, et le Russe Valeri Nepomniachi (qui ne parle que quelques mots d'anglais et pas un mot de français) le remplace. En 1989 les Camerounais se qualifient pour leur deuxième Coupe du monde en 1990, en écartant au tour final la Tunisie. En mars 1990 ils perdent leur titre continental lors de la CAN en Algérie, après deux défaites face à la Zambie et au Sénégal en phase de poules[r 13].

Roger Milla, ici en 2008.

Arrivés en Italie pour la Coupe du monde, les Lions indomptables causent une des plus grandes surprises de l'histoire de la compétition en s'imposant lors du match d'ouverture contre le tenant du titre, l'Argentine de Diego Maradona (1-0, but de François Omam-Biyik)[18]. Après une deuxième victoire obtenue contre la Roumanie (2-1, doublé de Roger Milla) et une déconvenue contre l'URSS (0-4), ils se qualifient pour les huitièmes de finale, où ils battent la Colombie (2-1 après prolongation). À cette occasion, Roger Milla, 38 ans, rappelé in extremis en sélection, avant la Coupe du monde, inscrit deux nouveaux buts[19]. Le Cameroun devient le premier pays africain à atteindre les quarts de finale d'une Coupe du monde. Au Stade San Paolo de Naples, ils sont éliminés de justesse par l'Angleterre (2-3 après prolongation après avoir mené 2-1)[20],[21].

Transition délicate (années 1990)

Le Français Philippe Redon remplace Nepomniachi. Après les exploits de la fin des années 1980, le Cameroun perd de sa splendeur. Il atteint les demi-finales de la CAN 1992, après avoir notamment battu le Sénégal, pays organisateur, en quart, mais il y est éliminé aux tirs au but par la Côte d'Ivoire et s'incline en petite finale face au Nigeria[r 14]. Redon est remplacé par une gloire camerounaise, Jean Manga Onguéné, qui échoue à qualifier la sélection pour la CAN 1994.

Malgré cet échec continental, le Cameroun obtient l'un des trois sésames africains pour la Coupe du monde de 1994, où il est attendu après son exploit de 1990. Léonard Nseké, autre ancien international, dirige les Lions indomptables lors du match décisif face au Zimbabwe en octobre 1993, qui donne lieu à de grandes scènes de liesse, mais c'est l'ancien sélectionneur de l'équipe de France Henri Michel qui est choisi pour le Mondial. Les Camerounais, tombés dans le groupe du Brésil, futur vainqueur, et de la Suède, futur demi-finaliste, sont sortis dès le premier tour. Lors de la défaite contre la Russie lors du dernier match, ils enregistrent deux records : celui de la plus large défaite de leur histoire (6-1, dont cinq buts d'Oleg Salenko), et celui du plus vieux buteur de l'histoire de la Coupe du monde : Roger Milla, à 42 ans, qui sauve l'honneur[22].

Le Cameroun, dirigé par Jules Nyongha, ne va pas loin lors de la CAN 1996, se faisant éliminer au premier tour[r 15]. En 1998, le Cameroun, avec Onguéné de retour sur le banc, termine cette fois en tête de son groupe, mais est éliminé en 1/4 de finale par la RD Congo[r 16].

Malgré ses déboires continentaux, le Cameroun parvient à se qualifier pour une 3e Coupe du monde d'affilée. Elle est organisée en France, où évoluent de nombreux internationaux. Malgré le retour de Claude Le Roy pour le tournoi, les Lions indomptables ne passent pas le premier tour de la Coupe du monde avec un match nul l'Autriche, une défaite contre l'Italie et un nouveau nul face au Chili, lors d'un match où l'arbitrage suscite la polémique (deux buts sont refusés au Cameroun, dont deux joueurs sont expulsés)[23],[24]. Des jeunes comme Salomon Olembe, Pierre Womé, Raymond Kalla, Lauren, Joseph-Désiré Job et Samuel Eto'o, plus jeune joueur du tournoi, font leurs premiers pas en équipe nationale et seront les joueurs principaux des prochains années[25].

Retour au plus haut niveau (1999-2003)

Champion d'Afrique et champion olympique 2000

Rigobert Song, recordman de sélections

Après ces résultats décevants, le Cameroun remporte les Jeux africains de 1999. Et durant l'année 2000, la sélection du Français Pierre Lechantre brille sur l'Afrique et le Monde du football.

