Élections législatives françaises de 1978

Élections législatives françaises de 1978
et
Corps électoral et résultats
Votants au 1er tour28 560 243
82,78 %  +1,5
Votants au 2d tour25 475 802
84,66 %
Raymond Barre 1980 (cropped 2).jpgMajorité présidentielle – Raymond Barre
Voix au 1er tour13 276 296
46,46 %
 −4,4
Voix au 2e tour12 865 122
50,49 %
Députés élus287 −15
Mitterrand 1981.jpgGauche parlementaire – François Mitterrand
Voix au 1er tour12 925 485
45,24 %
 +0,3
Voix au 2e tour12 553 462
49,24 %
Députés élus199 +24
Représentation de l'assemblée
Diagramme
Gouvernement
SortantÉlu
Barre II
Majorité présidentielle (UDR, MR, RI, CDP, DVD)
Barre III
Majorité présidentielle (RPR, UDF)
Législature élue
VIe de la VIe de la Ve République

Les élections législatives de 1978 ont eu lieu les et (VIe législature).

Au lendemain de l'élection présidentielle de 1974, Valéry Giscard d'Estaing ne juge pas nécessaire de dissoudre l'assemblée nationale. Il ne souhaite pas courir le risque d'une victoire de la gauche, d'autant plus qu'il ne l'a emporté face à François Mitterrand de 400 000 voix seulement. La Ve législature est donc menée à son terme.

Le scrutin a lieu dans un climat économique et politique détérioré. La majorité sortante est en difficulté : la France est entrée en stagflation (fort taux d'inflation, croissance molle[1]), avec une hausse régulière et ininterrompue du chômage[2] pour corollaire. Sur le plan politique, la majorité apparaît déchirée depuis la démission de Jacques Chirac de son poste de Premier ministre. Le parti gaulliste multiplie ses attaques contre le gouvernement de Raymond Barre.

Ce contexte et la dynamique créée par la signature du programme commun en 1972 à gauche favorisent celle-ci qui multiplie les victoires. Le Parti socialiste en est le principal bénéficiaire : il progresse aux élections cantonales de 1976 et aux élections municipales de 1977. Cette situation, défavorable au parti communiste, conduit celui-ci à réclamer une réactualisation du programme commun. Les discussions sont âpres et aboutissent à une rupture entre les partenaires (septembre 1977). C'est donc désunis que les partis de gauche abordent ce scrutin.