Élection présidentielle française de 2002

Élection présidentielle française de 2002

(1er tour)

(2e tour)
Type d’électionélection présidentielle
Corps électoral et résultats
Inscrits41 191 169
Votants au 1er tour29 495 733
71,60 %  −6,8
Votes blancs et nuls au 1er tour997 262
Votants au 2d tour32 832 295
79,71 %  0
Votes blancs et nuls au 2d tour1 769 307
Jacques Chirac-2008-12-17.jpgJacques Chirac – RPR
Voix au 1er tour5 665 855
19,88 %
 −1
Voix au 2e tour25 537 956
82,21 %
Jeanmarielepen-profile-harounaaron (cropped 2).jpgJean-Marie Le Pen – FN
Voix au 1er tour4 804 713
16,86 %
 +1,9
Voix au 2e tour5 525 032
17,79 %
Lionel Jospin, mai 2014, Rennes, France (cropped 2).jpgLionel Jospin – PS
Voix au 1er tour4 610 113
16,18 %
 −7,1
BayrouEM (cropped 2).jpgFrançois Bayrou – UDF
Voix au 1er tour1 949 170
6,84 %
Arlette Laguiller.jpgArlette Laguiller – LO
Voix au 1er tour1 630 045
5,72 %
 +0,4
2014-07-14 11-07-47 defile-militaire-belfort (cropped).jpgJean-Pierre Chevènement – MDC
Voix au 1er tour1 518 528
5,33 %
Noel Mamere Europe Ecologie 2009-06-03 n2 (cropped).jpgNoël Mamère – Les Verts
Voix au 1er tour1 495 724
5,25 %
Olivier Besancenot - Photothèque Rouge-JMB - 2006-09-25 p3.jpgOlivier Besancenot – LCR
Voix au 1er tour1 210 562
4,25 %
Jean Saint-Josse.JPGJean Saint-Josse – CPNT
Voix au 1er tour1 204 689
4,23 %
Ministru prezidenta un Augsta līmeņa darba grupas tikšanās (4013041653) (cropped).jpgAlain Madelin – DL
Voix au 1er tour1 113 484
3,91 %
Robert Hue 09812 (cropped).jpgRobert Hue – PCF
Voix au 1er tour960 480
3,37 %
 −5,3
Président de la République française
SortantÉlu
Jacques Chirac (RPR)Jacques Chirac (RPR)

L'élection présidentielle française de 2002 a pourvu à l'élection, au suffrage universel et au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, du président de la République française pour le premier mandat quinquennal de l'histoire. C'est la huitième élection présidentielle de la Ve République et la septième au suffrage universel direct. Le scrutin se tient les et .

Cette élection intervient après cinq ans de cohabitation entre le Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, et le président de la République, issu du RPR, Jacques Chirac. Tous deux sont donnés favoris tout au long de la campagne, mais souffrent de leur grande proximité programmatique, notamment sur les sujets européens. Lionel Jospin affirme que son programme est « moderne, mais pas socialiste », ce qui continue de brouiller les lignes. Jacques Chirac axe sa campagne sur sa critique des prélèvements obligatoires et de l'insécurité[1].

Le « troisième homme » est un temps le souverainiste Jean-Pierre Chevènement[2], avant que la fin de campagne n'avantage le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, qui présente un programme nationaliste en seize points[3].

À la surprise générale, le premier tour place en tête Jacques Chirac (19,88 %) et Jean-Marie Le Pen (16,86 %). Lionel Jospin arrive en troisième position avec 16,18 % des voix. Ce résultat s'explique en partie par la division de la gauche plurielle et par les bons scores réalisés par l'extrême gauche. C'est la deuxième fois (avec celle de 1969) qu'un candidat de gauche n'est pas présent au second tour d'une élection présidentielle sous la Ve République et la première fois qu'un candidat d'extrême droite y figure. Enfin, et pour la première fois sous la Ve République, aucun candidat ne franchit le seuil de 20 % au premier tour.

Au second tour, Jacques Chirac l'emporte avec 82,21 % des suffrages, grâce au soutien massif de la gauche, qui applique le concept du front républicain face au candidat du Front national. La quasi-totalité des candidats éliminés au premier tour, de la société civile et des médias de masse avait appelé à voter Jacques Chirac, explicitement ou non.

Cette élection marque durablement la vie politique française. Au soir de sa défaite, Lionel Jospin annonce son retrait de la vie politique, puis présente la démission de son gouvernement. Après sa réélection, Jacques Chirac nomme un gouvernement dont les ministres proviennent de partis appelés à former l'UMP. Ce scrutin a par la suite favorisé le concept de vote utile, tandis que l'expression de « 21 avril », en référence aux résultats du premier tour de cette élection, s'est imposée.

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