Cela commence par la CAN en 2000. L'équipe est emmenée par un brillant duo d'attaque avec Patrick Mboma et le jeune Samuel Eto'o, 18 ans, qui profite de l'indisponibilité de Job. Le duo d'attaque inscrit pendant la compétition huit buts en six matchs, dont quatre pour Eto'o. Les coéquipiers du capitaine Rigobert Song affrontent en finale le Nigeria, pays organisateur. Rejoints après avoir mené deux à zéro, ils remportent la CAN aux tirs aux buts[26],[27].

Les Lions indomptables rugissent de nouveau en obtenant leur consécration internationale avec une médaille d'or, aux Jeux olympiques de Sydney. Toujours avec un grand Patrick Mboma qui accompagne les petits jeunes comme Idriss Carlos Kameni, Modeste M'Bami et bien sûr Samuel Eto'o. Après l'exploit d'une victoire sur le Brésil de Ronaldinho en quart de finale, les Lions olympiques de l'entraîneur camerounais Jean-Paul Akono s'imposent en finale contre l'Espagne de Xavi Hernandez et Carles Puyol aux tirs au but[28],[29].

L'année 2000 est également marquée par un match de gala contre la France, championne du monde et d'Europe en titre, au Stade de France, qui s'achève sur un match nul (1-1) avec un but égalisateur de Mboma inscrit d'un ciseaux retourné[30].

Champion d'Afrique 2002 et finaliste de la coupe des Confédérations 2003

Sous la houlette de l'Allemand Winfried Schäfer, le sélection camerounaise confirme en 2002 qu'elle est la meilleure du moment en Afrique en remportant une deuxième fois de suite la Coupe d'Afrique. Après cinq victoires en autant de matchs, sans encaisser le moindre but, dont un succès 3-0 face au Mali, pays-hôte, en demi-finale, le Cameroun bat le Sénégal en finale, de nouveau aux tirs au but[31],[32],[33].

Qualifiés également pour la Coupe du monde 2002 au Japon, les « Lions indomptables » débutent par un match nul contre l’Irlande (1-1) puis l'emportent contre l'Arabie saoudite (1-0). Mais une défaite contre l'Allemagne (2-0), le futur finaliste, après un match violent sanctionné d'un record de 16 cartons, les prive des 8es de finale[34].

Un an plus tard, le Cameroun endeuillé par la mort en plein match de Marc-Vivien Foé, alors qu'il honore sa 64e sélection contre la Colombie lors de la Coupe des confédérations 2003. Ce décès choque le monde du football[35],[36]. Lors de cette compétition, le Cameroun réussit pourtant à battre le champion du monde en titre brésilien (1-0, but de Samuel Eto'o) et atteint la finale, perdue face à la France (0-1)[37].

Sur le plan continental, le Cameroun remporte les deux premières éditions de la Coupe de la CEMAC, héritière de l'UDEAC, en 2003 et en 2005.

Des années en dents de scie (2004-2017)

Des échecs (2004-2006)

Lors de la coupe d'Afrique de 2004, le Cameroun, double tenant du titre, est éliminé en quart de finale par le Nigeria, malgré son fameux duo d'attaque Eto'o-Mboma, dont le dernier dispute là sa dernière compétition internationale[38].

Le Cameroun tombe dans un groupe difficile lors des qualifications pour la Coupe du monde 2006 avec l'Égypte, futur triple champion d'Afrique, et la Côte d'Ivoire à son apogée, d'autant qu'il est sanctionné de six points par la FIFA pour avoir utilisé lors de la CAN 2002 un maillot sans manche (la sanction sera annulée). Après des débuts difficiles, Schäfer est limogé et remplacé par le Portugais Artur Jorge. Lors du dernier match, le Cameroun concède le nul face à l'Égypte à Yaoundé et manque une 4e qualification d'affilée en Coupe du monde, au bénéfice des Ivoiriens[r 17]

À la CAN 2006, le Cameroun est une nouvelle fois éliminé en quart de finale, bien qu'il reste invaincu durant la compétition. La Côte d'Ivoire, encore une fois, sort le Cameroun, au bout d'une interminable séance aux tirs au but (11-12). Samuel Eto'o, par ailleurs meilleur buteur de la compétition, manque le tir décisif lors de son 2e passage[39].

Finaliste de la CAN 2008

Finale de la CAN 2008 Egypte vs Cameroun

Le Cameroun atteint son meilleur rang au classement mondial de la FIFA, créé en 1993, en novembre et décembre 2006, où il est classé onzième. Il y apparait régulièrement dans les années comme la première équipe du continent africain[1].

Qualifié pour la CAN 2008, le Cameroun perd son premier match contre l'Égypte (2-4) mais se qualifie malgré tout pour les quarts de finale où il élimine la Tunisie (3-2), puis le pays organisateur et favori Ghanéen (1-0) en demi-finale. En finale les Lions perdent une nouvelle fois contre les Pharaons d'Égypte. Samuel Eto'o bat le record de buts dans l'histoire de la CAN[40].

Les revers de Le Guen et Clemente

En 2009, l'entraîneur français Paul Le Guen arrive en provenance du Paris SG avec pour but de qualifier le Cameroun à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Il nomme Eto'o capitaine à la place de Rigobert Song, qui a porté le brassard pendant plus de dix ans, et renouvelle la sélection. Il mène avec une certaine réussite les éliminatoires de la Coupe du monde 2010 en dominant le Gabon, le Togo et le Maroc[r 18].

La suite est moins glorieuse. Lors de la CAN 2010 en Angola, les Lions indomptables, battus par le Gabon, se qualifient difficilement pour les quarts de finale, où ils s'inclinent face à leur bête noire égyptienne, futur vainqueur pour la 3e fois consécutive (1-3). Le Guen doit répondre à la défiance des médias[41].

Match contre les Pays-Bas en 2010.

Le Cameroun déçoit une nouvelle fois lors du Mondial 2010 en subissant trois défaites, contre le Japon (0-1), le Danemark et les Pays-Bas (1-2). Les critiques se déchainent contre Le Guen et ses choix tactiques. Malgré des débuts prometteurs, le bilan de Le Guen avec le Cameroun est insuffisant avec cinq défaites en sept matchs lors des deux compétitions majeures[42]. Geremi Njitap et Rigobert Song, deux joueurs comptant plus de 110 sélections, arrêtent là leur carrière internationale.

Le contrat de sélectionneur de Paul Le Guen est rompu par la Fécafoot après la Coupe du monde en Afrique du Sud et Jacques Songo'o assure l'intérim. En août 2010, l'Espagnol Javier Clemente devient le nouveau sélectionneur, avec François Omam-Biyik et Jacques Songo'o comme adjoint. Pour les éliminatoires de la CAN 2012, Clemente s'appuie sur des jeunes novices et n'hésite pas à sélectionner des joueurs évoluant dans le championnat camerounais. Les joueurs plus expérimentés font progressivement leur retour sauf Achille Emana, banni pour avoir insulté les dirigeants du football camerounais.

Ses débuts lors des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations 2012 sont catastrophiques, la sélection étant devancée par le Sénégal et la RD Congo à deux journées de la fin. En juin 2011, après un match nul contre le Sénégal, le capitaine Samuel Eto'o conteste publiquement le sélectionneur. Le Cameroun manque la qualification pour la CAN et Clemente est limogé[43]. Il est remplacé par l'ancien entraîneur du Cotonsport Garoua Denis Lavagne, qui manque à son tour la qualification pour la CAN 2013 après une défaite face à l'inattendu Cap-Vert et est écarté par le Ministère des sports, contre l'avis de la fédération[44],[45]. Jean-Paul Akono prend la succession, sans contrat de travail. Les discussions sur le salaire n'aboutissant pas, la Fecafoot lance le 19 avril 2013 un appel à candidatures pour prendre sa succession[46].

Le retour en Coupe du monde

Akono est remplacé par l'Allemand Volker Finke le 22 mai 2013[47]. Il parvient à qualifier la sélection pour la Coupe du monde de 2014, au Brésil, en dominant la Tunisie lors des matchs de barrage[48]. Comme en 2010, le Cameroun perd ses trois matchs du premier tour (0-1 contre le Mexique, 0-4 contre la Croatie et 1-4 contre le Brésil) et est éliminé avec 0 point. Samuel Eto'o, blessé à un genou, ne prend part qu'à un des trois matchs[49],[50]

Victoire à la CAN 2017

Échec en éliminatoires de la Coupe du monde 2018

Le Cameroun faisait partie du Groupe B lors des éliminatoires qualificatifs pour la Coupe du Monde 2018 avec le Nigeria, la Zambie et l'Algérie. Avec seulement 7 points en 6 rencontres, le Cameroun termine à la troisième place derrière le Nigéria (qualifié avec 14 points) et la Zambie (8 points). Le Cameroun a connu 1 seule victoire, 1 seule défaite et 4 matchs nuls ; son goal average est de - 2.

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